Publié dans Maman d'un Plumeau

[bilinguisme] Phase mutique ou rébellion ?

Je ne vous avez plus embêté(e)s avec mon marmot et l’acquisition de l’anglais, mais là, on a du nouveau.

J’ai remarqué que le Plumeau s’intéressait moins à l’anglais, rechigné à être récupéré par Nounou T (à qui on avait enfin réussi à prolonger son séjour en France, c’est un peu ballot) même si au final ils font quand même des choses ensembles (beaucoup de sorties et de dessins de lions et de dinosaures) et marquait un intérêt modéré aux DA en anglais.

Après, c’est vrai qu’il est pas mal fatigué et qu’il a envie de voir sa famille : il regrette beaucoup d’avoir dû rentrer du Sud parce qu’il ne voit plus Papi et Mamie et voudrait que ça soit toujours Tata qui vienne le chercher à l’école (surtout qu’elle a des bonbons avec elle).

Après, c’est vrai qu’il est plutôt tourné vers les dessins et notamment dessiner les lettres. Plus dans le visuel et moins dans l’oral.

Alors, forcément je me suis remise en question aussi. Toutes ces fois où il a essayé de dire quelque chose en anglais et où on n’a pas capté son père et moi. Rien de tel pour décourager !

Et puis, clairement nous avons été pas mal pris par d’autres choses et l’anglais à la maison est passé après, surtout que j’avais Nounou T pour ça à la base.

Et puis, je suis tombée sur cet article avec la rubrique Comment gérer la rébellion bilingue, et ça m’a rassurée. Je vais tenter de suivre les conseils.

  • Moins poser de questions « Et comment tu dis ça en anglais ? »,
  • plus l’immerger de façon naturelle (et pourquoi pas dans le bain ? J’y reviendrai).
  • Plus l’encourager car il en a besoin et j’avoue que j’ai pas mal fait défaut sur ce plan-là.
  • Plus le motiver aussi.

Je me dis que notre voyage à l’étranger cet été va aider, car il verra l’intérêt de parler une langue internationale. J’avais été agréablement surprise de sa volonté lors de notre séjour à Florence.

Après, j’ai découvert ici, qu’il y avait une « phase de mutisme » qui semblerait soit tout à fait courante chez les enfants bilingues ou du moins ceux élevés dans un milieu bilingue.

Je cite : « Votre enfant bilingue est en train de s’approprier une nouvelle langue, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain. Tous les enfants dans son cas passent par une phase silencieuse très active, où ils se laissent  imprégner par les nouvelles sonorités tout en essayant de les décoder. Cette période silencieuse  peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois.  »

Et effectivement, même si nous élevons notre fils dans une famille monolingue, je pense que le Plumeau intègre et plus que je ne le pense.

L’autre jour, dans le bain, je lui ai posé une question en anglais.

« How many animals ? »

Comme il n’avait pas saisi, j’ai montré les 3 figurines immergés dans la mousse.

Et là, il les a compté en anglais.

J’ai peut-être eu du bol. Ou pas.

Publié dans Maman d'un Plumeau

Le billet coup de gueule du vendredi

Alors voilà, comme j’en ai marre d’attendre si je vais évoluer professionnellement (ou pas !), je propose le billet coup de gueule du jour qui sera bientôt suivi par le billet « Retour sur nos vacances de Pâques » car nous avons fait des choses quand même avec mon Plumeau de trois ans. Il n’aura pas fait que du centre aéré

AAAAAH ! LE Centre aérééééééééé !

C’est justement là où je voulais en venir.

Sur le papier comme ça, c’est rudement chouette. Tu déposes ton môme le matin, et toi pendant ce temps-là, tu bosses ou tu fais semblant de bosser (ou tu fais ton entretien de candidature le cas échéant), voire, si t’es un mauvaise mère, tu te reposes parce que quand même c’est les vacances bordel !

Bref, théoriquement, le centre aéré c’est bien.

