Publié dans A propos de nulliparité

Et de deux !

J’ai jeté hier soir la seconde boîte de décapeptyl.

Finalement ça va vite…

Je suis sous puregon et décapeptyl depuis 5 jours.

J’ai l’impression que ça a des effets sur la libido… 😉

Finalement je réagis vraiment pas comme c’est écrit sur les blogs, forum et sur les boîtes.

Remarques : je suis quand même un cas à part c’est peut-être pour ça.

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Publié dans A propos de nulliparité

8 jours de traitement..déjà !

Un petit billet pour raconter où j’en suis.
Ma première boîte de décapeptyl a été jetée samedi soir.
J’ai donc entamé la seconde boîte hier soir.
Finalement, je préfère continuer avec l’infirmière.
J’ai tenté de me piquer moi-même le 2nd jour mais le plus dur consiste à récupérer la solution dans l’ampoule.
Au niveau effets secondaires : eh bien rien du tout ! 🙂 même pas la mauvaise humeur…
J’espère que ça va durer.
Le 12 mai, je commence le puregon. Le pharmacien m’a donné le stylo pour m’injecter le produit.
La suite au prochain épisode…

Publié dans A propos de nulliparité

Concilier FIV ICSI et travail

Suite au dernier billet, j’ai donc assisté à une réunion d’information de mon centre de PMA qui s’est révélée fort utile, notamment, concernant le protocole de traitement hormonal pour une FIV, qui se trouve être identique, que ce soit pour une FIV ICSI (spermatozoïde directement introduit dans l’ovocyte) ou pour une FIV classique (ovocyte et spermatozoïde mis en contact dans un milieu de culture).

Le centre PMA préfère un protocole long (sur 2 cycles) à un protocole court (14 jours) afin de bloquer l’ovulation classique (naturelle qui ne donne qu’un seul ovocyte) du premier cycle et faire maturer plusieurs follicules en même temps pour que, lors de l’ovulation (déclenchée cette fois) du second cycle, il y ait plusieurs ovocytes  au lieu d’un seul (forcément c’est le but !).

Ce traitement comprend donc deux phases :

  • une phase de freination (pour bloquer l’ovulation naturelle)
  • une phase de stimulation (pour faire mûrir plusieurs follicules)

Ensuite, il y aura déclenchement de l’ovulation par piqûre et 35 heures après c’est l’hospitalisation et ponction des ovocytes (l’idéal étant un nombre de 8 à 12) sous anesthésie générale (anesthésie qui ne dure que 10 minutes). Le même jour, Ninou devra déposer ses petits hittistes au centre.

Mes ovocytes et ses hittistes seront mis en contact via la méthode ICSI.

Reste à faire pousser les embryons, si le biologiste arrive à créer une fécondation. Si embryons, il y a, il faudra voir comment ils évoluent.

On nous a expliqué que naturellement au bout de trois jours, 50% des embryons meurent !

D’où la nécessité d’avoir un bon stock d’ovocytes à la base…

Le transfert des embryons, s’il en restent, se fait normalement au bout de ces trois jours mais le médecin nous a parlé d’une nouvelle technique eSET qui fait pousser les embryons plus longtemps (donc ne restent que ceux qui ont passé la barrière des trois jours 😉 ) et autre avantage non négligeable…On ne vous en transfère qu’un seul ! Là aussi, ça dépend de la qualité de vos petites bêtes. Tout cela est mesurée avec des critères bien précis.

Bref, je parlerais de tout ça un peu plus tard…Justement après mon rendez-vous avec le biologiste.

Revenons au sujet qui fâche : concilier boulot et FIV ICSI.

En effet, tout cela c’est bien joli en théorie mais comment gérer vos piqûres quotidiennes de decapeptyl (pour la freination) qui sont sous-cutanées, certes, mais qu’il faut savoir faire d’où la nécessité d’une infirmière (du moins, dans un premier temps) puis les piqûres d’hormones de stimulation puis la piqûre de déclenchement d’ovulation qui ne tombera pas forcément le soir à 18h (ça peut être à 15h…) et enfin l’arrêt de travail nécessaire pour l’hospitalisation et la ponction…

Soyons francs ! Parler de votre problème d’infertilité au travail à des gens qui n’ont jamais connu ce problème, c’est suicidaire !

Je m’explique, sinon je vais passer pour la méchante misanthrope de service.

Vos bienveillants collègues et supérieurs seront tout à fait prompts à vous écouter déblatérer sur vos malheurs et quand vous évoquerez le traitement, la FIV et les implications au travail (arrêts, coups de pompe dus au décapeptyl voir le VIDAL). Ils vous soutiendront MAIS derrière votre dos ça sera autre chose !

D’abord, ça va jasez sec et franchement, vous n’avez pas forcément besoin de ça. L’infertilité ça reste quand même un sujet tabou quoi qu’on en dise. D’ailleurs ma belle-famille n’est pas au courant et vu leur état d’esprit, je préfère que ça reste caché.

