Publié dans Maman d'un Plumeau

Plumeau chez les petits bilingues

J’ai toujours eu un regret dans ma vie. Celui de ne pas être bilingue.

Il faut croire que cette envie de maîtriser une autre langue que le Français était arrivée très tôt chez moi puisque j’avais demandé à mes chers parents si on ne pourrait pas m’inscrire à des cours d’anglais plutôt qu’au sport pour occuper mes mercredis…(Je ne pouvais plus supporter de me faire hebdomadairement ratatiner la gueule au judo)(Il y a mieux pour prendre confiance en soi, on est d’accord, non ?)

Et j’avais donc obtenu gain de cause puisqu’en CM2, j’ai fréquenté le laboratoire de langues en plein centre de Bordeaux tous les mercredis (coucou les Bordelaises !).

Je ne suis jamais devenue bilingue mais en 6ème, j’avais déjà une belle avance.

J’étais naturellement douée en langues étrangères si bien qu’en allemand comme en anglais, je me baladais (alors qu’en sport…). Bref.

Mais surtout, j’ai regretté de n’être au fond qu’une bonne élève en langues étrangères ce qui est bien loin de la maitrise  orale et pratique, vous en conviendrez. Je connaissais bien mes verbes irréguliers mais demander mon chemin, c’était déjà beaucoup plus dur. J’aurais tellement aimé pouvoir faire mes études dans une autre langue par exemple puis partir.

Arrivée à l’université, j’ai tout perdu de l’allemand par exemple (et on a beau me dire que c’est comme le vélo…). Heureusement, j’arrive à bien comprendre une conversation en anglais mais ça dépend de l’accent, de la rapidité et du vocabulaire employé (si c’est en finances par exemple, je risque d’avoir du mal). Je me démerde, je peux demander mon chemin, avoir une conversation courante mais ça s’arrête là. Bref. Je ne suis pas bilingue.

Et à cause de ça, je suis persuadée que j’ai échappé à des opportunités.

Alors comme tout parent qui se respecte, je me projette sur mon fils. (Oui, je sais c’est mal).

Du coup, forcément, j’ai envie de lui donner un maximum de chances dans la vie et notamment la chance d’être bilingue mais son père, kabylophone (mon blog, mes néologismes), ne lui parle qu’en français. Vous allez me dire que le kabyle ça ne servira pas trop pour faire ses études à l’étranger (sauf en Algérie).

C’est pour ça, que cette année, je l’ai inscrit aux séances des Petits Bilingues pour la tranche 12-36 mois. J’aurais déjà pu le faire l’an dernier, mais j’avais estimé que Plumeau était trop jeune pour en retiré un quelconque bénéfice.

Mais cette année c’est le bon moment puisque Plumeau est rentrée dans la période sensible du langage. En ce moment, il se met à parler et à répéter.

Alors, bien sûr, il ne parlera pas fluently l’engliche à l’issue de ces 10 séances (j’ai joué la prudence en prenant le discovery pass de 10 ateliers parce que vu son jeune âge, la fréquence des microbes, et tout un tas d’autres paramètres c’était quand même préférable).

Je pense qu’on lui proposera des chansons, des comptines et des petits jeux lors de ces ateliers. Ce qui compte c’est qu’il s’amuse et s’il le fait en s’habituant à entendre une autre langue que le français ça sera déjà très bien.

Voici quelques liens évoquant l’avantage du bilinguisme chez l’enfant pour celles que ça intéresse.

http://rire.ctreq.qc.ca/2014/05/bilinguisme_recherches/

http://www.francais-du-monde.org/2011/05/24/les-avantages-du-bilinguisme/

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Publié dans Maman d'un Plumeau

Quelques réaménagements

Depuis que le Plumeau marche, je voulais apporter une petite table et une petite chaise, toujours pour l’encourager à faire des activités calmes (parce que le parcours moteur, c’est bon il maîtrise…)(on aura compris au ton de cette première parenthèse que j’en suis lasse de cette agitation perpétuelle dont mon fils a le secret).

