Publié dans Des choses et d'autres

Vous racontez… En vrac

Depuis le séisme qui nous a touché, la vie a continué malgré tout.

Il y a eu l’accompagnement du George et Belle-sœur à l’aéroport en voiture pour une Plume qui ne conduit plus depuis des lustres et dont le coeur palpite bien trop vite dès qu’on rentre dans le périphérique (même en tant que passager). Je sais, je suis pathétique surtout après plus de 10 ans en RP…

Il y a eu l’appel au petit matin du George avec ses sanglots étouffés pour dire que c’était fini.

Il y a eu la multitude des réunions qui aident à garder la tête haute.

Il y a eu l’annonce au Plumeau. Aucune tristesse due en parti à l’âge en parti grâce à Coco. « Titis va pouvoir manger des chocolats et tout ce qu’elle veut dans la ville des squelettes… »

Il y a 15 jours de vie à deux exclusivement avec d’autres petites habitudes qui se sont vite installées.

Il y a eu un peu plus d’autonomie pour aider maman. On va chercher ses couverts, ses céréales ou ses compotes comme un grand. On va vider le tambour de la machine a laver. On passe l’aspirateur.

Il y a eu des matins où on était bien organisés. Et d’autres où il y a eu une grosse panne de réveil et où il a fallu courir tout en ingurgitant une pompote.

Il y a eu des dessins animés. Un peu trop. Mais l’enfant chante de mieux en mieux des comptines anglaises attablé devant son plat de gniogniochichis.

Il y a eu le patient zéro pour la gale dans la classe du Plumeau. Et le Plumeau fut le patient 1 deux semaines plus tard. Quelques jours plus tard ce fut sa maman qui eut l’honneur d’être le patient numéro 2…

Il y a eu les appels Wattsap du George avant les couchers. Appels systématiquement interrompus par l’irruption d’un visiteur venu présenter des condoléances. Il parait que la maison a accueilli plus de 1000 personnes pour les funérailles…

Il y a la réunion parents- professeur en mère solo. Verdict : Plumeau n’est pas toujours sage mais il est si attachant.

Il y a eu l’invitation à la fête d’anniversaire des 5 ans de son copain T.

Il y a eu le matin avec les WC bouchés.

Il y a les week-ends en amoureux façon œdipe. Déjeuner à la pizzéria, apéros etc.

Il y a eu le retour du George avec une valise remplie de victuailles. Nous avons toujours une boîte de makrouts un peu émiettés si ça vous intéresse… Sinon il reste pas mal de figues séchées si ça vous dis…

Il y a eu la visite trimestrielle avec la psychologue. Le George a pu bénéficier d’une grande écoute. Le Plumeau a dessiné.

Il y a eu le dossier d’offre de prêt à envoyer fissa.

Il y a eu la prise de contact avec un cuisiniste et un 1er rendez-vous pour un devis.

Il y a eu la reprise du sport. Cardio training avec un coach digne de GI Jane (j’ai mal), du vélo elliptique etc.

Il y a eu l’arrivée de trois nouvelles collèges dont une qui est aussi une amie et ça fait un bien fou !

Il y a eu l’irruption de l’heure d’été et on ne s’y est toujours pas faits…

Il y au les suppliques façon tragédie grecque du Plumeau pour tout et n’importe quoi : « Maman, Je t’en sourppriiiiiiis »… Du verbe sourpprier.

Il y a eu les jours pleins de nuages suivis de jours pleins d’averses et sans aller au-delà de 11 degrés. Le printemps est là qu’il paraît…

Bref. La vie continue.

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La malédiction de la chambre supplémentaire

Il y a 9 ans, on emménageait depuis un 2-pièces vers un 3-pièces, déjà tout excités à l’idée que cette deuxième chambre serait bientôt habitée.

Il aura fallu attendre 5 ans.

Maintenant nous nous projetons sur un 4-pièces.

Là 3ème chambre était pour elle. Titis, la maman du George, la grand-mère du Plumeau.

Et maintenant que la réservation pour la construction est faite, que le prêt est signé et que nous étions impatients à l’idée qu’elle puisse enfin dormir chez nous dans cette 3ème chambre, qu’elle profite enfin du jardin où elle irait cueillir quelques légumes ou fraises du jardin, voilà que la vie s’est chargé d’être bien cruelle.

Ou plutôt la malédiction de la chambre supplémentaire a encore frappé…

Titis n’est plus.