Sauf que hier soir, alors que je récupérais mon chérubin, on m’a lancé d’un ton sec un « Ah bon ! Il a pas de déguisement ? Mais quand même c’est bizarre… Ouais bon… » Et là, soupir méprisant suivi d’un « Ben, on lui en passera un pour demain alors… »

  1. Primo : je ne vois pas en quoi c’est étrange de ne pas avoir de déguisement
  2. Secundo : je ne vois pas pourquoi je devrais investir dans une vilaine panoplie de Batman made in Bangladesh à 24€ pour que ça soit porté une fois dans l’année et que ça encombre mes placards. Je vis dans un 60m2 (je rappelle) !!!!!!!!
  3. Tertio : le centre est gavé (poke les bordelaises) de déguisements en tout genre, et vu ce que je paye par mois (tranche maxi oblige), je crois qu’on peut se fendre de lui prêter un déguisement à mon fils et même pas un joli qui plus est…

Bref, cette réflexion m’a gavée (poke les bordelaises bis). Plus ça va, moins je supporte ce type de pression qu’on te file à toi la mère.

« Comment ? Vous z’avez pas fait le gâteau vous même ?

— Ben non con*****, je bosse, je fais les courses, je rentre tard, je m’occupe de mon fils le soir (quasi exclusivement)(team parent permanent). »

« Mais vous z’êtes pas venue à la fête ?

— Ben non con*****, je bosse, je fais les courses, je rentre tard, je m’occupe de mon fils le soir (quasi exclusivement)(team parent permanent). »

« Vous z’avez pas apporté des rouleaux PQ et des boîtes à œufs vides !

— Ben non con*****, je bosse, je fais les courses, je rentre tard, je m’occupe de mon fils le soir (quasi exclusivement)(team parent permanent). Et surtout je paye forfait maxi pour que vous vous équipiez… »

Bref.

ça me gave (poke les bordelaises ter).

Mais le pompon, c’est quand la dame s’est permis d’imiter mon fils en train de bégayer (car oui, le bégaiement a fait son retour depuis une bonne dizaine de jours en version plus light que l’été dernier).

Et là, j’ai frôlé l’arrêt cardiaque.

J’en suis restée tellement coite que je n’ai pas repris la malotrue sur le champs.

Parce que bien évidemment, il était impossible de lui redresser les bretelles le lendemain matin (ce matin donc) puisqu’elle était environnée d’enfants.

C’était plus le moment ni le lieu.

Il a fallu cet incident pour réaliser que la dame en question a sûrement pris mon fils en grippe.

Je me remémore quelques une de ses phrases et là, tout s’éclaire.

« Ben aujourd’hui, il a été sympa… C’est suffisamment rare pour être souligné »

« Tu veux pas dessiner ? Ben… Dessines pas » (et surtout fait pas chier) à l’adresse de mon fils vous aurez compris.

« Ah ben ça, c’est sûr que le Plumeau… Faut qu’il fasse sa vedette »

« La maîtresse, elle est bien sympa de le récupérer pendant les siestes mais vous z’en faîtes quoi de la vie en collectivité ? Hein ? »

Je suis énervée, mais je suis surtout énervée contre moi-même.

Voilà le centre aéré c’est bien en théorie, après, il y a la réalité.

 

Publié dans Maman d'un Plumeau

L’inspecteur Toutou – le spectacle

La semaine dernière, nous avons été voir au guichet Montparnasse, l’Inspecteur Toutou.

Deux acteurs nous font revisiter les contes à leur façon.

Les enfants sont invités à s’assoir tout devant pour participer. Certains n’ont pas osé.

Participer. Le mien ne s’en est pas privé, au point que les acteurs ont dû développer des trésors d’improvisation pour reprendre le fil. On voit qu’ils ont l’habitude d’avoir affaire à des trublions qui leur parlent de crottes de nez comme le mien pendant leur prestation.

Je pense que ça reste un spectacle pour enfant qui connaît déjà tous les contes.

Le mien ne connaissait que le petit chaperon rouge pour arriver à saisir complètement l’intrigue. Il y a eu un moment où il a décroché, mais je lui ai demandé de rester sage, de regarder et de ne pas aller se cacher sous les gradins.

Le spectacle dure une heure. Peut-être un peu long pour un trois-ans, il faut démêler les fils de l’intrigue et, même avec de gros indices portés par les acteurs, ça reste compliqué pour qu’un enfant de 3 ans comprenne tout. Je pense que l’âge idéal c’est plutôt 5 ans. Malgré tout, Plumeau s’est bien amusé, au point que quand ça s’est fini, il a pleuré et rouspété parce qu’il voulait encore le spectacle.