J’ai fini par dégotter chez Alin**, cet ensemble table et chaise motif nuage de couleur verte qui rappelle les quelques tâches de vert vitaminées déjà présentes dans sa chambre.

tablechaise

L’ensemble a été monté hier par son George de père. Malgré un petit prix, nous avons trouvé que le bois avait l’air solide. Plumeau aime bien s’y attabler pour jouer avec ses puzzles (il ne s’y attable pas des heures non plus, faut pas rêver. 5 minutes c’est déjà pas si mal). Dans pas longtemps je vais lui fournir quelques feutres et du papier pour stimuler son expression artistique… Euh nan ! pas tout de suite en fait : je viens d’imaginer Plumeau avec un feutre bleu et j’ai eu une vision d’horreur.

J’avais peur de ne pas trouver assez de place dans sa chambre mais en redisposant un peu le mobilier, j’ai même pu garder le fauteuil chocolat qui nous sert de coin lecture.

Reste qu’il va falloir très vite lui acheter un lit enfant… car oui, durant notre séjour méditerranéen, le Plumeau a réussi à s’extraire du lit parapluie ! Les barrières de son lit sont heureusement légèrement plus hautes que les parois du lit parapluie mais c’est une question de semaines avant que je n’entende un boum sur le linoléum.

Et comme j’aimerais éviter une tétraplégie à mon fils (comme d’habitude je vois toujours le pire à une telle situation. Il paraitrait qu’un bon nombre d’enfants seraient tombés tête la première sur le sol et cela sans un hématome !), il va me falloir commander ce lit très vite. Je vais opter pour un lit évolutif avec barrière.

(Parents, priez pour moi : sachant qu’à la crèche cet enfant est le seul – je dis bien LE SEUL – à dormir dans le lit d’évacuation puisqu’il comporte des barreaux tandis que TOUS les autres enfants dorment sur un matelas au sol, je vous laisse imaginer les prochaines nuits que nous allons passer avec le lit-de-grand)(les puéricultrices ont bien entendu tenté le lit sur le sol et très vite, elles ont laissé tomber : Plumeau a été plus fort qu’elles)

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Plumeau a testé pour vous : les dessins animés Baby Einstein

Alors comme mon Plumeau avait quelques difficultés à retrouver son appétit d’ogre à cause de son rhume et de son peut-être-qu’il-nous-fait-de-l’asthme-ma-bonne-dame… (bonjour Babyhaler et ventoline !), et donc qu’il nous réveillait la nuit pour compléter son dîner frugale (forcément hein !), la cousine Kat a voulu un soir y mettre son grain de sel en ce qui concerne son dîner.

Je m’apprêtais ce soir-là à ne lui donner qu’un seul biberon (unique aliment qu’il acceptait d’ingurgiter) et à le coucher juste après.

Au final, on a réussi à le nourrir avec un pot doublé d’une compote et de son biberon sans qu’il ne s’en aperçoive… grâce à un dessin animé !

La cousine Kat avait dégainé son iPad et lancé d’abord un Trotro, puis un épisode de RazeMoquette qui ont eu un succès très mitigé auprès de mon rejeton. C’est alors que la cousine lança un autre dessin animé…

C’était Baby Einstein Discovering Shapes (la découverte des formes : cercle, carré etc.)

Et ce fut la révélation.

Plumeau resta d’abord interloqué devant l’écran puis s’est mis à s’agiter, danser, commenter à sa façon et imiter le bruit des animaux qu’il reconnaissait tout en ouvrant le bec devant la cuillère qui passait par là.

Kat, comme moi, ne restions pas passive : on lui expliquait et commentait tout ce qu’il voyait.

Après son repas, il nous a fait un long discours manifestement très enthousiaste (nous n’avons toujours pas la traduction Plumeau – français). Je retiens que ça lui a bien plu.

Chaque dessin animé dure environ une vingtaine de minutes. C’est toujours sur un seul thème : les formes, les couleurs, les animaux de la ferme, la musique etc.

Il y en a pléthore.

J’ai déjà téléchargé sur le mobile une vidéo sur les couleurs : Van Gogh World of Colors. Ici, par exemple, chaque couleur est décliné avec un tableau de Van Gogh et une musique classique. J’avoue que je l’aime bien celui-là, moi aussi.