Elle nous a quitté cette nuit depuis une chambre d’hôpital après plusieurs jours de coma suite à un AVC.

La 3ème chambre restera bureau, très occasionnellement une chambre d’amis, éventuellement mes parents y dormiront une fois « parce qu’à Paris, ça mouille et qu’il fait froid » mais ça sera toujours la chambre qui me fera un gros pincement au coeur.

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Le point RAF #13

Plume

  • A survécu à l’absence du George et géré le Plumeau toute seule une semaine entière. Cela en fera rire certaines, mais ça n’était encore jamais arrivé
  • Suite au changement de lieu de bureau, arrive à chopper le 2ème RER C une fois sur 2. Le trajet quotidien étant : tram, RER C numéro 1, RER C numéro 2, bus.
  • Du coup doit subir la ligne 13 une fois sur 2. Trajet alternatif : tram, RER C numéro 1, ligne 13 bondée (ne pas se tromper de direction) –> arrivée en nage et toute chiffonnée
  • Fait des plans sur la comète question jardin devant le regard amusé de ses deux collègues qui sont déjà propriétaire de maison et qui savent pertinemment que je n’atteindrai jamais mes objectifs car rattrapée par le quotidien

Plumeau

  • Sa grande passion : le dessin au point de réveiller sa maman aux aurores un dimanche matin parce qu’il doit – je cite – « peindre absolument « 
  • Se cherche désespérément une amoureuse puisque avec maman ce n’est pas possible. Œdipe numéro 2431
  • Est ok pour épouser Charlotte d’Edimbourg. Une princesse étant un bon compromis à défaut de sa mère.

George

  • A vecu sans sa petite famille pendant une semaine entière. Voir précédemment
  • A chanté « t’es maquillé t’as picolé  » à tue-tête pendant trois soirs. Sauras-tu deviné où il a été ?
  • Maitrise l’art de la négociation à la perfection. Le banquier doit sûrement frôler le burn out…
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Montessori Lecture : écouter et reconnaitre les sons

Dans un 1er temps, on commence avec les sons situés en début de mots (plus facilement identifiables)

Prendre des objets dont le nom commence par le son.

On ne fait que 3 lettres/sons à chaque séance. Un exercice à faire chaque soir : 1 voyelle et 2 consonnes.
Exemple : un objet qui commence par V (veee), un objet qui commence par A (aaaaa), un objet qui commence par S (ssss ou seuh).

  1. L’enfant doit nommer les objets tout en les touchant : Voiture, Arbre, Sablier
  2. L’enfant s’exerce à entendre les sons au début des mots : on va lui poser la question suivante « Montre-moi quelque chose qui commence par VEU/VVVV« . On répète la question pour les deux autres objets.
  3. L’enfant valide le son à chaque objet : on prend un seul des trois objets, on lui demande « Et cet objet il commence par quel son ? ».

Mon planning des sons à écouter :

  • S (seu/sssss), A (aaa), V (veu) : Souris, Arbre, Voiture
  • B(beu) , I (iiiiii), G (Gueu) : Bébé, Igloo, Garage
  • C (Keu), O(oooooo), T (teu) : Clé, Orange, Train
  • L (leu/llll), E(euuuuh), R (reu/rrrr) : Lion, Escargot, Robot
  • N (neu), U(uuuuuu), Z (zeu/zzzz) : Nuage, Ustensile, Zèbre
  • D (deu), A(aaaaa), M (meu/mmmm) : Dragon, Abeille, Mouton
  • P (peu), I(iiii), J (jeu/jjjj) : Panda, Iguane, Jouet
  • F (fffff/feu), O(oooo), K (keu) : Fourmi, Ordinateur, Koala
  • W (Wouah), E (euuuh), X (gzzeu) : wapiti, écureuil, xylophone

Avec le Plumeau, on a pris son doudou souris (j’ai donc dû nommer la souris pour éviter qu’il ne me dise « doudou »), un arbre en plastique et une petite voiture.

Il a adoré et semble avoir bien compris.

Plus tard…

On pourra refaire l’exercice où cette fois-ci le nom de l’objet se termine par le son.

Je me suis inspirée de cette vidéo de la librairie des écoles.

