Publié dans Maman d'un Plumeau

Je n’y suis pas arrivée à féliciter…

Est-ce dû au fait qu’elle ne m’ait pas tenu au courant et que je l’ai appris de quelqu’un d’autre ?

Est-ce dû, malgré que la PMA soit derrière moi définitivement, que je sois encore chatouillée par ce type d’annonce ?

Est-ce dû au fait que ça concerne cette belle-sœur là (la maman koala, pour celles qui se rappellent) qui m’avait agacée consciemment ou inconsciemment ? Son côté hyper-je-sais-tout ?

Est-ce que parce que je trouve ce choix de faire un second enfant dans son cas médical hyper égoïste et très risqué ?

Alors oui, pour la dernière question.

Clairement oui (maladie auto-immune détruisant les fœtus, traitement lourd pour l’empêcher, pré-éclampsie, naissance prématurée, et surtout l’assurance médicale que ça sera pareil pour les grossesses ultérieures), mais en même temps, je n’ai pas à juger (sauf que je l’ai fait, hein ! Pas bien !)…

Et j’aurais dû pouvoir me fendre d’un « Ah mais c’est une bonne nouvelle ! » plutôt que ce blanc suivi d’un « oui… oui, je sais, on m’a déjà tenue au courant » sur un ton trop neutre pour être honnête lorsqu’elle m’a montrée fièrement son gros ventre.

Bref, ma belle-sœur, maman koala par excellence (je porte TOUJOURS ma fille)(Je ne laisse PERSONNE toucher MA fille), la même qui te dit, outrée, un « Comment ! ? Tu ne lui donne que des petits pots industriels ? Nous, c’est vraiment exceptionnel, sinon, c’est MOI qui prépare »... attends un heureux événement.

Et c’est pour Octobre.

Et c’est un garçon, cette fois-ci.

Ce jour-là, on fêtait l’anniversaire de sa merveille, qui bien qu’étant née à 33SA, a récolté pas mal de séquelles d’une prématurité pourtant pas grande.

Malgré tous les soins en ergothérapie, kinésithérapies et autres ostéo, la petite marche encore très mal (sur les pointes en fait), ne court pas (forcément), en revanche, elle semble avoir enfin acquis la parole. J’ai dû mal à voir si son cerveau est normal vu qu’il est difficile d’avoir une relation avec elle à cause de l’exclusivité maternelle. Elle est en général très silencieuse. Elle accuse aussi un fort strabisme malgré les lunettes portées depuis 2 ans. Bref, tous ces tracas-là semblent difficiles à améliorer, malgré un très bon suivi, malgré même un suivi très poussé et porté par la mère.

La mère justement, qui invite à l’anniversaire, mais qui déplore en te disant « Rholàlà, ça fait trop de monde pour ma fille… » et qui regarde durement mon Plumeau de fils souffler à en perdre haleine dans le sifflet d’anniversaire…

Manquait plus qu’elle me glisse un « Rholala, il fait trop de bruit pour ma fille, elle supporte pas le bruit… »

En même temps, pourquoi t’achètes des sifflets, si tu crains le bruit ?  (je n’en ai pas acheté pour les fêtes d’anniversaire du mien. Je suis pas folle non plus !)

Après, je m’en suis voulue (un peu) de ne pas avoir eu un mot gentil concernant sa grossesse, donc j’ai fait mine d’y porter un petit intérêt en lui demandant comment ils allaient réorganiser l’appartement pour le bébé, puis quand elle m’a vantée la largesse de ses chambres et que pour elle c’était pas un enjeu/problème, j’ai laissé tomber.

Bref. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de la BS Koala…

 

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Publié dans Mode dinde activé

La grossesse à 7 mois…

Enfin du temps pour soi…

Entendez par là, que j’ai enfin eu mon arrêt maladie (merci encore Gisou, tu es ma fée !) pour me consacrer à mes séances de kiné (j’observe déjà un mieux niveau hanche droite, mais pour la douleur intercostal y a encore du taff…), à mes cours de préparation à la naissance et, last but not the least, aux achats pour préparer la chambre de Plumeau.

Contrairement au long arrêt maladie du mois de mai mai suite à mon décollement, je ne vois pas le temps passer ! Je passe ma vie sur internet à faire chauffer la CB pour le bébé et j’abuse des siestes vu que les nuits sont de plus en plus hachées.