Ce qui caractérise ces dessins animés, c’est qu’ils sont pensés pour un bébé. Il n’y a aucun dialogue, juste quelques mots pour désigner les choses. C’est une succession de dessins, de petits films, de jouets ou peluches et d’enfants mis en situation (le plus souvent ceux sont des bébés déguisés) le tout avec de la musique classique. Pour des yeux d’adultes, ça peut dérouter mais les mômes adorent.

Ces dessins se veulent à rôle éducatif mais il a été prouvé que sans échange verbal avec un adulte, cela n’apportait pas grand chose de plus. C’est vrai ailleurs pour n’importe quel jouet ou DVD éducatif. Rien ne vaut l’échange avec les parents. Mais, la différence avec les autres dessins animés c’est que le bébé accroche vraiment. C’est vraiment pensé pour attirer et maintenir son attention. Vingt minutes c’est exactement la durée qu’il peut fournir. Si je propose un second dessin animé, Plumeau décroche.

Pour info :

 Ce billet n’est absolument pas sponsorisé et je n’attends pas de cette séries de dessins animés qu’elle fasse de mon fils un petit génie, ni en profiter pour le canaliser (même si ça nous a permis de relancer les repas)(ok, bon je m’en suis servie pour pouvoir échanger avec ma conseillère pour le prêt immobilier) et encore moins le placer seul devant un écran pour avoir du temps dispo parce que c’est infiniment plus drôle de visionner avec lui (rien qu’à voir ses mimiques déjà).

Sachez que sur Youtube vous en trouvez plein, c’est le plus souvent en anglais mais c’est pas grave, il suffit de traduire en français 😉

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Pasteur doit sûrement se retourner dans sa tombe…

Oui le bon père Pasteur se retournerait dans sa tombe s’il pouvait apercevoir ce qui se passe en ce moment dans notre beau pays en terme de vaccination.

Hier, j’évoquais ma galère pour dégotter un vaccin ROR pour effectuer le second rappel du Plumeau et en cherchant sur Internet, en recueillant les témoignages des pharmaciens et des lectrices ici, j’ai découvert que la pénurie concernait en gros presque tous les vaccins pour bébés.

Selon plusieurs sources récentes, c’est devenu ultra difficile de dégotter les vaccins dits obligatoires protégeant contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP)  (excusez du peu ! Ceux ne sont pas des maladies anodines quand même !) ainsi que contre la coqueluche et l’haemophilus influenzae de type b.

En fait il s’agit de l’InfanrixTetra® et le Tetravac-acellulaire® protégeant contre le DTP et la coqueluche et de l’Infanrix Quinta® et le Pentavac® protégeant contre le DTP, la coqueluche et l’haemophilus influenzae de type b. Soit disant à cause d’une demande croissante des pays anglo-saxons contre la coqueluche… Bien entendu sur Internet on évoque des raisons moins nobles : créer la pénurie des formes tétravalentes et pentavalentes au profit de l’hexavalente (qui protège en plus contre l’hépatite B) et qui est plus chère.

En outre, il y a également rupture de vaccin contre le BCG (vaccin non obligatoire mais très fortement conseillée dans certains territoires comme l’Ile de France). Et là, c’est quoi la raison ?

Rajoutez à cela, ma mésaventure d’hier concernant le ROR (qui est un vaccin non obligatoire mais très recommandé en IDF et donc quasi obligatoire pour la collectivité)… Et là aussi, quelle est la raison de cette pénurie ?

Ce que je trouve aberrant en fait, c’est qu’on se retrouve en 2015 avec des enfants de 6 mois non vaccinés pour cause de pénurie… Je ne l’invente pas, des pharmaciennes me l’ont certifiée.

Ce que je trouve aberrant c’est de multiplier les cocktails vaccinaux (pentavalents puis hexavalents) pour des organismes dotés d’un système immunitaire immature (les nourrissons). Est-ce vraiment efficace comme protection de balancer 5 ou 6 souches antigéniques différentes en une seule fois dans un organisme de nourrisson ? Est-il apte à développer une réponse immunitaire (et donc une immunisation efficace) contre tout ça ?