Bref, n’hésitez pas ! La place ne coûte que 6 euros sur billets réduc. Un excellent tarif pour un premier spectacle au théâtre avec un tout-petit.

Tout est .

A noter, que la même équipe propose le spectacle « La Sorcière du placard aux balais ». Je pense qu’on ira le voir un de ces quatre. Cela va m’obliger à emprunter les contes de la rue Broca. Je ne connais absolument pas. Ben oui…

Mais s’il y a des sorcières ça devrait plaire à mon Plumeau de fils.

Publié dans Maman d'un Plumeau

[Chut les enfants lisent] Dirty Bertie

Toujours sur une initiative de Devine qui vient bloguer, je vous propose un livre que le Plumeau adore en ce moment.
Un livre in english qui plus est…

Il s’agit de Dirty Bertie de la maison d’édition Little Tiger.

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Le livre parfait pour le petit garçon qui aime manger ses crottes de nez, ce qui est le cas du fruits de nos entrailles (avec l’aide d’un tas d’hormones de synthèse, et d’éprouvettes).

Petit bonus : un CD avec l’histoire lue et la chanson.

L’histoire: Un petit garçon qui a des habitudes dégoutantes comme manger un bonbon trouvé sur le sol, lécher le visage de son chien, jouer avec les vers de terre, faire pipi dans le massif de fleurs et manger ses crottes de nez bien sûr.

L’occasion pour le sieur de découvrir du vocabulaire tout en s’amusant, et éventuellement d’apprendre les bonnes manières. Éventuellement seulement.

Publié dans Des choses et d'autres, Maman d'un Plumeau

Quoi faire avec un trois-ans à Florence ?

Alors que faire avec un marmot à Florence ? Car, en effet, l’image que l’on se fait de ce type de voyage, c’est que c’est plutôt dédié au culturel et à l’Histoire avec un grand H (Florence fait référence à la famille Médicis et à la Renaissance), et éventuellement à la gastronomie toscane ou/et à son artisanat (orfèvrerie, tannerie etc.)…

Bref, beaucoup de belles et bonnes choses qui devraient susciter un intérêt vraiment très très limité de la part d’un tout jeune enfant comme un Plumeau de 3 ans et 1 mois.

Rajoutez à cela, que cet enfant ne fait plus de sieste post-prandiale en journée…

(On est foutus !)

Je m’étais, bien entendu, renseignée à gauche à droite (sur Google en fait) pour voir quoi faire de mon môme à Florence, et il était hors de question de nous priver des choses à voir parce que ça serait long/fatiguant et/ou hors d’intérêt pour un trois-ans.

Rajoutez à cela, que le George refusa qu’on emmène une poussette…

(On est RE-foutus !)

Et bien… Bonne nouvelle : les enfants à Florence sont plutôt bien accueillis et même mieux qu’en France !

Dès notre arrivée, alors qu’on s’était posés (avec nos valises) pour attendre la propriétaire du T2 dans un salon de thé, le Plumeau a eu droit à des sourires du serveur (et non des regards appuyés sur sa personne par l’homologue parisien qui redoute que notre Merveille ne dérange la clientèle). En plus, des sourires, il s’est adressé directement à lui, lui a passé la main dans les cheveux et lui a prêté un petit bonhomme pour l’occuper qu’il finira même par lui donner.

Bref, à Florence, on s’intéresse presque plus à votre chérubin qu’à vous. Ce fut pareil dans tous les endroits où on a consommé (restaurants, trattoria, salons de thé etc.). Systématiquement, le ou la serveuse a blagué avec notre Plumeau, lui a donné de quoi occuper ses mains (et foutre la paix à ses géniteurs) comme une fois des cotillons, vient s’assurer qu’il aime bien les pasta (et oui, encore des pâtes). On va dire que ça nous change de l’accueil à Paris où on peut déjà s’estimer heureux, en tant que famille, de ne pas avoir été placés en face de la porte d’entrée et ses courants d’air et où on vous demande à peine d’un ton pincé « ce que l’enfant prendra, sinon ça vous intéresse il y a le menu enfant à 12€« .

