Publié dans Maman d'un Plumeau

[bilinguisme] Phase mutique ou rébellion ?

Je ne vous avez plus embêté(e)s avec mon marmot et l’acquisition de l’anglais, mais là, on a du nouveau.

J’ai remarqué que le Plumeau s’intéressait moins à l’anglais, rechigné à être récupéré par Nounou T (à qui on avait enfin réussi à prolonger son séjour en France, c’est un peu ballot) même si au final ils font quand même des choses ensembles (beaucoup de sorties et de dessins de lions et de dinosaures) et marquait un intérêt modéré aux DA en anglais.

Après, c’est vrai qu’il est pas mal fatigué et qu’il a envie de voir sa famille : il regrette beaucoup d’avoir dû rentrer du Sud parce qu’il ne voit plus Papi et Mamie et voudrait que ça soit toujours Tata qui vienne le chercher à l’école (surtout qu’elle a des bonbons avec elle).

Après, c’est vrai qu’il est plutôt tourné vers les dessins et notamment dessiner les lettres. Plus dans le visuel et moins dans l’oral.

Alors, forcément je me suis remise en question aussi. Toutes ces fois où il a essayé de dire quelque chose en anglais et où on n’a pas capté son père et moi. Rien de tel pour décourager !

Et puis, clairement nous avons été pas mal pris par d’autres choses et l’anglais à la maison est passé après, surtout que j’avais Nounou T pour ça à la base.

Et puis, je suis tombée sur cet article avec la rubrique Comment gérer la rébellion bilingue, et ça m’a rassurée. Je vais tenter de suivre les conseils.

  • Moins poser de questions « Et comment tu dis ça en anglais ? »,
  • plus l’immerger de façon naturelle (et pourquoi pas dans le bain ? J’y reviendrai).
  • Plus l’encourager car il en a besoin et j’avoue que j’ai pas mal fait défaut sur ce plan-là.
  • Plus le motiver aussi.

Je me dis que notre voyage à l’étranger cet été va aider, car il verra l’intérêt de parler une langue internationale. J’avais été agréablement surprise de sa volonté lors de notre séjour à Florence.

Après, j’ai découvert ici, qu’il y avait une « phase de mutisme » qui semblerait soit tout à fait courante chez les enfants bilingues ou du moins ceux élevés dans un milieu bilingue.

Je cite : « Votre enfant bilingue est en train de s’approprier une nouvelle langue, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain. Tous les enfants dans son cas passent par une phase silencieuse très active, où ils se laissent  imprégner par les nouvelles sonorités tout en essayant de les décoder. Cette période silencieuse  peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois.  »

Et effectivement, même si nous élevons notre fils dans une famille monolingue, je pense que le Plumeau intègre et plus que je ne le pense.

L’autre jour, dans le bain, je lui ai posé une question en anglais.

« How many animals ? »

Comme il n’avait pas saisi, j’ai montré les 3 figurines immergés dans la mousse.

Et là, il les a compté en anglais.

J’ai peut-être eu du bol. Ou pas.

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[Chut les enfants lisent] Dirty Bertie

Toujours sur une initiative de Devine qui vient bloguer, je vous propose un livre que le Plumeau adore en ce moment.
Un livre in english qui plus est…

Il s’agit de Dirty Bertie de la maison d’édition Little Tiger.

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Le livre parfait pour le petit garçon qui aime manger ses crottes de nez, ce qui est le cas du fruits de nos entrailles (avec l’aide d’un tas d’hormones de synthèse, et d’éprouvettes).

Petit bonus : un CD avec l’histoire lue et la chanson.

L’histoire: Un petit garçon qui a des habitudes dégoutantes comme manger un bonbon trouvé sur le sol, lécher le visage de son chien, jouer avec les vers de terre, faire pipi dans le massif de fleurs et manger ses crottes de nez bien sûr.