Ce que je trouve aberrant c’est la multiplication des vaccins recommandés mais non obligatoires contre des maladies bénignes comme la rougeole… C’est « recommandé » mais cela devient obligatoire si votre enfant est accueilli en collectivité. En gros, en tant que parent, tu n’as pas le choix…

Ce que je trouve aberrant, c’est que par contre, on ne systématise pas les vaccinations contre la grippe qui peut être dangereuse chez un tout jeune enfant. Bien plus dangereuse à mon avis que la rougeole par exemple… Il me semblerait logique qu’un enfant destiné à vivre en collectivité soit vacciné contre la grippe (même si, on le sait, la souche virale mute mais je pense qu’il demeure toujours une petite protection).

Ce que je trouve aberrant c’est d’avoir ajouter dans le fameux cocktail hexavalent de l’infanrix l’hépatite B… L’hépatite B quoi ! Comme si nos bébés allaient avoir une vie sexuelle à risque dans les mois qui viennent ! Cela ne serait-il pas plus avisée de recommander cette vaccination à des adolescents ? Je ne parle même pas des adjuvants à l’aluminium…

Ce que je trouve aberrant, c’est de fortement recommander le vaccin contre le méningocoque de souche C (donc obliger à la vaccination si votre enfant est gardé en collectivité) mais de laisser au libre choix pour le vaccin contre le méningocoque de la souche B alors que c’est cette dernière qui est la plus virulente des deux

Bref, je trouve que les recommandations vaccinales et en général le système de santé marchent sur la tête.

Pasteur doit se retourner dans sa tombe et certainement faire un ulcère…

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Le point Plumeau + Edit

J’ai pas mal parlé du lardon ici même (et notamment de tout ce qui me dérouté concernant la maternité)(bref, pas mal de choses négatives mais on ne se refait pas) mais je n’ai jamais fait un point Plumeau façon poids, taille, ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas etc.

En même temps c’est un peu chiant de parler de sa taille, son poids et de combien de grammes de purée (non faite maison, vous l’aurez compris) il mange, non ?

Oui, mais surtout je n’ai jamais parlé de son caractère (enfin, vous savez que c’est un modèle bruyant, fatiguant et usant)(encore du négatif) et pourtant il y a des choses positives chez lui. Plein.

(Vous vous en doutiez bien entendu)

Bref, allons-y pour le premier point Plumeau.

Plumeau a le poids et la taille d’un enfant de son âge. Il avoisine les 11kg et doit mesurer 78 cm. Il attends toujours pour faire son rappel de ROR (il parait qu’il y a pénurie de vaccin selon la pharmacienne).

Il marche depuis deux mois environ. Il marche vite. Très vite. Il a un très bon équilibre.

C’est un enfant vif, curieux et joyeux mais qui est très impatient. Très très impatient. Il faut donc trouver de quoi détourner son attention quand l’objet de sa convoitise (aka la bouffe) ne peut être disponible dans le quart de seconde.

Il a une passion dévorante pour la bouffe. Il mange de tout sauf le riz qui a dû mal à passer (ou alors en purée – le pot risotto champignons, il adore). Cela est certainement dû au fait qu’on lui ai fait ingurgiter du riz alors qu’il n’était pas prêt pour les morceaux (je décline toute responsabilité quant à ça).

Il mange donc beaucoup mais n’est pas gros puisqu’il se dépense énormément !

Il ne fait plus qu’une seule sieste en journée.

Il parle. Beaucoup de son charabia.

– « Arrroy  Arroy »

– « Ptérap. Ptérap. Ptérap »

Mais aussi des mots plus ou moins compréhensibles.

Maman, papa, caca, a’o (pour allo), Woua woua (pour le chien), Cocoook (pour le coq et la poule).

Il ne dit pas non mais secoue beaucoup la tête. On est déjà dans le non pour tout.

Il fait bravo et au revoir avec la main.

