Publié dans A propos de nulliparité

Il y a 4 ans, un petit nombre devait changer ma vie

Il y a 4 ans, par un samedi ensoleillé, on m’annonça au téléphone à 12h20 exactement un nombre.

66.33

Il s’agissait du taux de HCG.

Un petit nombre sans prétention… Mais qui changea radicalement ma vie.

J’étais enfin enceinte.

Alors enceinte je l’avais déjà été, mais elle s’était soldée par une fausse-couche à 9 semaines de grossesse, j’étais donc retournée en PMA (ne passer par la case Départ, allez directement en Prison).

Mais celle-ci de grossesse allait durer jusqu’au bout et donner un beau Plumeau. Ce jour-là, je ne le savais pas encore, je passais donc définitivement de l’autre côté. Je quittais la PMA pour toujours.

66.33…

Ce petit taux tout modeste était le résultat de la 5ème FIV ICSI.

66.33…

Ce petit chiffre marquait la fin de 5 ans de lutte, d’espoirs déçus, de pleurs, de sang,

de piqûres (de ménopur, de gonal, d’orgalutran, d’ovitrelle ou encore d’ampoule d’HCG5000),

de tonnes d’utrogestan introduits dans mon intimité (et de petites culottes jetées aussi pour celles qui savent),

de cycles menstruels qui s’enchainèrent encore et encore pendant des mois et même des années,

de vie professionnelle mise entre parenthèses (paie ton double plafond de verre en tant que femme en situation d’infertilité),

de beaucoup de RTTs pris pour assurer divers rdv médicaux PMA, de beaucoup d’euros dépensés pour les dépassements d’honoraires (et même pour une opération),

de beaucoup d’euros dépensés pour supporter les échecs ou les coups du sort (car oui, il y a eu pas mal de coups du sort),

de tonnes de remarques débiles et injustes sur notre incapacité à faire des gosses (alors qu’on n’avait rien demandé),

de 5 ans d’isolement social (voulu ou imposé), de 5 ans de solitude (forcément),

de 5 ans de voyage de noces reporté au cas où…, de vacances réservées au tout dernier moment toujours au cas où…,

de multitudes d’annonces de grossesse dans l’entourage proche et éloigné et même chez certaines personnes tout à fait improbables,

d’autant de faire-parts de naissance auxquels il va falloir répondre alors qu’on a le cœur serré, de la souffrance…

Oui, 5 ans de souffrance physique, morale et psychologique.

Énormément de souffrances…

C’était il y a 4 ans. Pour moi, c’était hier et en même temps c’était il y a des siècles.

Pour celles et ceux qui me lisent toujours coincé(e)s sur ce fichu quai, je souhaite la même Happy End.

C’était il y a 4 ans, ça semble peu et une éternité à la fois, tellement ma vie a changé, mais je n’oublie rien de la PMA.

Rien.

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Publié dans A propos de nulliparité

Lettre à mon député (le modèle de lettre)

Voilà, faut se bouger les miches.

Il y a eu un amendement voté au sénat pour faciliter la vie des salariées qui sont en parcours PMA, maintenant il faut que cet amendement soit voté avec le projet de loi de modernisation du système de santé en décembre.

Il y a 577 députés. Jusqu’ici, seuls 4 ont été contactés pour être sensibilisés.

Il est aussi possible de leur écrire sans pour cela solliciter un rendez-vous. J’ai choisi cette option et je vous propose mon modèle de lettre ci-dessous. C’est un modèle libre de droits. Pompez-là et écrivez à votre député pour l’encourager à aller dans notre sens. C’est simple, il suffit de faire un copier-coller et de modifier un peu la fin (puisque j’ai évoqué l’issue positive de mon parcours PMA).

Pour trouver son député c’est par .