L’occasion pour le sieur de découvrir du vocabulaire tout en s’amusant, et éventuellement d’apprendre les bonnes manières. Éventuellement seulement.

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Let me introduce… Nounou T !

Après l’ère de la Nounou B, voici l’avènement de la Nounou T ou si vous voulez Nounou Bis.
Nous l’avons reçu en entretien et nous l’avons engagée d’office (en même temps, on n’a pas reçu d’autres profils).
Ceci dit, je pense que même si ça avait été le cas, on aurait maintenu notre choix.

Elle est mexicaine, a 31 ans et 13 ans d’expériences dans l’enseignement en langues. Anglais dans son pays, espagnol à Londres, et là, elle veut perfectionner son français qui est déjà très bon.

La première question que nous avons posé c’était se savoir combien de temps elle souhaitait rester en  France. Non seulement elle reste jusqu’en juin mais souhaite prolonger son séjour.

En plus de la garde d’enfant en mode anglophone, elle donne des cours d’anglais aux adultes.

Une Nounou résolument tournée vers l’enseignement.

Autre point positif, elle ne parlera vraiment qu’en anglais au Plumeau, et saura se faire respecter. Fini Rio 2 ! La Nounou B ayant pris l’habitude brandir le DVD Rio 2 depuis quelques temps…

Elle est prévenue du caractère particulièrement vif du Plumeau qu’il va falloir occuper. Elle fera beaucoup de jeux et de chansons (ça tombe bien, Plumeau est un petit oiseau chanteur).

Bref, nous verrons ce que cela donnera.

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Une nounou anglophone par agence : mon 2ème bilan

Si vous vous souvenez bien, j’avais fait un 1er bilan par ici.

La Nounou B va prendre congé puisqu’elle repart dans son Brésil natal à la fin du mois, et c’est donc l’occasion pour moi de refaire un bilan après trois mois de cette expérience.

L’agence :

Je n’ai pas grand chose à dire sur la période des deux mois qui se sont écoulés puisque la nounou B et moi avons fonctionné sans eux.

Reste que plus on se rapprochait de la fin du séjour de la nounou, plus il devenait difficile de déplacer une séance car la nounou B devenait de moins en moins disponible (examens universitaires, obtention de certificat universitaire, voyages), donc j’ai dû annuler deux prestations et comme ces annulations venaient d’elles je n’aurais normalement pas à les rétribuer.

J’ai quand même dû leur rappeler que nounou B repartait très bientôt dans son pays natal et que, de ce fait, j’allais me retrouver sans nounou bilingue en janvier. L’agent que j’ai eu en ligne a eu l’air de le découvrir et a lancé immédiatement la procédure de recrutement. Malgré l’efficacité, je regrette le manque de proactivité.

Finalement, au bout de trois semaines, et lors d’un autre appel de ma part, je les ai interrogés sur le devenir de cette campagne de recrutement (d’autant plus que j’avais reçu leur mail promotionnel faisant part de l’arrivée de nouveaux intervenants et que si on était intéressés pour des stages de langue pendant les vacances scolaires, ces derniers seraient tout disposés à inculquer à nos charmants chérubins les rudiments d’anglais). Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que trois candidats potentiels devraient seraient susceptibles de se positionner.

Au bout du compte, hier j’ai reçu vers 9h un premier SMS de l’agence m’invitant à me connecter sur l’espace afin de consulter le profil d’un candidat et de proposer une date de rdv.

2h plus tard, je reçois un second SMS m’invitant à faire la même chose puis cinq minutes plus tard un appel de l’agence.

On m’explique donc qu’il faudrait vraiment me connecter et proposer un rdv à la personne. Je leur demande si les deux SMS correspondent à la même intervenante, on me répond que non mais que la 1ère ayant eu une proposition de rdv par une autre famille s’est désistée me concernant. Je comprend assez vite qu’il va falloir être réactive sous peine de ne plus avoir de candidats.