Il est très observateur. Quelques fois, il reproduit des choses que je fais (donc il m’espionne à mon insu). Avant-hier, il a jeté un emballage dans la poubelle par exemple. Je ne lui avait jamais montré à quoi sert une poubelle. Un peu comme l’autre fois où il a appuyé sur le bouton de l’ascenseur…

Il aime beaucoup ses livres sonores notamment ceux des instruments de musique. Il aime aussi sa poussette mais il affectionne par dessus tout les escaliers et le priver de son besoin de monter les marches se révèle périlleux (pour nos oreilles).

Il aime être autonome.

Il a ses petits rituels :

  • le soir, il doit prendre son biberon fini et le poser sur la table du salon
  • le matin, avant de partir pour la crèche, il faut que je lui dise qu’il va falloir coucher la souris (aka son doudou) et on va ensemble coucher la souris dans son lit
  • le matin, il aime se laver ses dents avec moi qui fait de même

Il aime l’eau et le bain. Il adore transvaser.

Bref, c’est un petit garçon de 17 mois bien dans sa peau. C’est mon « vif argent » comme l’a qualifié une amie qui est venu nous visiter. En deux épithètes, elle avait décrit parfaitement mon fils.

 Edit de l’après-midi :

Appel de la crèche ce jour à midi tapantes.

Méga réaction allergique du Plumeau après son déjeuner. La peau autour de sa bouche a viré au rouge. On ne sait pas quel aliment a pu provoquer cela. Le médecin de la crèche passe cet après-midi. Sous surveillance en attendant.

J’attends un autre appel de la crèche pour savoir ce qu’il en est…

Affaire à suivre.

Publié dans Des choses et d'autres, Maman d'un Plumeau

Le test du caprice

Voici un billet qui est de la même veine que le précédent.

Dans le J’ai tout essayé ! d’Isabelle Filliozat, il y a un petit encart qui permet de savoir si son enfant est capable (neurologiquement parlant) de faire un caprice.

Techniquement, on nous explique que pour être en capacité de faire un caprice, il faut que le cerveau du bambin soit capable retenir de trois items en même temps (et théoriquement c’est à plus de 4 ans que l’enfant est capable de cette prouesse. Pas avant. Donc, théoriquement, mon bambin de 17 mois ne peut pas faire de caprice). Aussi, nous propose-t-on un test simple.

Test que j’ai bien entendu réalisé sur le lardon.

(Ou comment faire 5 ans de PMA pour obtenir son cobaye à domicile ?)

Test dont je vais vous révéler le résultat mais dont l’interprétation demande votre entière et enthousiaste collaboration.

(Ou comment d’un simple test censé apporter une réponse sans équivoque (Oui/Non) j’en arrive à un QCM que je vais vous soumettre, chèr(e)s lectrices/lecteurs)

Tout d’abord, je me dois de vous décrire la réalisation du test pour que vous puissiez avoir tous les avenants et les aboutissants.

Le test du caprice :

Prendre une boîte à formes celle où il y a des trous de diverses formes (rond, carré, triangle etc.) et les petits objets correspondants à insérer.

Donner à l’enfant un seul objet (un cylindre par exemple) pour qu’il le rentre dans la boîte.

Un petit enfant va naturellement essayer tous les trous avant de voir que c’est le trou rond qui fonctionne (et pas le trou carré ni le trou triangulaire). Cet enfant-là est incapable de faire un caprice parce qu’il lui faut essayer. Et même s’il sait que c’est le rond qui va avec le cylindre, il va continuer à essayer les autres trous.

A contrario, l’enfant de 4 ans sait que c’est le rond qui va avec le cylindre. Il n’a pas besoin de tester tous les trous. Il insère de suite le cylindre dans le rond. Il est donc en mesure de pouvoir cérébralement parlant faire un caprice.

La réponse du Plumeau :

Le Plumeau a pas mal joué avec sa boîte à formes Djeco, et au bout de quelques jours a trouvé que le cylindre rentrait bien dans le rond. Sous nos acclamations d’enthousiasme sucrées, il s’est empressé de ne rentrer que le cylindre dans la boîte et de se désintéresser complètement des autres formes. Il a répété à l’envie le rentrer/sortir du cylindre dans le rond.

Puis, comme il a eu tendance à trouver hilarant de s’engouffrer les autres formes dans sa bouche, je lui ai retiré la boîte.

