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Manger cinq fruits et légumes par jour… et devenir infertile !

Ce matin, (un lapin a tué un chasseur… Chantal Goya sort de ce corps !) entre ma tasse de café et le biberon du lardon, j’entends aux infos que l’on s’offusque de la GRAAAANDE découverte suivante : le sperme est affecté par la présence de pesticides dans notre alimentation (en particulier les fruits et légumes dont on nous rabat les oreilles qu’il faut en manger 5 par jour pour être en bonne santé).

C’est partout. On ne parle que de ça.

Et là, je m’exclame sur un ton pince sans rire devant un lardon hilare : NOOOON SANS DECONNEEEEER !

Pourtant, il y a longtemps que des scientifiques (notamment danois) on tiré la sonnette d’alarme concernant l’impact de notre environnement sur la fertilité masculine (notamment pour les mimétiques hormonaux et perturbateurs endocriniens). C’est d’ailleurs le premier point évoqué dans le manifeste BAMP où notre environnement (donc notre alimentation) responsable de l’infertilité croissante (et pas que l’âge tardif de ces dames carriéristes) devrait être politiquement pris en compte.

Bref, c’est un peu nous prendre pour des cons que d’en parler comme si c’était une nouvelle découverte.

Ce qui me mets en colère, surtout… C’est quand le diagnostic d’OATS sévère a été posé, aucun professionnel de la PMA n’a cherché à comprendre la ou les causes de cette grande infertilité. Ils étaient tous pressés de me faire faire des FIV, à moi, la fertile du couple.

Quand je pense à tous ces fertiles gens qui nous ont rabâché les oreilles qu’en plus de trop y penser c’est parce qu’on ne mangeait pas assez de fruits et de légumes/qu’on buvait/qu’on fumait/voire qu’on se droguait et que, donc, il ne fallait pas s’étonner si « ça ne marchait pas« …

Non vraiment, des fois, j’ai envie de commettre des meurtres.

Mais de qui se fout-on ?

Hier au soir, j’ai cuisiné pour le lardon. Je l’écris parce que c’est suffisamment rare pour être souligné. (que la première maman qui n’a jamais utilisé de pot industriel pour nourrir son rejeton me jete le premier pot blédina)

J’ai fait une compote de pomme.

Et étant consciente depuis longtemps que la pomme (le fruit le plus consommé dans notre beau pays du fromage) est le fruit qui bouffe le plus de pesticides et que ces résidus sont les plus concentrés au niveau de la peau (vous n’avez jamais trouvé suspect que la peau d’une pomme en super marché soit aussi brillante ?), j’ai non seulement lavé ce fruit mais l’ai consciencieusement pelé.

Une magnifique pomme à la peau lustrée aux pesticides (image emprunté sur le site
Une magnifique pomme à la peau lustrée aux pesticides (image emprunté sur le site « la santé dans mon assiette » (ironie quand tu nous tiens))

J’ai juste envie de préserver la santé et la fertilité de mon fils (déjà qu’il part avec un mauvais background sur ce plan-là).

Et comme dirait l’autre « MANGER DES POOOMMES ! »

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La loi du silence ou pas

Hier matin, sur mon réseau FesseBouq (;-)), je découvre avec surprise un message d’une « amie« , qui n’est autre qu’une ancienne voisine.

Et oui sur FesseBouq, vous avez plein d’ami(e)s !

Au départ, vous commencez avec de vrai ami(e)s ou du moins ceux avec qui vous avez le plus de contacts. Puis avec ceux qu’on a perdu de vue et qu’on est content de retrouver. Et enfin, on élargit son réseau aux cousins germains puis du second degré voire du troisième degré !

Ah puis tient ! la maman s’y met aussi, alors on la rajoute comme « amie« . Les tantes et oncles un peu branchés se raccrochent aux wagons…

S’ensuit, ensuite, les neveux et nièces des deux côtés (famille et belle-famille).

On fini par rajouter, un beau jour, la voisine avec qui on jouait quand on était petite, et qui est parti vivre de l’autre côté de l’Atlantique. On se dit que comme ça, ça sera toujours sympa d’avoir des news par FessBouq, vu que, quand même, elle n’habite pas tout prêt la voisine ! Et qu’au fond, elle est gentille et qu’on l’aime bien.