Et du coup, je me rend compte qu’en proposant un rdv à un candidat, je ferme la porte aux autres, sauf que j’aurais bien aimé cette fois rencontrer plusieurs nounous potentielles afin de faire un choix.

Je rencontre donc ce vendredi après-midi la nouvelle potentielle nounou.

La nounou et la mise en place du bilinguisme :

Et bien, il n’y a pas eu de grands changements là aussi. Je me dis que le bilinguisme est vraiment lent à se mettre en place. Après, je pense que la nounou B a eu plutôt tendance à lui parler français parce que c’était peut-être plus simple de communiquer avec lui notamment pour les histoires de toilettes. Je sais que de l’anglais, ils en ont fait aussi car le Plumeau est très demandeur. Pour son anniversaire sa tante lui a offert un autre livre imagier avec un CD à écouter. Il a quand même fallu lui mettre bien en évidence sur la table basse et quand en rentrant du travail je le retrouvais ouvert ça me confortais dans le fait qu’ils avaient fait un peu d’anglais.

Je sais qu’ils ont aussi lu et relu ses livres en anglais. Il y a eu d’autres fois, où ils regardé son autre imagier et elle m’a même dit qu’il savait très bien prononcer les mots fork, spoon…

Mais il y a eu aussi de belles occasions pour le Plumeau d’imposer ses envies de dessins animés et là, je peux vous dire que le home cinéma a bien travaillé lui aussi…

Il est quand même difficile de savoir ce qu’ils font vraiment durant ces 2h30 avec un petit de 3 ans qui ne raconte que ce qu’il peut entrevoir. Un peu comme à l’école c’est le flou total.

Pour ma part, je vais être honnête, je n’ai pas trouvé une once d’amélioration ne serait-ce que dans la compréhension. Il connait bien les animaux, les couleurs et les chiffres, et pour l’instant, on va dire que c’est un début. Je trouve qu’il est toujours aussi motivé pour apprendre puisqu’il me demande comment on dit ça en anglais ou encore qu’il va dire le nouveau mot à sa nounou. Et ça, c’est vraiment super.

La nounou B a regretté qu’il n’y ait pas de dessins animés en anglais car regarder Rio 2 en anglais c’est trop difficile. J’ai donc tenté de commander sur Amazon « Little Brown Bear » mais j’ai reçu un courriel m’informant qu’on ne pouvait pas honorer ma commande du fait d’un défaut d’approvisionnement.

Je pense donc qu’il va falloir que je refasse une petite recherche et une petite commande en DVD de petits DA pour jeunes enfants.

En attendant, j’ai fait une razzia en livres d’histoires et même un petit jeu de cartes dans une librairie pour Noël.

La suite :

La suite maintenant. Je me dis que comme la nouvelle nounou fait des études dans l’enseignement et qu’elle est aussi plus âgée, peut-être que ça sera mieux pour le côté apprentissage.

On verra…

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Une nounou anglophone par agence : mon premier bilan

Déjà un bilan, alors que Nounou B et Plumeau se côtoient depuis 5 (presque 6) semaines seulement ?

Et bien oui, pourquoi pas ?

Je n’ai pas trouvé beaucoup de retours sur les blogs concernant cette expérience (mis à part celle-là qui avait fini par laisser tomber les agences au final pour chercher sa nounou elle-même… :-/ ), et je sais que j’ai des lectrices avides d’avoir mes retours, donc je me dis que faire des retours réguliers ici seraient plutôt bienvenus.

Alors… Ce 1er bilan ?

Il est plutôt… mitigé. Faut être honnête.

L’agence :

Le recrutement de la nounou et les débuts :

Alors, déjà, au vu des commentaires sous le post du seul retour que j’ai trouvé, je me dis que j’ai été plutôt vernie d’avoir eu une nounou anglophone pour la rentrée. Alors, bien sûr, il a fallu s’adapter à l’agenda de la nounou et pas l’inverse, donc je me dis que pour des parents qui ne peuvent pas faire autrement, ils se seraient retrouvés le bec dans l’eau. Quid de la rapidité pour trouver une autre intervenante ?