Le modèle :

Monsieur le Député,

Citoyenne ayant dû avoir recours à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), je sollicite naturellement votre attention sur l’amendement relatif aux salarié(e)s engagé(e)s dans un tel parcours pour cause d’infertilité avérée.
Cet amendement a été proposé et voté par le sénat et rentre dans le projet de loi de modernisation du système de santé.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’infertilité est loin d’être marginale puisqu’elle concerne un couple sur six.
Vous connaissez forcément autour de vous, voire même dans votre entourage proche, une personne infertile devant avoir recours à l’AMP, ayant eu recours à l’AMP, ou en plein parcours AMP.
Comme l’infertilité reste un sujet tabou, ils ne se sont pas forcément ouverts sur le sujet.

Une fois le diagnostic d’infertilité posé, le couple se retrouve dans un véritable parcours du combattant médical.
En effet, si, en France, avoir recours à l’AMP est une chance, c’est également très chronophage et crée, notamment, d’importantes difficultés de conciliation avec la vie professionnelle.

L’AMP nécessite de fréquents examens médicaux (multiples prises de sang et contrôles échographiques, recueil, ponctions ovocytaires nécessitant obligatoirement une hospitalisation), et parfois, cela s’effectue dans un centre éloigné du domicile, ou du lieu de travail, voire des deux.
Le salarié se retrouve ainsi à « jongler » avec ses horaires de travail et les horaires imposés par l’institution médicale et malgré l’énergie déployée pour arriver à tout concilier dans son agenda, il arrive, malheureusement, que ce dernier doive s’absenter ou répondre à son employeur (ou supérieur hiérarchique) de ses retards.
Vous imaginez sans peine, les difficultés professionnelles que cela peut engendrer à terme.

En outre, il s’avère que cette absence de prise en compte dans le code du travail contraste avec la protection prévue en cas de don d’ovocyte. En effet, la loi protège les donneuses d’ovocytes qui suivent pourtant exactement le même parcours (nombreux examens, prises de sang, échographies, ponction ovocytaire).
L’article L. 1244-5 du code de la santé publique dispose en effet que : « La donneuse bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens et se soumettre aux interventions nécessaires à la stimulation ovarienne et au prélèvement ovocytaire. Lorsque la donneuse est salariée, l’autorisation est accordée dans les conditions prévues au second alinéa de l’article L. 1225-16 du code du travail ». La référence à cette disposition du code du travail a pour effet d’assimiler l’absence autorisée à une période de travail.

Il apparaît qu’il y a une différence de prise en compte flagrante entre les donneuses d’ovocytes et les patient(e)s atteint(e)s d’infertilité.
Infertilité qui concerne un couple sur six !

Pour réparer cette injustice, le sénat propose donc cet amendement qui sera inclus dans la loi santé devant être votée à la fin de l’année à l’Assemblée nationale.

Comme des milliers de patientes en parcours AMP, j’ai dû « jongler » entre mon agenda médical et mon agenda professionnel.
Heureusement, j’ai eu la chance, d’une part, d’évoluer dans un milieu professionnel souple, et d’autre part, de bénéficier d’un centre AMP relativement proche de mon lieu de travail. J’ai donc eu un parcours « facilité » et c’est peut-être ce qui a permis sa réussite.
En effet, et pour notre plus grand bonheur, un petit garçon né en novembre 2013 est venu grossir le nombre des citoyens de votre circonscription.

Je mesure notre chance et je pense à tous ces couples qui connaissent davantage de difficultés soit parce qu’ils habitent en zone rurale, soit parce que leur cadre professionnel ne permet aucune souplesse.
Pour eux, pour tous les couples infertiles… Je le rappelle encore : un couple sur six… Il serait temps de faire évoluer notre système de santé et, notamment, le code du travail afin de prévoir un régime d’autorisation d’absences pour les salarié(e)s bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation et empêcher que l’engagement dans un processus de PMA ne puisse entraîner de discrimination à l’embauche.

Vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien prêter à mon courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.

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Semaine de sensibilisation à l’infertilité #1- Aujourd’hui, 18 mai : la web-expo TRACES sur l’ESPOIR

Cette semaine, je m’efface (ou du moins mes préoccupations et mes angoisses parentales s’effacent) au profit de la semaine de sensibilisation à l’infertilité.
Je vous invite à découvrir la web-expo TRACES qui porte aujourd’hui sur le mot ESPOIR.

A découvrir ici.