Rapidement, on déchante avec FessBouq, certains vous inondent de leur score de jeux débiles, aussi vous êtes contrainte de les « masquer » dans l’actualité de votre page FesseBouq.

D’autres sont silencieux : c’est à peine s’il y a une photo d’eux sur leur profil.

L’amie-voisine fait partie de la seconde catégorie : aucune photo, aucun message sur le mur, très peu d’ami(e)s à part des contacts professionnels. Bref, le silence radio. Mais pas l’inactivité !

En effet, pour en revenir au début de ce billet, sur son message, elle me dit qu’elle me « suit silencieusement et qu’elle est au courant depuis mai de mes essais bébés« .

Grand étonnement de ma part ! Comment ça au courant ? Et au courant de quoi au juste ? des essais bébés au naturel ou avec FIV ICSI ?

Aussi, comme elle n’a pas de nouvelle de moi (entendez par là, aucun message triomphal sur le mur du type  « POSITIVE au test de grossesse !! » ni de photo de mon abdomen ou celle de mon échographie endovaginale), elle se pose des questions. Forcément…

Elle me souhaite ensuite beaucoup de « courage« …

Là ! ça sent la fille qui est courant que je galère comme une folle pour une chose si simple au commun des mortels : se reproduire.

Alors, que je vous re-situe un peu. La voisine, de passage en famille durant le mois de mai avec ses deux adorables bambines, en a profité pour faire un tour chez mes parents qui habitent tout à côté.

Vous suivez…

Ma mère a certainement tout déballer, car, à ce moment là, j’étais en plein traitement FIV !

Grrr ! Ma mère est incorrigible ! :-[

Elle avait déjà fait preuve d’une première indiscrétion en révélant mes difficultés à ma belle-sœur – la femme de mon frère.

Bon, elle ça va, car elle a eu du mal à l’avoir mon adorable nièce et surtout parce qu’elle est très compréhensive et sympa. Mais voilà, avec une nouvelle si « croustillante » (« Halala ! Tu te rend comptes ! Plume est obligée de faire une FIV, son mari est stérile ! », toute la famille de ma belle-sœur est au courant, bien évidemment…

Là, pour moi, c’est une indiscrétion de trop. Je n’ai rien contre la voisine. Mais bon… Parce qu’à la vitesse de propagation d’une nouvelle « croustillante« , c’est toute la famille de la voisine qui est maintenant au courant…Et cela à mon insu.

Ceci dit, malgré la gentillesse du message, je perçois quand même un peu de curiosité malsaine…

Cette fois, ma mère a déconné grave ! Elle a toujours été comme ça. À chaque fois, que j’avais un problème (petit ou grand) : la Terre entière était au courant !

Je lui avais pourtant bien dit que pour « Ça » : ce problème-là, très douloureux et difficile, je ne voulais pas que ça s’ébruite.

À part Elle, mon père, mon frère, ma tante avec qui je suis très proche… Ben les autres s’en tiendront à la version officielle c’est-à-dire : RIEN ! Tant qu’il n’y a pas de question, il n’y a pas de réponse 😉

Bon voilà, je me retrouve à gérer un statut d’infertile avec quelqu’un que je connais plus trop bien enfin de compte.

Et le malheur, c’est que ma mère aurait bien pu commettre d’autres indiscrétions

Vous ne croyez pas que quand on va me poser la question qui fâche « Alors, c’est pour quand ? », je ne vais pas me demander si la personne est au courant ou pas avant de lui donner une réponse.

Je crois que pour la TEC de septembre, il va me falloir trouver une ruse pour ne pas recevoir un second message du genre « Alors ? Ça a donné quoi, ton essai bébé? » de quelqu’un à qui je n’ai pas choisi de révéler mon problème.

Je vais inventer un contre-temps fâcheux de la part du centre PMA qui repousserait la TEC de 2 voire 3 mois ! Alors qu’en réalité, je la ferai en septembre. Bien évidemment 😉

Tanpis pour ma mère ! Elle l’aura cherché. Elle ne m’aura pas laissé le choix.

Si vous avez des idées en terme de mensonges, je suis preneuse ! 😉

Tout ça pour dire (bravo à celles qui sont allés jusqu’au bout du billet) que pour nous, pauvres infertiles que nous sommes, c’est facile de gérer notre problème (en même temps, on n’a pas trop le choix, hein ?) mais ça l’est beaucoup moins de l’assumer à l’extérieur !