Et puis internet c’est utile aussi pour visionner des vidéos de séries en streaming (merci Rose pour m’avoir indiqué ce site) et des leçons de puériculture de base mais alors… Vraiment de base… Du style « comment donner le bain a un bébé« , « donner le biberon à un bébé« , « savoir préparer le biberon« , « changer la couche à un nourrisson » et « comment allaiter« 

Moquez-vous mais jusqu’à présent je n’avais jamais eu à m’occuper d’un enfant (même pour 5 secondes)  et encore moins d’un bébé, alors forcément, je me sens complètement perdue.

Par exemple, une de mes hantises du moment concerne la problématique « habillement ». Vais-je l’habiller trop chaudement ou pas assez ?

Bref, j’ai la tête remplie de questions plus connes les unes que les autres. Peur de mal faire, de ne pas savoir…

Après internet, ceux sont les bouquins !
Je dévore tout ce qui concerne la maternité et les bébés.
Mes livres du moment :

Si vous deviez en retenir qu’un pour comprendre le mode de fonctionnement chaotique de votre bébé, c’est le premier.

Pour les astuces pratiques les deux sont très bien. surtout pour éviter de se mettre la pression en tant que nouveau parent qui veut tout bien faire alors que matériellement c’est impossible.

Heureusement, histoire de changer des couches et rototos, j’ai également dégotté le guide de survie de la Fille et j’ai fait l’acquisition de « périnée arrêtez le massacre » de Bernadette de Gasquet.

Ben je dirais que chez moi, c’est déjà le massacre, et ce, avant même d’avoir démoulé le Plumeau : constipation chronique depuis la tendre enfance, mauvaises habitudes qui font pression sur le périnée et accidents durant mon enfance sur le coccyx (luxation de ce dernier ? Ce qui peut compliquer un petit peu l’accouchement par voie basse).

Elle donne quelques conseils pratiques pour le quotidien (postures etc.), l’accouchement (les meilleures positions si cela nous est possible c’est-à-dire si l’équipe vous laisse faire fonction de leur confort/habitude et/ou du contexte médical. Il est évident qu’on ne pourra accoucher en suspension ou à quatre pattes s’il y a un gros problème mettant en danger vous ou bébé), les suites de couches (j’ai adoré les manières de porter bébé sans qu’on se fasse mal au dos tout en préservant son pauvre périnée et qui en plus, soulage bébé des reflux, coliques et gaz : tout bénéf pour les deux !).

Sinon côté Plumeau justement… Il est de plus en plus actif. Le ventre de plus en plus déformé, forcément.

Il réagit de mieux en mieux aux stimuli extérieurs : nos voix à moi et George, nos mains, la musique.
A ce propos, il adore Stromae. C’est avec Papaoutai (et non pas Emploi ou t’es ? 😉 ) et Formidable qu’il réagit le plus.

Bref, tout roule !

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La grossesse à 5 mois

A plus de la moitié de la grossesse, il y a toujours « des premières fois » que j’expérimente 😉 et bien sûr des petites choses récurrentes.

Des premières fois

Une première fois à un bon coup de boule (ou de pied) du bestiou ne laissant aucune place à l’hésitation sur la nature de ce mouvement. Il y a bien un être vivant dans mon bide ! Hier soir, il/elle en a fait une petite série et j’ai fini par rouspéter… (Oui, bon, c’est quand même déroutant quoi !)

Une première fois à une contraction de Braxton Hicks. Mon ventre prend alors une forme très bizarre. C’est tout pointu et dur et ça tire dans les lombaires et ça irradie même jusque dans l’aine. Ce genre de contraction, quand elle survient, ne se produit que dans mon lit au repos au petit matin (des fois même, ça me réveille !)… Pour la faire passer (parce que c’est quand même impressionnant et que j’ai peur que ça déclenche un autre saignement), je respire lentement et profondément et je masse doucement la boule dure, et ça passe ! Quelque fois, ça ne contracte que d’un côté (le gauche le plus souvent). Bref, j’ai un utérus qui contracte des fois que d’un côté… Je ne fais jamais rien comme tout le monde !

La première fois où un monsieur vous interpelle dans la rame de métro pour vous laisser sa place assise. Puis la première fois, où une jeune fille vous fait passer devant elle pour l’envoi d’un colis…

La première fois où vous vous accordez une journée futile (épilation, podologue, café à une terrasse) et où vous vous sentez presque comme une dinde normale…

Le premier rendez-vous avec la sage-femme libérale qui va vous donner les cours de préparation  à la naissance.

La première fois où j’ose directement m’adresser au bestiou pendant qu’il remue.

La première fois où je me sens gênée par mon ventre lorsque je suis assise à une table pour manger notamment. Ben ça prend de la place, là tout d’un coup…

Des récurrences

  • « Et vous savez ce que c’est ?« …

– Ben non… Pas encore.