J’ai regretté d’avoir reçu le mail de recommandations pour réaliser le premier entretien avec la candidate. Je l’ai, en effet, reçu une semaine après, et Nounou B était déjà « engagée ».

Mais, je me dis, qu’au final, rien ne vaut le bon sens parental.

Nous avons reçu là-aussi, trois semaines après, la documentation pédagogique. Un peu tard, mais bon. Heureusement que j’avais déjà du matériel : livres en anglais. Après, faut être honnête, ce n’est pas utilisé, mais j’y reviendrai.

Au niveau du contact, c’est assez mitigé aussi. J’arrive quand même toujours avoir quelqu’un au téléphone, mais, en général, on ne me rappelle pas quand j’ai une interrogation, donc, je rappelle.

La conseillère de l’agence m’a quand même rappelée assez vite après l’engagement pour savoir comment ça se passait, et j’avoue que j’ai apprécié. Je me dis que ça serait encore mieux si elle pouvait nous contacter un peu plus tard (moi et la nounou) pour savoir si ça va toujours bien.

Un système pas si souple…

Pour la souplesse d’agenda, et il en fallu puisqu’il y a eu 2 interventions devant être annulées et reportées (circoncision oblige), j’ai pu faire modifier par l’agence le planning, mais on m’a fait comprendre qu’il ne fallait pas que ça se reproduise trop.

  1. Premièrement, j’aurais bien aimé pouvoir faire ces modifications moi-même sur la plateforme (ou la Nounou B par exemple), ce qui aurait éviter de déranger.
  2. Deuxièmement, on m’avait vendue la souplesse (en accord avec l’intervenante bien entendu) du truc, notamment en cas d’imprévu (et des imprévus, il y en a !). Il faut savoir qu’une intervention ne peut être annulée à la dernière minute.

Jusqu’à présent, on a plutôt bien joué. On a toujours pu se débrouiller. Si bien, que lorsque la Nounou B a cru qu’il fallait récupérer Plumeau à 15h45, alors qu’il fallait le récupérer à 13h30 (mercredi oblige), je n’ai pas fait modifier par le personnel de l’agence. J’ai validé les horaires du mercredi et demain soir, la Nounou B vient nous garder le mouflet (pour rattraper). Heureusement que j’ai pu établir de la confiance avec elle. En même temps, je me dis que sans confiance…

Quelques soucis de communications et des bizarreries de comptabilité…

Quand j’ai su que la Nounou B ne serait en France que jusqu’en décembre, j’ai appelé l’agence pour les informer. J’aurais bien aimé qu’ils m’en informent eux-mêmes plutôt que la nounou. La personne que j’avais eu au bout du fil ne semblait pas au courant, et ça m’a quelque peu dérangée parce que ça laisse l’impression que les nounous sont un peu lâché(e)s dans la nature et qu’il n’y a pas de communication entre ces dernières et l’agence qui les emploi.

Ce malaise s’est confirmé, quand un mercredi soir, la Nounou B m’a avouée, inquiète, qu’elle n’avait toujours pas été rémunérée.

Cela faisait cinq semaines qu’elle s’occupait du Plumeau.

Imaginez mon étonnement, alors qu’elle était censée être payée deux fois dans le mois puisque de mon côté je dois m’acquitter de deux factures par mois (une pour les deux premières semaines, la seconde pour les deux dernières semaines). Or, justement, j’expérimentais moi-même une bizarrerie : j’avais déjà payé trois factures et je venais de recevoir un mail me demandant de m’acquitter d’une quatrième facture. En 5 semaines, ça faisait un peu beaucoup. Bon, l’avantage, c’est que c’est moins douloureux ;-). Un point positif tout de même, il possible de payer en ligne via la plateforme.