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Quand la fertilité décroche

C’est le titre de l’article du Monde (rubrique planète).

Le petit documentaire explique très bien que pour plus de la moitié des cas de stérilité, c’est dû à une infertilité masculine.

Le médecin interrogé explique que maintenant pour 64% des FIV, c’est une FIV ICSI alors qu’il y a 15 à 20 ans on pratiquait plutôt des FIV classiques car l’infertilité masculine était moins courante.

Principaux responsables : bisphénols A, phtalates, pesticides auxquels nous avons été largement exposés il y 35 à 30 ans alors que nous étions in utero (ce qui a beaucoup plus d’impact par rapport à un adulte aux mêmes doses) et surtout auxquels nous sommes encore exposés et là je pense aux futurs hommes.

A voir donc et à méditer…

Publié dans A propos de nulliparité

Rendez-vous avec Mr Zizi

Précédemment dans ce blog, il avait été évoqué que Ninou devait consulter un urologue (Dr Zizi) afin de voir s’il était possible de remédier à son OATS et m’éviter la pénible expérience de la FIV.

Ainsi, donc, Ninou se rendit à l’hôpital St louis et rencontra le charmant monsieur.

Il est apparu que ce dernier n’était pas tout à fait d’accord avec le diagnostic du radiologue bien qu’il est aperçu la veine, source du varicocèle et donc, de notre tracas.

Voilà donc mon Ninou repartit pour faire un quatrième spermogramme : il est décidément abonné ! mais également une seconde spermoculture et enfin une analyse de sang pour titrer l’inhibine B (mais quelle est donc cette chose ?). chose curieuse, Dr Zizi trouva que ses confrères n’avaient pas assez exploré le cas Ninou, biologiquement parlant. En gros, il trouvait que les 3 spermogrammes, le caryotype, la spermoculture, les analyses de sang (biochimie, hormones etc.) et l’échographie des bourses n’étaient pas suffisants.

Frustré, donc, Mr Zizi ! Quant à nous, plutôt interloqués…

Chose positive, Dr Zizi tendit à Ninou un petit papier avec un numéro de téléphone qui nous permettra d’avoir un rendez-vous avec lui beaucoup plus rapidement que la dernière fois…Alléluia !

Edit du 2 juillet 2010 : de 5 mois on passe à … 3 mois d’attente ! Alléluia !

Pour ma part, je serai de nouveau reçue par Dr Bébé pour lancer la FIV. Vu le boulot qui m’attend, je vais devoir trouver le bon moment. d’ailleurs à ce propos, je vais écrire un billet sur comment conjuguer boulot et FIV.

Edit 2 : Ninou a revu le Dr Zizi qui lui a prescrit des antibios et du tocophérol. Entre-temps grâce à mes vitamines ses hittistes sont passé de 6 millions à 13 millions, plus mobiles et de 90% d’atypiques on est passé à 76% !!! Bizarre que Dr Zizi n’est fait aucune remarque ! On attend le résultat du 5° spermogramme pour voir si Dr Zizi est aussi plus efficace que moi… verdict bientôt.

Publié dans A propos de nulliparité, A propos de Positive Attitude

La FIV ICSI se confirme

Avec Ninou, nous avons vu le Docteur Bébé, qui au vu des merveilleux résultats spermatiques, nous a bien confirmé que pour avoir un bébé, il faudrait passer par cette technique.

Je craignais, de la part du Docteur Bébé, une obligation en force pour la FIV au détriment d’essai de thérapeutiques alternatives. Aussi, il est d’accord, pour qu’on voit l’andrologue (qui pourra peut-être régler le problème) avant d’envisager de passer à la FIV — même s’ il aurait préféré qu’on lance les deux parallèlement (FIV + andrologue) — mais également qu’on se laisse le temps d’en discuter tous les deux.

Et last but not the least, il n’est pas opposé — dans l’éventualité où se lance — à ce qu’on implante un seul embryon au lieu de deux car il a bien compris qu’une grossesse gémellaire serait une catastrophe pour nous. Là aussi, je croyais (à tord) que comme tout thérapeute qui se respecte, on nous aurait forcé la main…

En effet, en France, on implante généralement deux voire trois embryons par tentative ce qui augmente les chances de grossesse (22% environ) mais également les chances d’une grossesse multiple (20% des tentatives de FIV qui ont réussi) avec les complications inhérentes à une grossesse multiple c’est-à-dire plus de risque d’avoir des prématurés, plus de fatigue pour la mère etc.