C’est LE dialogue récurrent. Les gens veulent savoir le sexe et s’étonnent :

  1. qu’on ne le sache pas encore à notre stade, « alors que quand même avec les échographies et tout ça…« 
  2. qu’on n’est pas de préférence sur le sexe. « Alleeeer ??? Vous avez bien une préférence ? Moi, c’est les garçons et blablabla…. »

Pour le point 2, aussi étonnant que cela puisse paraître, avant l’écho des 12SA, je me voyais toujours avec une petite Plumette et le George avec un petit Plumeau. Et puis, lors de cette écho la SF n’a pas pu identifier clairement le sexe (trop tôt). J’ai fini par faire un travail sur moi-même. Qu’importe le sexe, un gosse en bonne santé, ça sera déjà énorme. Si c’est un Plumeau, je m’adapterais. Et finalement, je le vois bien le petit Plumeau avec sa petite casquette, sa frimousse et ses petites jambes qui gigotent 😉 M’en fous maintenant du sexe. Et, pour le George, c’est pareil…

  • Aller aux toilettes pour vérifier le protège-slip et accessoirement pisser…
  • Se sentir vulnérable. Encore et toujours…
  • Et malgré tout se fourvoyer totalement en croyant qu’on pourra passer une journée dehors et enchaîner sur une soirée. Alors qu’en fait, heu-reu-se-ment, que je suis sagement rentrée chez moi.
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J’ai des T.O.Cs

Depuis que mon décollement se résorbe bien, j’ai des T.O.Cs. Je crois toujours que le saignement va revenir et particulièrement quand je suis debout, quand je marche, quand je sors du domicile et bien sûr depuis que j’ai repris le boulot.

Mon premier T.O.C c’est de résister à l’envie irrépressible de mettre une serviette Always Ultra à la place du petit et ô combien dérisoire protège-slip. Ben oui, je vais sortir donc je vais marcher et…

Oulàlà ! ça va tomber et flinguer mon slip et mon jean ! C’est mieux, de mettre la grosse couche nan ?

On assure ses arrières même si à force d’en mettre je vais me coller une mycose.

Donc, là, depuis quelques temps, je prends sur moi et je mets quand même que le protège-slip.

Ce qui entraine un autre TOC… Je vérifie que mon sac contient bien une voire deux serviettes parce que… Sait-on jamais !

Au moment de sortir, je décide que c’est bien d’aller faire un dernier tour aux WC. Juste pour vérifier… Juste une petit vérif de rien du tout! Voilà, le 3ème TOC.

Si d’aventure, ça coule, et ça le fait, vu que les pertes autres que sanguines ont augmenté considérablement, je me précipite aux WC et ce, même si je suis en pleine conversation. Toujours pour vérifier…

Bref, ça va, tout roule ! Les TOCs ne sont que la conséquence de cet épisode décollement. Peut-être vont-ils disparaître ? Ou pas…

Pour la prochaine fois, vous verrez à quel point ma bestiole Bibiche a des capacités de couvade du bestiou hors-pair. Une chatte peut sentir une grossesse et couver. Ce n’est pas une légende…

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Je suis une truffe !

Ou comment mon acte manqué pour bénéficier d’une écho supplémentaire a fait son œuvre…

Dernièrement, j’ai eu ma première consultation Sage-Femme à la maternité. Le suivi classique : interrogatoire avec antécédents médicaux (le parcours PMA, la grossesse, maladies génétiques héréditaires à signaler etc.), la prise de la tension, le poids, l’auscultation du col, l’écoute du coeur du bestiou…

J’ai donc évoqué qu’on m’avait prescrit une ordonnance pour faire une PDS glycémie à jeun et post-prandiale lors de ma dernière visite suite à l’écho des 12 SA.

Ayant oublié, comme une truffe de rapporter le résultat de la PDS, je rapporte le plus fidèlement possible ce que j’y ait lu.

Taux glycémie à jeun : « j’ai oublié le taux mais c’était légèrement au dessus de 1 et il y avait marqué hyperglycémie modérée ou intolérance au glucose »

Taux glycémie post-prandiale : « ils ont écrit normal »

La safe-femme et son étudiante font la grimace et se jetent un regard sous-entendu à la dérobé.

« Oh ! Mais ça ne va pas du tout, Madame ! Vous faîtes du diabète gestationnel »

Me voilà abasourdie par la nouvelle.