Depuis deux jours, j’ai ressorti la boîte et m’attendant à ce qu’il ai oublié sa prouesse vieille de plusieurs semaines, je me suis dis qu’il allait forcément essayer tous les trous avant de pouvoir rentrer le cylindre.

Il a rentré le cylindre directement dans le trou rond.

Sans tester les autres trous. Sans hésiter une seule seconde.

Par contre, il est toujours aussi nul pour les autres formes. Il essaye tous les autres trous (y compris le rond) pour les autres formes et n’arrive même pas à les rentrer (faut dire qu’elles sont anguleuses et il suffit de mal l’incliner et c’est foutu).

Interprétation du résultat :

C’est là que vous intervenez !

 

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Quand le printemps rime avec changement (ou presque)

CaptureBP

Sur la version 2015 de l’affiche publicitaire de la Banque Postale, il y a une photo de famille et la citation suivante « nous avons choisi la banque qui sait que pour nous, printemps rime avec changement » .

Il se trouve que le George, le Plumeau et moi-même ressemblons étrangement et énormément à cette famille fabriquée par les publicitaires.

C’est à la fois drôle et perturbant.

Y est représenté une jolie famille mixte avec un seul enfant. Un petit garçon.

A ceci près, que c’est une version vieillie du Plumeau. Un petit blondinet qui n’a pas prit une once de la peau mate paternelle mais qui a hérité de la peau fragile (et couleur lavabo) maternelle.

(Pour la petite histoire, cette affiche nous a finalement incité à couper un peu la belle tignasse de notre lardon pour obtenir exactement la même coupe que ce petit garçon. Je ne voulais pas sacrifier les belles boucles mais les mèches qui tombaient vers l’avant étaient devenues un problème. Du coup, Plumeau porte désormais une frange tout en arborant ses magnifiques boucles de bébé.)(Adelles applaudit)(les puéricultrices de la crèche aussi).

A ceci près, surtout, que la main du sosie de moi-même soutient un ventre rebondi. Un ventre caché par la tête du bambin mais qui est bel et bien là…

Je n’ai pu m’empêcher de penser que cette affiche reflétait une version « fertile » et multipare (ou en passe de l’être) de nous-mêmes.

C’est un peu comme si elle représentait l’autre réalité spacio-temporelle dans laquelle je n’aurais jamais pris connaissance par un soir pluvieux d’octobre 2009 du diagnostic lapidaire inscrit sur une feuille de papier de labo : « oligoasthénotératospermie sévère : très faible chance de conception naturelle« .

Cela pourrait être aussi l’autre réalité dans laquelle je n’aurais jamais entendu l’échographe prononcer d’une voix blanche que ma grossesse s’était arrêtée. La grossesse spontanée de janvier 2011. Cette réalité où je n’aurais jamais su ce que ça fait d’entendre l’aspirateur emporter mon tout petit par cette belle matinée du 8 mars 2011. Si nous n’avions pas perdu notre bébé, il aurait sûrement le même âge que ce petit garçon sur l’affiche. Et comme on aurait continué à être des vernis de la procréation, pourquoi pas retomber en cloque comme un enchantement quelques années plus tard ?

Peut-être nous serions-nous allés à faire un second enfant si cela avait été facile de faire le premier. Bêtement pour faire comme tout le monde (une maison, deux enfant, un jardin et un chien). Et cela, même si nous nous étions fixés que nous n’en voulions qu’un seul mais vous savez ce que c’est… J’imagine que quand on est fertile, on peut avoir envie de tenter l’aventure pour une seconde fois même si on jurait par tous les dieux qu’un seul suffit. Et bien sûr, ça marche !

 Bref, cette affiche, elle me touche. L’infertilité, elle m’a aussi pris ce coup de folie de se dire « Tiens, Plumeau s’ennuie, et si on en faisait un deuxième ? » sur le même ton léger que s’il s’agissait de réserver un weekend à Rome…

Là, dans la réalité tangible où nous nous trouvons, il y a bel et bien un changement qui rime avec printemps mais ce n’est certainement pas un second enfant (Où comment faire un gros teasing sur son blog…). Surtout après plus de 16 mois de rapports non protégés…