Ensuite, leur soutien moral va rapidement fondre au soleil lorsque vous en serez au troisième voire quatrième gros retard dû à la énième échographie de vos charmantes ovaires (qui ressembleront plus  à des pastèques qu’à autre chose). Les échographies sont nécessaires pour évaluer d’une part le nombre des ovocytes potentiels et d’autre part pour prévenir tout hyperstimulation ovarienne (qui si prise trop tard, peut-être dangereuse).

Je vois d’ici les commentaires : « Oui, elle nous fait chier avec sa FIV, c’est pas le jour, il y a une séance, qu’est-ce qu’on va faire… » etc. etc .

Et vous voilà revenue au bureau, fatiguée et épuisée (forcément) et vos collègues vous feront en guise de soutien une gueule de trois kilomètres…

Changeons de tactique… Prenons le MENSONGE, un bon, un crédible : une pathologie chronique ou pas, pas grave mais nécessitant une hospitalisation de quelques heures donc un arrêt de travail de trois jours (voire plus).

Au choix, vous avez au menu :

  • problème thyroïdien affectant votre poids (ça colle avec les ovaires pastèques), votre humeur, votre tonus (ça colle avec décapeptyl qui va sérieusement entamer le tonus et l’humeur) suivi d’une hospitalisation d’une journée pour biopsie de la thyroïde (bon après, il faut cacher le cou, car ça va faire bizarre qu’il n’y ait pas de petite cicatrice)
  • appendicite suivie d’une appendicectomie (hospitalisation de quelques jours donc arrêt de travail d’une semaine) : les problèmes intestinaux préalables à une appendicite vont coller avec votre bide élargi et vos douleurs ovariennes (officiellement intestinales bien sûr…)
  • collopathie fonctionnelle invalidante puis cœlioscopie (hospitalisation d’une journée et arrêt de travail de trois jours minimum) : ça colle aussi avec les ovaires pastèques qui se transformeront en intestins douloureux ;-), les coups de pompes dus aux ovaires douloureuses pourront être attribués aux fortes douleurs intestinales qui décidément ne vous lâchent pas…

J’opte quant à moi pour le troisième choix. Libre à vous d’inventer une pathologie crédible (n’hésitez pas à la faire connaître !) ou de prendre dans mon menu 😉

Reprenons la même scène : troisième gros retard dû à une troisième échographie + prise de sang + piqûre etc. Arrivée au boulot vers 11h30…

Votre action : envoi d’un SMS au chef : « Désolée, encore malade : mes intestins me jouent encore des tours ! Je vais essayer de palier au problème et j’arrive dès que possible. »

Réaction du chef + collègues dévoués : « La pauvre, elle a décidément pas de bol. Va falloir qu’elle se fasse soigner sérieusement !

– Mais, tu ne sais pas, elle doit passer une cœlioscopie dans quelques jours. J’espère que ce n’est pas grave ! ».

Et voilà, comment vous obtenez une protection efficace !

Et là, pas de scrupules car personne n’en aura pour vous donc n’hésitez pas à MENTIR ! Mais faîtes-le intelligemment.

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C’est parti pour la FIV ICSI

Hier, j’ai vu le Dr Bébé. nous avons évoqué le cas Ninou puis je lui ai signifié mon intention de commencer le traitement pour le mois de mai 2010. Si, ça ne marche pas, comme il faut, au moins, trois mois de repos, j’en profiterai pour partir, avec le Ninou, aux USA voir ma cousine.
J’ai donc déjà vu les infirmières qui m’ont remis un dossier à compléter et à photocopier en deux exemplaires !!
Il y a notamment des décharges ou autorisations pour la Procréation Médicalement Assistée (PMA), l’autorisation de congeler les embryons surnuméraires (ce que nous ferons car je n’ai pas envie de me faire ponctionner à chaque tentative).

Aujourd’hui je repars au centre de PMA pour assister à une séance d’information animée par un médecin et un infirmier.

En m’accompagnant vers les infirmières, le Dr Bébé m’a dit « S’il faut, vous n’aurez pas besoin, vous pourriez tomber enceinte naturellement ». Réponse :

« Dr, je ne crois plus aux miracles ! »

Il est vrai que j’ai entendu cette phrase depuis un an que je le consulte et quant à ceux qui sont au courant de ma situation, ils me disent un « tu verras, ça va venir quand tu y penseras plus, quand tu seras en vacances et détendue ».

J’ai été en vacances cet été, je n’y ai plus pensé et … rien.

Cela fait déjà bien 3 mois, que je ne suis plus déçue quand les règles arrivent.

J’ai donc passé plusieurs étapes :

  • l’étape de non-acceptation : « non, ils ont dû se tromper, le second examene montrera que c’est un coup de fatigue »
  • l’étape de colère
  • l’étape des miracles : « on va les faire mentir, je vais tomber enceinte comme ça, sans prévenir »

Maintenant j’en suis à l’étape d’acceptation.

En gros, une PMA c’est comme un deuil. Ici, il s’agit du deuil de faire un enfant de manière naturelle.