Vous imaginez bien que Nounou B n’était pas restée dans l’expectative. Elle a bien tenté de les joindre, mais ils n’ont pas répondu. C’est donc, contrite, qu’elle a dû m’avouer qu’elle n’avait toujours pas été payée et qu’elle aimerait bien que j’intervienne. Bref, j’ai passé la journée du lendemain à joindre l’agence à plusieurs reprises. Le service comptabilités étant toujours injoignable. Il était effectivement anormal de payer 4 factures en 5 semaines et une intervenante qui n’avait reçu qu’une modique somme entre-temps correspondant à la moitié de la 1ère facture acquittée.

Là, j’ai dû faire passer avec diplomatie mon agacement puisqu’on m’a enfin rappelée et même laissé un courriel. L’explication étant que la nounou tardait à confirmer ses heures. J’ai quand même informé qu’il aurait été plus correcte de répondre au mail envoyé par la Nounou. Finalement, l’agence a fini par la contacter pour l’informer du prochain virement de salaire et lui rappeler de bien confirmer ses horaires sur la plateforme de l’agence.

Pour en revenir à la plateforme, j’apprécie de pouvoir faire éditer mes attestations CAF avec les indications suivantes : le nombre d’heures effectuées et le montant global que j’ai dû acquitté par mois et le nom de l’agence CAF. Oui, je sais, je suis un poil phobique de tout ce qui est administratif.

Voilà, pour l’agence. J’espère maintenant qu’ils ont bien pris en compte qu’il va falloir se bouger pour me trouver une nounou pour janvier. Le truc, c’est que je sens déjà que la relance de recrutement, ça sera encore bibi qui va devoir l’initier. Et je sais que si je ne rappelle pas, voire ne harcèle pas, je risque de me retrouver sans nounou début janvier. J’espère cette fois que je n’aurais pas à changer 3 mois plus tard. J’ai la chance d’avoir un Plumeau assez adaptable, mais le fait de multiplier les intervenants au cours d’une année scolaire me semble peu bénéfique voire contre-productif…

La nounou et la mise en place du bilinguisme

Alors, la nounou est patiente, assez conciliante avec le Plumeau (c’est un peu lui qui mène la barque, il a donc fallu que je lui dise qu’il fallait un peu plus d’autorité) et sait gérer l’aspect sécuritaire.

Elle ne l’a jamais emmené aux aires de jeux bien que je lui ai autorisée parce que je pense qu’elle juge que les accidents sont plus risqués. Alors, oui, le Plumeau qui a tant d’énergie en souffre un peu, mais je préfère qu’elle soit dans une zone de confort, plutôt que de devoir gérer un accident. Elle a aussi cette petite manie de toujours fermer la porte à clé, sûrement pour éviter que le Plumeau ne sorte. Peut-être est-ce une recommandation qu’elle a eu de l’agence. Bref, maintenant, je ne me pose plus de question en rentrant, je sonne systématiquement.

Bien qu’il soit propre, elle a eu à gérer des accidents. Une fois, devant elle, il a même fait la grosse commission, mais a fait mine de rien. Hier, elle s’est félicitée qu’il lui ai enfin dit qu’il avait envie d’aller aux toilettes. Bon, c’était en français…

Et là, j’en viens à la mise en place du bilinguisme. Je n’ai pas l’impression que ça se mette en place justement. Autant, au début, elle aimait bien me montrer qu’ils avaient fait de l’anglais. Une fois, c’était les couleurs. Une autre fois, ils avaient parcouru notre imagier bilingue, puis celui de l’agence, une fois encore les nombres. Et puis, depuis quelques temps, je sens une lassitude du côté de la nounou. Ou alors, je me fais des films. Hier, j’ai posé sciemment l’imagier et un livre de conte en anglais sur la table. Je les ai retrouvés à la même place en rentrant. Ils auraient fait un peu d’anglais, mais Plumeau a surtout fait rouler des trucs sur le sol…

Bien entendu, comme je voyais qu’elle avait tendance à lui parler en français, j’ai vivement encouragé la nounou à lui parler en anglais (à la base, elle est engagée pour ça, hein !). Aussi, un jour, elle m’a dit « Oh, mais je lui ai parlé qu’en anglais aujourd’hui », mais depuis quelques temps, c’est plutôt « Oh, ben il est fatigué, on a joué… Ah oui, j’ai dis pas de Rio2, il a compris, hein ! ».