Moi, je ne m’imagine pas avec des jumeaux. Je n’en retirerai aucun plaisir ! On a l’habitude de dire que quand on a des jumeaux, c’est deux fois plus de bonheur…Mouais, on repassera, pour moi, c’est quatre fois plus de problème et surtout moitié moins de bonheur car trop de travail à jongler entre ton bureau, les transports, les couches, les biberons et beaucoup moins de temps à consacrer par bébé. C’est égoïste, mais mathématiquement ça fait deux fois moins de temps par enfant ! En effet, si j’en prend un dans les bras, l’autre va pleurer pour être dans les bras également. Il faut une organisation militaire difficilement conciliable avec mon état d’esprit. Je ne parle même pas de la difficulté pour les placer en crèche ! Surtout à Paris…

Donc la prochaine étape, c’est l’andrologue que je vais appeler Mr Zizi 😉

Autre bonne nouvelle : naturellement, on peut quand même concevoir avec une chance de 2 à 3 % ! ça fait 1 chance sur 50 soit — en prenant en compte le nombre de cycles menstruels par an — un chance de grossesse tous les 4 ans !

Voilà encore deux ans à attendre… Non, je plaisante, je pense qu’on va tenter la FIV avec un seul embryon (10% de chances de grossesse soit 5 fois plus que naturellement) durant l’année 2010 et plutôt au second semestre car le premier sera consacré à Mr Zizi pour « donner sa chance au produit » 😉

Pour finir, voici quelques liens qui pourraient être utiles :

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OligoAsthénoTératoSpermie le retour…

Voilà le verdict est tombé hier. Le second spermogramme de George est aussi mauvais que le premier.

Il y a toujours que 6 millions de spermatozoïdes, une mobilité de 50% (au lieu de 80%), un taux de progression digne des plus lentes tortues et quant à la morphologie (13% de normaux seulement) c’est catastrophique ! D’ailleurs sur le papier il y a marqué « tous les paramètres spermatiques sont anormaux » et leur conclusion est sans appel « Oligoasthénotératospermie IMPORTANTE« .

Là franchement c’est dur, car j’espérais encore le coup de fatigue expliquant les mauvais résultats du premier spermogramme.

Pour arranger le tout, mon désespoir est tel que je n’ai même pas envie d’en parler avec mes parents car je sais que je ne trouverai pas le réconfort qu’il me faudrait. déjà pour le premier spermogramme j’ai eu droit de la part de ma mère à un :

« tu vois c’est pas toi la responsable ! »

Excellente réponse n’est-ce pas pour vous réconforter ? 😦

Je crois de toute façon que personne dans mon entourage direct ne peut m’aider ou me réconforter car personne n’a traversé cette épreuve. George et moi nous sommes seuls et livrés à nous-mêmes.

C’est pareil pour son chômage, les personnes qui disent vouloir l’aider (j’y reviendrai), n’ont pas fait l’effort suffisant pour vraiment l’aider car dans leur tête tu sens que George c’est un cas désespéré d’avance donc pourquoi faire des efforts ?

1°Règle de ce monde de merde : Quand tu es dans la mouise, c’est que tu es un raté et c’est donc normal qu’on ne t’aide pas. On n’aide que les winners pas les losers

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Varicocèle

Mon George a passé subit une échographie de ses bijoux de famille lundi dernier.

Il est apparut que son testicule gauche présente un varicocèle qui est une varice de la veine alimentant ledit testicule.

Qui dit varice, dit stagnation de sang et donc chaleur. Or la chaleur c’est mauvais pour la spermatogénèse.

D’après ce que j’ai pu lire sur Internet, même situé à un seul testicule, cela peut être suffisant pour chauffer les deux.

Sur cette page, on apprend que cette affection touche plus souvent le testicule gauche que le droit et que c’est encore plus rare quand c’est bilatéral. Les études sont contradictoires : les hommes souffrants de varicocèle ne sont pas tous infertiles (en fait assez peu sont infertiles) mais quand il y a infertilité, c’est généralement associé à un varicocèle.

Traitements envisagées :

  • chirurgie (incision classique ou par endoscopie) pour ligaturer la veine
  • embolisation du varicocèle : une vidéo de l’intervention sur Canal U