Pour moi l’image la plus parlante reste la photo du ventre avec les bleus, parce qu’il faut vraiment y mettre une bonne dose d’espoir pour s’infliger ça. Et je dirais aussi une bonne dose de courage aussi.

Sinon pour le lundi 18 mai, BAMP était à l’honneur dans l’émission les Maternelles sur France 5. Le replay c’est ici.

(Spéciale grosse bourde de la présentatrice qui commence sa présentation de l’asso en évoquant l’infidélité au lieu d’infertilité…)

Publié dans Des choses et d'autres

Quand le printemps rime avec changement (ou presque)

CaptureBP

Sur la version 2015 de l’affiche publicitaire de la Banque Postale, il y a une photo de famille et la citation suivante « nous avons choisi la banque qui sait que pour nous, printemps rime avec changement » .

Il se trouve que le George, le Plumeau et moi-même ressemblons étrangement et énormément à cette famille fabriquée par les publicitaires.

C’est à la fois drôle et perturbant.

Y est représenté une jolie famille mixte avec un seul enfant. Un petit garçon.

A ceci près, que c’est une version vieillie du Plumeau. Un petit blondinet qui n’a pas prit une once de la peau mate paternelle mais qui a hérité de la peau fragile (et couleur lavabo) maternelle.

(Pour la petite histoire, cette affiche nous a finalement incité à couper un peu la belle tignasse de notre lardon pour obtenir exactement la même coupe que ce petit garçon. Je ne voulais pas sacrifier les belles boucles mais les mèches qui tombaient vers l’avant étaient devenues un problème. Du coup, Plumeau porte désormais une frange tout en arborant ses magnifiques boucles de bébé.)(Adelles applaudit)(les puéricultrices de la crèche aussi).

A ceci près, surtout, que la main du sosie de moi-même soutient un ventre rebondi. Un ventre caché par la tête du bambin mais qui est bel et bien là…

Je n’ai pu m’empêcher de penser que cette affiche reflétait une version « fertile » et multipare (ou en passe de l’être) de nous-mêmes.

C’est un peu comme si elle représentait l’autre réalité spacio-temporelle dans laquelle je n’aurais jamais pris connaissance par un soir pluvieux d’octobre 2009 du diagnostic lapidaire inscrit sur une feuille de papier de labo : « oligoasthénotératospermie sévère : très faible chance de conception naturelle« .

Cela pourrait être aussi l’autre réalité dans laquelle je n’aurais jamais entendu l’échographe prononcer d’une voix blanche que ma grossesse s’était arrêtée. La grossesse spontanée de janvier 2011. Cette réalité où je n’aurais jamais su ce que ça fait d’entendre l’aspirateur emporter mon tout petit par cette belle matinée du 8 mars 2011. Si nous n’avions pas perdu notre bébé, il aurait sûrement le même âge que ce petit garçon sur l’affiche. Et comme on aurait continué à être des vernis de la procréation, pourquoi pas retomber en cloque comme un enchantement quelques années plus tard ?

Peut-être nous serions-nous allés à faire un second enfant si cela avait été facile de faire le premier. Bêtement pour faire comme tout le monde (une maison, deux enfant, un jardin et un chien). Et cela, même si nous nous étions fixés que nous n’en voulions qu’un seul mais vous savez ce que c’est… J’imagine que quand on est fertile, on peut avoir envie de tenter l’aventure pour une seconde fois même si on jurait par tous les dieux qu’un seul suffit. Et bien sûr, ça marche !