C’est bien simple, nous ne sommes tellement pas habitués à bénéficier de telles faveurs (parce que nantis d’un petit marmot), que lors de notre retour en France, alors que nous nous avancions vers une longue file d’attente pour passer à la sécurité de l’aéroport, nous avons grogné sur l’agent qui nous a interpellés – pensant  à tord, qu’il allait nous signaler qu’on avait fait un truc de travers et nous ralentir encore plus. En fait, ils nous a fait couper toute la file… Du coup, on s’est trouvés un peu piteux face à cet homme, bredouillant des excuses à la place de remerciements :-/

Je peux revenir aussi sur la propriétaire du T2 qui avait ramené des chocolats au Plumeau, une petite boîte de produits de soins (shampoing, savon, gants) spéciale enfant, un petit porte-clé en forme de hibou, et elle avait également disposé des peluches sur son lit.

Bref, à Florence, les gosses sont vraiment bien accueillis.

Plus important, on peut faire et voir des choses avec eux.

Florence, c’est la ville de Pinocchio !

Il y a l’atelier Bartolluci avec toutes les figurines en bois, des jouets en bois et d’autres sculptures en bois plus improbables comme une énorme moto. Vous pouvez poser avec Pinocchio, et le Plumeau ne s’est pas fait prier.

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Plus d’infos : par et .

Le magnifique manège à chevaux de la Piazza della Repubblica

Ce manège nous a sauvé la vie.

(non, je n’exagère pas !)

Sachez que vous pouvez dealer avec un trois-ans.

« Si tu es sage pendant la visite dans le Graaand Musééééé, tu auras droit à des tours de manège ce soir !« 

Si bien que la visite de la Galerie des Offices s’est effectuée sans encombre, ponctuée, il est vrai, de nombreux « Maman, ze suis saaaaaze (ndlr : sage) ! ».

(On avait intérêt, le soir même, à payer ces 3h de relative tranquillité en tours de manège sonnants et trébuchants)

Bonus : le tour de manège n’est pas cher du tout, comparé à ce qui se pratique à Paris et proches banlieues. Le tour enfant, 1€. Le tour adulte, 2€.

Les musées où il est permis de toucher !

Je vous avez déjà évoqué ces deux musées : le musée Léonard de Vinci et le musée Galileo, avec une nette préférence pour Léonard.

Non parce qu’il n’y a rien de plus frustrant, pour un enfant, et surtout pour le mien Grand Tripoteur devant l’Éternel, de s’entendre dire qu’il ne faut pas toucher.

Attention, cependant, dans le musée Léonard, il n’est pas permis de toucher à tout. Déjà une salle entière est dédiée aux manipulations, mais dans les deux autres salles, il y a quand même d’autres expériences que le visiteur peut réaliser. Il y a même un machine de musculation. Si… Léonard avait pensé  à tout ! Même aux adeptes du culturisme !!!

Les jardins

Je ne pourrai malheureusement pas vous en dire quand chose car nous n’avons pas eu le temps d’aller les visiter. Et puis, il faisait froid. Et puis, le Plumeau avait déjà pas mal sillonné les rues et les musées… On e eu pitié.

Sachez, cependant, qu’il y a le jardin de Boboli juste derrière le Palazzio Pitti.

Plus d’infos : ici.

Ne pas l’avoir fait constitue un de nos ratés du séjour, mais j’y reviendrai.

Sortir de Florence

Trois villes : Sienne, Lucques, Pise. Vous pouvez aussi visiter les vignobles Toscans et goûter à leur Chianti, mais là, il aurait fallu une voiture, et ne pas être nantis d’un trois-ans.

On a seulement visité Sienne qui est une ville magnifique. C’est à 1h de bus qu’on emprunte à la gare routière. Comptez 7€ la place par personne. Enfant compris…

Vous avez également l’option train, mais on nous l’a fortement déconseillés car la gare n’est pas en plein centre ville alors que le bus vous emmène jusqu’au centre ville.

Sienne, c’est aussi l’occasion pour le Plumeau de courir sur la grande place en forme de coquillage.

Plus d’infos pour y aller : ici.