Merde, encore une couille qui me tombe sur la gueule…

Et voilà que je suis invitée à prendre RDV dans les plus brefs délais avec un diabétologue, puis avec la diététicienne de la maternité, puis on me programme une échographie morpho précoce en juin histoire de bien vérifier que bestiou ne souffre pas de mon diabète. Comme elles me voient pâlir, elles m’expliquent « que ce n’est pas de ma faute », « qu’une grossesse peut perturber la glycémie et qu’en s’y prenant tôt avec un régime adapté je pourrais éventuellement échapper à l’insuline ».

Bref, je ressors de là, un peu déconfite et je me rassure en me disant que PMGirl avait eu un petit diabète et qu’elle n’avait eu qu’à faire un petit régime et qu’elle avait très bien contrôler la chose.

En rentrant chez moi, je commence à remplir le dossier remis par la maternité puis je reprend mon enveloppe avec le résultat de la PDS afin d’y noter les deux taux pour le diabétologue que je me promets d’appeler dans les plus brefs délais et là…

Là, c’est le drame !

Je me rend compte que je suis une vrai truffe incapable de lire correctement un résultat d’analyse.

Mon taux à jeun est de 0.74 ce qui correspond à la limite inférieur de la fourchette d’un taux normal.

Mais mon oeil a été attirée par la phrase écrite en dessous qui est juste une information à titre indicative. Cette dernière était écrite en gras entre le taux à jeun et le taux post-prandiale en plein milieu de la page.

Pour un taux >0.90 : hyperglycémie modérée ou intolérance au glucose
Pour un taux > 1.26 : diabète gestionnel

Bref, je suis une truffe. J’ai désinformé la sage-femme. Il a fallu déprogrammer l’écho supplémentaire (dommage). Et oui, une femme enceinte a vraiment le syndrome du neurone unique.

Pour la prochaine fois, vous verrez comment on peut-être prise soudainement de TOC à chaque sortie à l’extérieur et surtout depuis que j’ai repris quotidiennement le chemin du bureau (car oui, j’ai repris le travail…)

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Une fête des mères pas comme les autres… #annonce-de-dinde #2

Dimanche dernier, c’était la fête des mères.

Bizarrement ça ne m’a jamais fait grand chose la fête des mères. Peut-être parce que chez moi (dans ma famille), on n’y a jamais accordé trop d’importance.

D’habitude, je passe un coup de fil rapide à ma mère et bien souvent je la dérange parce qu’elle fait son marché ou son jardin même si au fond elle est contente que j’y aie pensé.

Après le traditionnel « bonne fête maman » ou « au fait… Bonne fête ! », on change de sujet. Elle me raconte sa vie. Je raconte la mienne.

Pour le cadeau spécial fête des mères, c’est généralement couplé à celui de l’anniversaire qui n’est pas bien éloigné de la fête, voire de l’anniversaire ET de Noël ! 😉

Il n’y a donc jamais eu de retrouvailles familiales devant un repas dominical spécifiquement pour cette occasion.

Si bien, que cette fête n’a qu’une importance assez relative dans ma famille.

Ce qui fait qu’en PMA, cette fête ne m’a jamais pesée personnellement (malgré tout j’ai énormément compatis avec les PMEttes qui vivent cette journée comme un cauchemar).

[Ce qui n’est pas le cas de mon anniversaire (« encore une année sans enfant… » « Bientôt la ménopause et l’espoir d’avoir un gosse qui s’amenuise ») ou des festivités de Noël (« Noël, LA fête des enfants ! Tu n’es tellement pas à ta place… »,  « Noël c’est sooooo tendance pour faire SON annonce de pregnant bitch »).]

Mais cette année, la fête des mères, j’ai décidé d’en faire LE jour pour faire mon annonce de dinde (histoire de changer de tendance pregnant bitch, j’en conviens) à ma famille.

J’aurais pu choisir l’anniversaire de ma mère, qui rappelons-le est assez proche de la fête, ou encore celui de la fête des grand-mères (ce qui aurait été plus approprié).

Bref !

J’ai envoyé un texto à ma mère avec le message suivant :

« Bonne fête maman ! Au fait, je t’ai un peu (beaucoup) menti. Je n’ai jamais acheté les billets d’avion pour les USA. On ne part pas encore cet été faire notre voyage de noces. Mais c’est pour une bonne raison. Par contre, l’an prochain, on y part à … 3.

Un bébé va venir occuper la chambre d’amis à partir de fin novembre »

J’ai ensuite inséré la photo de la dernière écho du bestiou.

La réponse s’est faite 2h plus tard (le mobile étant en train de charger dans une autre pièce).

Mes parents étaient aux anges et ils n’ont pas pu résisté : ils ont envoyé la photo de l’écho à mon frère.