Après, peut-être que sa lassitude (ressentie par moi) était liée au fait qu’elle s’inquiétait de ne pas avoir été rétribuée…

Il y a que, comme à l’école, je ne sais pas ce qui se passe durant ces deux heures trente minutes, et ce n’est pas avec le Plumeau et son absence de notion temporelle que je serais plus avancée…

Après, peut-être qu’il faut que je lâche prise aussi. Et d’ailleurs, en effet, dans la documentation pédagogique de l’agence, une petite note explicative à l’usage des parents informait que le bilinguisme pouvait être assez frustrant au début. L’enfant engrange puis un jour s’exprime dans la langue. Exactement le même processus que pour l’acquisition de la langue maternelle.

Il nous est conseillé également de prendre le relais en anglais. Et d’ailleurs, c’est ce que je fais. Je continue les histoires du soir. En ce moment c’est toujours Ugly Duckling qui a la côte…

Donc, je vais être patiente.

Bien entendu, je vous livrerai un nouveau bilan quand il se sera passé un peu plus de temps.

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« He asked for a pom potes »…

Ce fut le 1er texto reçu à 15h55 ce vendredi 2 septembre sur mon mobile. 1er jour où ce fut une personne, autre que ses géniteurs, qui récupéra le Plumeau.

Je me demandais comment le Plumeau allait se dépatouiller en anglais pour obtenir les trucs qu’il adore grignoter.

Non seulement il a su demander la pompote, mais le gâteau au chocolat aussi !

Bon… Il l’a dit en français… Nounou B en a été quite pour découvrir le concept de pompotes.

Enfin, quoi qu’il en soit, le Plumeau ne se laissera jamais mourir de faim, et ce, même s’il devait être nanti d’une nounou ouzbek.

Ils ont fait un tour à l’aire de jeux, sont revenus dans l’appartement, on joué à « la maison de cabane » (aka le lit où la couette sert de cabane), il a été changé après un petit accident de culotte… Bref, tout s’est bien passé.

Elle a appris des mots en français, il a appris à dire « yes » et à révisé ses couleurs en anglais.

Et si j’en juge par la réticence du lardon à la laisser partir, c’est que tout s’est vraiment bien passé.

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Bilinguisme la suite : la Nounou !

Je vous avais donc promis un petit billet sur cette Nounou quasi-SDF (où comment son problème devient subitement le mien mais j’y reviendrai), et chose promise, chose due !

Durant nos vacances, l’agence m’avait envoyée un petit mail pour me signaler qu’une candidate était disponible. J’étais donc invitée à consulter son profil sur la plateforme et faire savoir si suite à donner puis proposer une date de rencontre le cas échéant.

Sur le coup, j’étais un peu déçue de n’avoir qu’une seule nounou potentielle… En terme de choix, c’est un peu limitée, on en conviendra.

Bref, la candidate en question a tout juste 20 ans, est étudiante et souhaite poursuivre son cursus en France, a déjà gardé des enfants, est trilingue mais ne parle pas trop le français (le français étant la 4ème langue à acquérir) et… brésilienne.

Arf… pour le côté anglophone native, on repassera… Je décide quand même, vu le peu de choix dont je dispose, de la rencontrer.