Je dois avouer, quand même, puisque j’ai décidé de faire ce blog en évitant tabou, que je lui en veut au Ninou d’être victime d’une OATS, parce que finalement c’est moi, qui en plus de la frustation que ça engendre, qui vais subir le traitement.

Oui, je sais, ce n’est pas bien, c’est mal très mal ! 😛 car il n’y est pour rien mais bon, voilà, je crois que là aussi, c’est une période à passer. C’est important de faire partager ses sentiments, même les mauvais, les non avouables. c’est aussi le but de ce blog.

Donc, moi, je dis, les filles, si vous en voulez à votre conjoint, eh bien, ne vous culpabilisez pas, car après tout, c’est vous qui allez souffrir, douter, et donc c’est un juste retour des choses. Après, il faut faire les choses intelligemment. Il ne faut pas lui faire sentir, il faut en parler, il faut, après, arrêter de lui en vouloir, car ce n’est pas constructif et il faut se battre.

Passer les étapes, passer les étapes. Une par une. Avancer.

Il restera à gérer cette situation avec le travail (ça fait déjà deux articles où je promets un article entièrement consacré à cette question) et surtout à gérer vis-à-vis de l’entourage (ce qui fera l’objet d’un autre billet) qui va, ou a déjà, posé la question qui fâche : « alors, les tourtereaux, c’est pour quand l’héritier ? ».

Ensuite, quelque soit l’issue de mes tentatives de PMA (FIV ICSI), j’aborderai dans ce blog la possibilité que cela ai échoué et donc le nouveau deuil et, surtout, gérer, là encore, avec un entourage pas toujours compatissant…

Je pense que ce point est très important à évoquer car nous sommes dans un monde où l’enfant est roi et c’est très difficile dans cette société d’assumer, ou par choix ou par nécessité, le fait d’être un couple sans enfant. Là, aussi, gros boulot donc… Plein d’articles en perspectives.

Dans le cas d’une bonne issue, il faudra que j’évoque un autre problème… Faut-il le dire ou pas, que son enfant est issu d’une PMA,  qui ? Comment ? et surtout, comment lui dire au principal intéressé (le bébé) ? à quel âge ?

Publié dans A propos de nulliparité, A propos de Positive Attitude

La FIV ICSI se confirme

Avec Ninou, nous avons vu le Docteur Bébé, qui au vu des merveilleux résultats spermatiques, nous a bien confirmé que pour avoir un bébé, il faudrait passer par cette technique.

Je craignais, de la part du Docteur Bébé, une obligation en force pour la FIV au détriment d’essai de thérapeutiques alternatives. Aussi, il est d’accord, pour qu’on voit l’andrologue (qui pourra peut-être régler le problème) avant d’envisager de passer à la FIV — même s’ il aurait préféré qu’on lance les deux parallèlement (FIV + andrologue) — mais également qu’on se laisse le temps d’en discuter tous les deux.

Et last but not the least, il n’est pas opposé — dans l’éventualité où se lance — à ce qu’on implante un seul embryon au lieu de deux car il a bien compris qu’une grossesse gémellaire serait une catastrophe pour nous. Là aussi, je croyais (à tord) que comme tout thérapeute qui se respecte, on nous aurait forcé la main…

En effet, en France, on implante généralement deux voire trois embryons par tentative ce qui augmente les chances de grossesse (22% environ) mais également les chances d’une grossesse multiple (20% des tentatives de FIV qui ont réussi) avec les complications inhérentes à une grossesse multiple c’est-à-dire plus de risque d’avoir des prématurés, plus de fatigue pour la mère etc.

Moi, je ne m’imagine pas avec des jumeaux. Je n’en retirerai aucun plaisir ! On a l’habitude de dire que quand on a des jumeaux, c’est deux fois plus de bonheur…Mouais, on repassera, pour moi, c’est quatre fois plus de problème et surtout moitié moins de bonheur car trop de travail à jongler entre ton bureau, les transports, les couches, les biberons et beaucoup moins de temps à consacrer par bébé. C’est égoïste, mais mathématiquement ça fait deux fois moins de temps par enfant ! En effet, si j’en prend un dans les bras, l’autre va pleurer pour être dans les bras également. Il faut une organisation militaire difficilement conciliable avec mon état d’esprit. Je ne parle même pas de la difficulté pour les placer en crèche ! Surtout à Paris…

Donc la prochaine étape, c’est l’andrologue que je vais appeler Mr Zizi 😉

Autre bonne nouvelle : naturellement, on peut quand même concevoir avec une chance de 2 à 3 % ! ça fait 1 chance sur 50 soit — en prenant en compte le nombre de cycles menstruels par an — un chance de grossesse tous les 4 ans !

Voilà encore deux ans à attendre… Non, je plaisante, je pense qu’on va tenter la FIV avec un seul embryon (10% de chances de grossesse soit 5 fois plus que naturellement) durant l’année 2010 et plutôt au second semestre car le premier sera consacré à Mr Zizi pour « donner sa chance au produit » 😉

Pour finir, voici quelques liens qui pourraient être utiles :