 Bref, cette affiche, elle me touche. L’infertilité, elle m’a aussi pris ce coup de folie de se dire « Tiens, Plumeau s’ennuie, et si on en faisait un deuxième ? » sur le même ton léger que s’il s’agissait de réserver un weekend à Rome…

Là, dans la réalité tangible où nous nous trouvons, il y a bel et bien un changement qui rime avec printemps mais ce n’est certainement pas un second enfant (Où comment faire un gros teasing sur son blog…). Surtout après plus de 16 mois de rapports non protégés…

Publié dans A propos de nulliparité

#1couplesur6

Comment ne pas être ulcérée de voir que la PMA est sérieusement remise en cause chez nos amis québécois ?
Comment ne pas se demander légitimement si notre gouvernement ne s’inspirerait pas lui aussi du « modèle » québécois de ce retour en arrière ?
Comment ne pas être attristée pour tous ces couples québécois qui se voient signifier que la société les laissera désormais sur le carreau parce que :

  • Trop Vieille (42 ans)
  • le couple souhaite un 2nd enfant
  • le couple a déjà tenté deux essais infructueux (pour les plus de 37 ans)
  • le couple a déjà tenté un seul et unique essai infructueux (pour les moins de 37 ans) – du coup, le couple sera bien tenté d’attendre les 37 ans de la femme pour avoir droit à 2 essais…

Nos amis québécois se battent. Bien sûr. Il y a eu des marches de l’espoir le weekend dernier à Montréal (dimanche) et il y en aura un le dimanche 22 mars à Québec.

Nous, de l’autre côté de l’Atlantique, nous ne pouvons que manifester notre soutien inconditionnel.

Pour plus d’infos et s’impliquer davantage (notamment via les réseaux sociaux), c’est ici :

vagueespoir.com

N’hésitez pas aussi à visiter l’excellent blog de Emotionsinvitro.

 

Publié dans Un peu de féminisme

Charlène… ou l’insupportable pression

Charlène ça fait trois ans qu’on la bassine avec l’héritier.

Charlène ça fait trois ans qu’elle lit les gros titres sur son absence de grossesse et qu’elle « félicite » les grossesses des autres.

Et puis, maintenant que Charlène est enceinte, elle a droit à du « Enfin ! », « Il était temps !« ,  « La principauté soulagée » rapidement suivi par un « Elle attendrait des jumeaux » (sous-entendu, elle a eu recours à la PMA forcément vu qu’elle a mis « tant de temps » pour tomber enceinte).

Je ne peux pas m’empêcher d’être agacée pour elle.

Enfin… Maintenant, la voilà soulagée d’un lourd fardeau. Je dirais plutôt sauvée de l’ignominie médiatique et sociétale… Il paraît que c’est sa plus belle victoire

Alors comme ça, la plus grande victoire d’une femme c’est d’avoir un gosse ? La vie d’une femme ça ne se résume qu’à ça ? Tomber en cloque, accoucher, allaiter et pouponner sinon elle a raté sa vie ?

Tu m’étonnes que ça soit difficile à vivre pour une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfant… Tant qu’on ne changera pas les mentalités, ça le restera.

Publié dans A propos de nulliparité

La loi du silence ou pas

Hier matin, sur mon réseau FesseBouq (;-)), je découvre avec surprise un message d’une « amie« , qui n’est autre qu’une ancienne voisine.

Et oui sur FesseBouq, vous avez plein d’ami(e)s !

Au départ, vous commencez avec de vrai ami(e)s ou du moins ceux avec qui vous avez le plus de contacts. Puis avec ceux qu’on a perdu de vue et qu’on est content de retrouver. Et enfin, on élargit son réseau aux cousins germains puis du second degré voire du troisième degré !

Ah puis tient ! la maman s’y met aussi, alors on la rajoute comme « amie« . Les tantes et oncles un peu branchés se raccrochent aux wagons…

S’ensuit, ensuite, les neveux et nièces des deux côtés (famille et belle-famille).

On fini par rajouter, un beau jour, la voisine avec qui on jouait quand on était petite, et qui est parti vivre de l’autre côté de l’Atlantique. On se dit que comme ça, ça sera toujours sympa d’avoir des news par FessBouq, vu que, quand même, elle n’habite pas tout prêt la voisine ! Et qu’au fond, elle est gentille et qu’on l’aime bien.

Rapidement, on déchante avec FessBouq, certains vous inondent de leur score de jeux débiles, aussi vous êtes contrainte de les « masquer » dans l’actualité de votre page FesseBouq.

D’autres sont silencieux : c’est à peine s’il y a une photo d’eux sur leur profil.