De retour dans notre charmante petite banlieue parisienne, je reçois donc à domicile la jeune fille. Le George a déjà repris le chemin du bureau. Je suis donc seule avec le Plumeau. Cela sous-entend un coaching préalable avec mon rejeton façon mantra « tu ne nous interromps pas, tu nous laisses discuter, tu ne fais pas de bêtises etc. »…

La jeune fille qu’on appellera Nounou B pour la suite de ce billet est donc agréable, douce, semble effectivement avoir le contact facile avec les enfants vu que d’emblée le Plumeau s’est approprié son bras pour faire rouler sa tut-tut mobile. Son anglais est plus que correct puisqu’elle n’a presque pas d’accent. Elle le maîtrise depuis qu’elle est enfant. Elle a d’ailleurs travaillé aux USA.

J’ai tenu à m’assurer qu’elle avait un peu d’expérience dans la gestion des jeunes enfants surtout pour le côté sécurité. J’ai montré la chambre, les livres, les jouets, les jeux et Plumeau lui a montré son cahier de l’atelier bilingue. On est partis ensuite faire un petit tour pour voir l’école et les aires de jeux. Je l’ai laissée tenir la main du Plumeau pendant notre balade.

J’ai réussi à lui expliquer ce que j’attendais d’elle. Je n’ai pas forcément envie qu’elle lui fasse la classe pour qu’il parle fluently english d’ici les vacances de la Toussaint. Je préfère qu’elle le cocoone avec le sacro-saint goûter et qu’elle joue avec lui. Elle a bien compris qu’il était inutile de lui arracher de force les mots en anglais. S’il ne veut pas, il ne veut pas. Peut-être qu’il va engranger le vocabulaire de base pour survivre (aka, réussir à obtenir un gâteau au chocolat) et qu’il daignera parler plus tard. Après tout, les enfants comprennent toujours avant de s’exprimer. Je lui ai même permis de le mettre devant les dessins animés si d’aventure il s’agitait un peu trop.

Restait donc à voir si les disponibilités de Nounou B. correspondaient à mes demandes : sorties scolaires le lundi, le mercredi, le jeudi. N’ayant pas encore son planning universitaire, elle m’a vite dit qu’elle allait se renseigner pour savoir si notamment le mercredi après-midi elle serait libre.

On se quitte donc sur le quai du tram (coucou Adelles !) et au fil de notre conversation, je lui demande si elle a pu trouvé son logement pour son année universitaire. C’est là, qu’elle me répond qu’elle cherche justement un nouveau logement puisqu’elle doit quitter l’actuel à la fin du mois.

On se redonne rendez-vous pour le 1er jour d’école du Plumeau si l’agenda universitaire colle avec les prestations.

Le lendemain, je reçois un texto catastrophé : les mercredis sont libres mais pas les lundis ni les jeudis… Elle est triste et dépitée.

C’est là que je l’interroge sur les deux autres de la semaine. Libres. Je répond illico qu’on va intervertir les jours. Et hop ! Nounou B confirmée auprès de l’agence qui me signale au passage que tous les candidats qui ont vu « mon profil » ne l’ont pas validé soit à cause des critères soit à cause du lieu d’habitation. Je me dis donc que j’ai bien fait de la rencontrer car je ne suis pas sûre que l’agence m’aurait proposé de nouveaux candidats…

Le jour de LA rentrée, Nounou B est bien au rendez-vous pour récupérer le Plumeau avec moi, mais elle me glisse qu’elle vient d’apprendre une terrible nouvelle. Elle doit quitter son logement d’ici le weekend.

Alors, depuis, c’est branle-bas de combat. Un studio de libre à côté de celui de mon BF mais des propriétaires réticents à le louer pour 6 mois, car oui, elle finit son cursus en cours d’année ce qui signifie que l’agence devra me trouver une nounou numéro 2 en cours d’année.

Aujourd’hui, c’est son 1er jour de récupération lardonnesque. J’avoue qu’à quelques minutes de le récupérer, je manque un peu de zénitude tout d’un coup.