Le festival de lumières #FlightFirenze

En toute fin d’année, il y a le festival de lumières qui permet d’illuminer plusieurs endroits de la ville. Une autre bonne raison de faire sillonner la ville votre chérubin par grand froid.

Chaque soir, après le « manèze », il voulait voir le « pestacle du Ponqué Vecchio ».

Le site officiel.

Si vous tweetez, ce festival a son propre Hashtag #flightfirenze

Le compte Instagram du festival

Et voilà, je crois que j’ai fait le tour de ce qu’on peut faire avec un trois-ans à Florence.

Publié dans Maman d'un Plumeau

Quand la parole déraille…

Jusqu’il y a peu, on nous disait toujours sur un ton admiratif que notre fils « parlait bien ». Moi, perso, je ne trouvais pas qu’il parlait mieux que les autres, et pourtant, le personnel de la crèche me certifiait que si… Le Plumeau était plutôt en avance sur ce plan-là.

Bref, tout allait bien. Le Plumeau parlait avec fluidité et avec un vocabulaire assez riche qui parfois, je dois le dire, me surprenait.

Comment pouvait-il connaître ce mot-là ? Cette expression ?

Et puis, un soir, en rentrant du travail, je découvre un Plumeau bégayant lourdement. Le matin je l’avais déposé à la crèche avec son bavardage normal, et le soir, j’entendais un « Moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi… » (le Plumeau a tendance à commencer ses phrases par un « Moi, je… »).

Force était de constater qu’il n’arrivait pas à dépasser le premier mot ou alors au bout d’une vingtaine de « Moi ».

Je vous avoue que le côté brutal de l’irruption du bégaiement m’a beaucoup interrogée et inquiétée.

Avais-je fait quelque chose ou dis quelque chose qui aurait pu provoquer ça ?

Avait-il vécu un incident/un traumatisme à la crèche ?

Le lendemain matin, je signalais cette nouveauté aux puéricultrices en demandant d’enquêter sur la journée de la veille.

Elles ne trouvèrent rien qui aurait pu provoquer le bégaiement de façon si subite et si prononcé.

On me conseille alors de le faire voir par une orthophoniste au plus vite compte tenu du caractère brutal de la chose. Problème : nous sommes à quelques jours du départ en vacances en fin juillet.

Mais vous me connaissez… Après un long parcours en PMA, je suis devenue experte pour obtenir un rdv dans les plus brefs délais.

Bref, la veille de notre départ pour Barcelone, j’obtiens le Graal. Bon, c’était en pleine matinée, jour où j’étais censée bosser, mais on ne peut pas non plus chipoter sur l’heure vu le contexte.

Je suis tombée sur une jeune femme très amène qui a mis Plumeau à l’aise avec des jouets et qui m’a interrogée.

Avions-nous déménagé ? Non

Un second enfant avait-il fait son apparition ? Non (loool !)

Des tensions dans le couple ? Non

Des soucis à la crèche ? Non

Rentrée scolaire… Ah oui, non pas encore…

Ensuite, elle m’explique que je n’ai rien à me reprocher contrairement à tout ce que je risque d’entendre (le bégaiement… L’autre pathologie qui provoque des RALC comme l’infertilité). C’est génétique.

Il y a deux types d’enfants qui ont des troubles de la fluence du langage :

  • les enfants avec retard ou troubles de langage
  • les enfants en avance sur le langage

Malgré les « Moi… Moi…Moi » répétitifs, elle avait perçu que le Plumeau faisait parti de la seconde catégorie. Le cerveau va trop vite.

A savoir que ça rentre dans l’ordre de lui-même au bout de 2 à 6 mois mais pour 3 enfants sur 4. Il reste donc 1 enfant sur 4 pour qui ça va perdurer et dont il va falloir intervenir. Impossible de savoir lequel d’où le fait qu’il ne faille pas prendre le bégaiement à la légère.