L’amie-voisine fait partie de la seconde catégorie : aucune photo, aucun message sur le mur, très peu d’ami(e)s à part des contacts professionnels. Bref, le silence radio. Mais pas l’inactivité !

En effet, pour en revenir au début de ce billet, sur son message, elle me dit qu’elle me « suit silencieusement et qu’elle est au courant depuis mai de mes essais bébés« .

Grand étonnement de ma part ! Comment ça au courant ? Et au courant de quoi au juste ? des essais bébés au naturel ou avec FIV ICSI ?

Aussi, comme elle n’a pas de nouvelle de moi (entendez par là, aucun message triomphal sur le mur du type  « POSITIVE au test de grossesse !! » ni de photo de mon abdomen ou celle de mon échographie endovaginale), elle se pose des questions. Forcément…

Elle me souhaite ensuite beaucoup de « courage« …

Là ! ça sent la fille qui est courant que je galère comme une folle pour une chose si simple au commun des mortels : se reproduire.

Alors, que je vous re-situe un peu. La voisine, de passage en famille durant le mois de mai avec ses deux adorables bambines, en a profité pour faire un tour chez mes parents qui habitent tout à côté.

Vous suivez…

Ma mère a certainement tout déballer, car, à ce moment là, j’étais en plein traitement FIV !

Grrr ! Ma mère est incorrigible ! :-[

Elle avait déjà fait preuve d’une première indiscrétion en révélant mes difficultés à ma belle-sœur – la femme de mon frère.

Bon, elle ça va, car elle a eu du mal à l’avoir mon adorable nièce et surtout parce qu’elle est très compréhensive et sympa. Mais voilà, avec une nouvelle si « croustillante » (« Halala ! Tu te rend comptes ! Plume est obligée de faire une FIV, son mari est stérile ! », toute la famille de ma belle-sœur est au courant, bien évidemment…

Là, pour moi, c’est une indiscrétion de trop. Je n’ai rien contre la voisine. Mais bon… Parce qu’à la vitesse de propagation d’une nouvelle « croustillante« , c’est toute la famille de la voisine qui est maintenant au courant…Et cela à mon insu.

Ceci dit, malgré la gentillesse du message, je perçois quand même un peu de curiosité malsaine…

Cette fois, ma mère a déconné grave ! Elle a toujours été comme ça. À chaque fois, que j’avais un problème (petit ou grand) : la Terre entière était au courant !

Je lui avais pourtant bien dit que pour « Ça » : ce problème-là, très douloureux et difficile, je ne voulais pas que ça s’ébruite.

À part Elle, mon père, mon frère, ma tante avec qui je suis très proche… Ben les autres s’en tiendront à la version officielle c’est-à-dire : RIEN ! Tant qu’il n’y a pas de question, il n’y a pas de réponse 😉

Bon voilà, je me retrouve à gérer un statut d’infertile avec quelqu’un que je connais plus trop bien enfin de compte.

Et le malheur, c’est que ma mère aurait bien pu commettre d’autres indiscrétions

Vous ne croyez pas que quand on va me poser la question qui fâche « Alors, c’est pour quand ? », je ne vais pas me demander si la personne est au courant ou pas avant de lui donner une réponse.

Je crois que pour la TEC de septembre, il va me falloir trouver une ruse pour ne pas recevoir un second message du genre « Alors ? Ça a donné quoi, ton essai bébé? » de quelqu’un à qui je n’ai pas choisi de révéler mon problème.

Je vais inventer un contre-temps fâcheux de la part du centre PMA qui repousserait la TEC de 2 voire 3 mois ! Alors qu’en réalité, je la ferai en septembre. Bien évidemment 😉

Tanpis pour ma mère ! Elle l’aura cherché. Elle ne m’aura pas laissé le choix.

Si vous avez des idées en terme de mensonges, je suis preneuse ! 😉

Tout ça pour dire (bravo à celles qui sont allés jusqu’au bout du billet) que pour nous, pauvres infertiles que nous sommes, c’est facile de gérer notre problème (en même temps, on n’a pas trop le choix, hein ?) mais ça l’est beaucoup moins de l’assumer à l’extérieur !