S’en est ensuivi une longue conversation où il a fallu raconter les événements de ces 4 derniers mois : la FIV du George, la PDS positive, la bonne évolution du taux, les échos, les décollements, le tri-test superbe, un bestiou récalcitrant à la mesure de sa clarté nucale.

Cette nouvelle tombait à pique. Mes parents ayant un petit moral ces derniers temps. J’ai appris par la suite qu’ils ne m’avaient jamais vraiment cru quand je leur avait annoncé mon arrêt définitif de la PMA l’été dernier.

Quant à mon frère, il n’y croyait tellement pas qu’il avait gardé les affaires de bébé de sa fille.

Quand je pense que si ça avait été négatif (vu que j’avais décidé d’arrêter quoiqu’il arrive), je me dis que mon frérot aurait pu attendre encore longtemps !

J’ai donc été grandement étonnée qu’il n’ait pas vendu les affaires de puériculture de sa fille qui a fêté ses 6 ans en mars dernier.

Comme quoi, les gens espèrent toujours…

Mes parents m’ont également avoué qu’ils avaient surveillé mes boissons pendant leur court séjour chez moi (c’était pendant l’attente post-transfert) et comme il m’avait vu boire un bon Bourgogne ils s’étaient dit que « c’était pas encore pour cette fois ». Quelque part, ça pince un peu le cœur de voir qu’ils espéraient toujours. Ils auraient pu espérer en vain pendant des années jusqu’à ce que finalement mon âge avancé n’aurait pu permit aucun espoir.

Bref. Ma famille proche est au courant. Ils sont contents et c’est le principal.

Pour la prochaine fois, je vous dévoilerai à quel point la légende comme quoi la femme enceinte a le syndrome du neurone unique est… VRAI ! (Mais patience…)

Publié dans Mode dinde activé

Ce texto que je n’aurais jamais pensé envoyer un jour… #annonce-de-dinde

Ayant revu le Dr D pour faire le point sur mon placenta tendance décolleur, ce dernier m’a prescrit des ovules de colposeptine pour éliminer les possibles germes qui pourraient provoquer des mini-contractions utérines qui entraîneraient à leur tour du décollement. Il n’a pas voulu me prescrire un prélèvement vaginal histoire de foutre la paix à mon col et encore moins nous faire une petite écho (toujours pour foutre la paix à mon ventre et à mon col).

George et moi avons été déçus sur le coup de ne pas pouvoir revoir encore une fois notre bestiou.

Selon Dr D, je devrais en arriver au bout de ces décollements car, oui, nous sommes entrés dans le second trimestre ! La croissance du bestiou devrait repousser les parois sur l’utérus.

[notez l’emploi du conditionnel. On me l’a fait plus à moi…]

J’en ai été quitte pour un nouveau prolongement de mon arrêt.

Je pense que ça sera le dernier car, je ne saigne plus que marron (signe que l’hématome s’élimine).

Bref, le lendemain, j’ai envoyé un texto à mon boss et, cette fois, j’ai mis cartes sur table.

Je lui ai expliqué que :

  1. mon arrêt était prolongé jusqu’à fin mai
  2. ma longue absence est en fait imputable à un début de grossesse avec décollement mais que j’en voyais enfin le bout (là, j’espère que je ne me fourvoie pas)
  3. j’annoncerai ma grossesse à mes chers collègues à mon retour

Le dit-Boss a exprimé via texto sa joie de cette « bonne nouvelle » (en même temps, je l’imagine difficilement faire un autre discours même si ça devait l’embêter…) et que « bien sûr, il me laisserait le soin de l’annoncer moi-même à mes collègues ».

Voilà, c’était ma première annonce. Bien évidemment je l’avais imaginée très différente cette annonce… Quand je croyais encore que ça serait facile de faire un gosse (Oui, vous pouvez rire, vous avez le droit !). Et puis, il fut un temps, où je ne l’ai plus imaginé du tout.

Ma famille et la belle-famille ne sont pas encore au courant. On pense le faire bientôt. Mais chuut ! Je vous le réserve plus tard.

En attendant, le George passe son temps sur youtube à regarder des vidéos sur la grossesse du genre de celles du film « l’odyssée de la vie » jusqu’à ce qu’un soir, il tombe par inadvertance sur la vidéo d’un accouchement à domicile (c’est la grande mode et surtout faut immortaliser ça !)… Comme je ne voulais pas qu’il soit dégouté avant l’heure car je tiens à ce qu’il m’accompagne, j’ai mis le holà en coupant la vidéo.

J’ai donc sorti du placard les livres de grossesse qu’une ex-PMEtte m’a gentiment ramenés. Le George se régale…