Je suis repartie avec une feuille de sévérité à remplir chaque jour, et quelques astuces pour tenter de limiter voire résorber le problème :

  • être vigilante quant à la qualité du sommeil
  • proposer des questions fermées, puis semi-ouvertes puis ouvertes
  • faire respecter les temps de parole car le Plumeau nous coupe tout le temps la parole non seulement parce qu’il aime montrer en permanence qu’il existe mais surtout parce qu’il profite des moments où son débit est fluide sauf qu’il va vous sortir des trucs qui n’ont rien à voir avec le schmilblick. Il doit donc apprendre à canaliser.
  • allonger les voyelles sur le premier mot ou syllabe qu’il répète. allonger les voyelles pour l’histoire du soir.
  • privilégier le contact physique et visuel (en effet, l’enfant bégayeur a le regard fuyant) lorsqu’il s’exprime

Alors… Où en sommes-nous côté bégaiement ? Et bien, c’est fluctuant.

Les vacances nous ont fait du bien. Le bégaiement avait même disparu pendant 5 jours. Et là, depuis une semaine, il est de nouveau là. La fatigue n’aide pas bien sûr. Les vacances ça fatigue aussi, le trajet retour en voiture, la canicule et le sommeil plus que perturbé non plus.

Le Plumeau allonge de lui-même la voyelle quand il sent qu’il commence à buter, ce qui donne un « maaaaaaaman » et ça lui permet de finir sa phrase.

Nous voilà donc nantis d’un nouveau pote dans la famille Plume promesse de posts savoureux sur ce blog…

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La mise en place de la propreté (ou l’art de préserver son secret)

Il y avait longtemps que je ne vous avez plus bassiné (elle était facile celle-là j’en conviens) avec la propreté ou plutôt l’absence de propreté de mon rejeton.

L’autre jour, chez la directrice d’école et entre deux invectives vaines pour faire assoir le Plumeau ou l’empêcher de toucher à n’importe quoi, j’ai réussi à signaler que ce dernier n’était absolument pas près de trouver la voie de la propreté. Je concluais donc ma révélation qui n’avait nullement étonnée mon interlocutrice par un « Si vous avez des tuyaux ».

Et c’est là qu’elle m’a ressortie le même blabla habituel censé te rassurer mais qui ne t’avance absolument pas dans ton schmilblick.

Parce que sa tirade Huggy-les-bons-tuyaux, je l’avais déjà entendue mainte fois, et j’imagine que la mère qui me lit derrière son écran doit en soupirer également d’agacement. Je classe ça au même niveau que le fameux « Tu verras, il suffit de ne plus y penser et ça viendra tout seul » (coucou les PMEttes !) ou le non moins inévitable « Faut partir en vacances, se relaxer, et tu reviendras enceinte« .

Alors le blabla est le suivant :

  • Surtout ne pas mettre la pression à l’enfant
  • L’habituer au pot
  • Profiter de l’été, vous verrez, avec les vêtements plus légers, ça se mettra en place tout seul.
  • Et voilà ! (Démerdes-toi avec ça)

Pffff… Pendant ce temps, je vois des enfants de la section de crèche du Plumeau, à peine plus âgés que lui, qui porte déjà la culotte, bref qui sont sur la voie de la propreté… Et comme par hasard, ces enfants-là sont des numéros2 ou 3 de la fratrie…

Tous des enfants de multipares. Elles ont donc un truc du fait de leur expérience. Forcément !

Et quand je les interroge sur leurs astuces, j’ai droit à une litanie d’auto-louanges qui ne m’avancent pas sur la quête de la propreté, voire qui me dépriment complètement puisque leur chérubin demande à aller sur le pot alors que le mien en est encore à omettre de nous signaler qu’il a fait la grosse commission…

Elles ne me donnent même pas un début d’astuce. J’ai droit généralement à un « Oh ben c’est quand il le décidera… » suivi inévitablement d’une auto-louange « Moi, MON fils, il fait même ses siestes sans couches !  » et gnagnagni et gnagnagna…

Si bien que pour moi, l’accès à la propreté revêt le même mystère que la mise en place de l’allaitement soit disant naturel et facile. Il y a celles qui ont leurs astuces/trucs/tuyaux, et il y a les autres qui galèrent. Je fais définitivement partie de l’autre catégorie. Et cela pour tout ce relève de la maternité.

Je suis tellement blasée que je ne vais même pas vous demander les astuces…

Comme d’habitude, je vais me démerder (elle était facile aussi, j’en conviens) ou plutôt je vais laisser le soin au Plumeau de le faire puisqu’il paraît que c’est lui qui décide s’il est prêt.