Vidéo : Méthode Montessori 1 : Ecouter les sons

Il y  a la suite bien sûr…

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Le télétravail + Edit neigeux

Depuis que le déménagement de mon travail dans le 93 a été acté, on nous a proposé (pour faire passer la pilule à ceux et celles qui habitent au sud de Paris et départements limitrophes comme le 92, le 94, le 91 et surtout pour ceux qui habitent le 77) le télétravail (officiellement pour s’inscrire dans une nouvelle façon de travailler hein ! Cela s’entend).

Bref, je télétravaille depuis deux semaines ce qui tombe à pic puisque mon emménagement taffesque a eu lieu ce lundi.

Verdict : le télétravail c’est bien.

Déjà, parce que je ne me tape plus les 2h20 quotidiens de transports en commun.

Ensuite, parce que j’avance bien plus vite dans le travail, vu que je suis moins dérangée et surtout moins bloquée dans les réunions qui s’éternisent. Je peux enfin m’adonner avec passion à la documentation que je m’étais promis de consulter, amis que je n’avais pas pu faire… Toujours pour les mêmes raisons.

Enfin, parce que je peux m’avancer dans mon ménage et mes lessives. C’est tout con, mais quand on rentre le soir, on n’a pas envie ni le temps de passer l’aspirateur et encore moins de lancer une lessive surtout que le George déteste le bruit de la machine (et si t’as plus un slip propre ben tu démerdes ma grande ! Tu récupères le slip le moins sale dans la panière à linge sale quoi). Tout ce travail ménager était donc dévolu pour le week-end si bien que j’avais l’impression que ce dernier ne servait uniquement qu’à ça et aux courses dans le supermarché horrible et bruyant (et tanpis pour les loisirs, la vie sociale et les vernissages sauf si on est une maman parfaite mariée à un mari parfait et nantie d’un fils parfait).

Le télétravail ça me permet même de caser des rendez-vous cosmétiques ou médicaux puisque je gère mon temps comme je veux.

La preuve :

  • Je vais pouvoir voir un dentiste ! Incroyable !
  • J’ai pu aller chez le coiffeur juste à côté de chez moi pour une coupe qui m’aura pris une demi-heure.
  • Je pourrai caser un rendez-vous chez mon médecin traitant en dehors de la plage horaire 17h-19h où comme par hasard il y aura plus de places disponibles.

(Non parce que j’en étais réduite à voir n’importe quel généraliste via doctolib pourvu qu’il soit près de mon travail, que ce soit le jour même et au créneau horaire dépourvu de réunion, ce qui laissait peu de choix donc… Oui je prenais n’importe lequel et qu’importe si on sort du parcours pour être remboursé correctement par la CPAM et qu’importe qu’il soit du secteur 2 voire non conventionné parce que quand tu meurs du nez ou de la gorge ou de l’asthme tu n’es pas bien regardante…)

Voilà, en gros, le télétravail va révolutionner mon existence.

EDIT : Et bien quand il neige, le télétravail ça me permets d’éviter les galères en transports en commun pour arriver à pas d’heure au bureau (voire jamais), et attaquer mon boulot au chaud chez moi dès 8h30.

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La promesse – la suite

previously sur ce blog, j’écrivais que j’en avais enfin fini avec les recherches immobilières et les visites qui en découlent, notamment les samedis (voire les dimanches).

Et donc, notre choix ne s’est pas porté sur le bien avec la chambre parentale de 27m2 assortie de son dressing.

oui, 27m2 de chambre pour une Plume habituée à ne pas pouvoir déambuler autour du lit conjugal depuis une décennie… (je rappelle).

Ni pour le logis bien placé, mais laissant à désirer : des travaux pharaoniques n’auraient jamais suffit à l’assainir. L’odeur de moisi était bien présente quoiqu’en dise l’agent immobilier… Autant de mauvaise foi laisse songeur.

Après des semaines d’études des banlieues à coup de villeideale.com et balades en voiture, de surf frénétiques sur google maps pour calculer les itinéraires en transport en commun, et les consultations des offres sur le boncoin.fr, seloger.com et autres, nous avons opté pour le futur.

Nous faisons construire.

Une maison.

Oui, une maison les enfants !

Une maison avec 3 grandes chambres (pas 27m2 quand même, faut pas déconner non plus), 1 SDB, 1 SDE, 2 WC, la cuisine et le séjour. Le tout sur 2 niveaux.

Une maison dans une belle petite ville, même si ce n’est plus dans le 92, même si c’est plus loin de Paris, mais à quelques minutes d’une gare, et bien sectorisée pour une bonne école.

Une maison pourvu d’un vrai jardin et non d’un carré de pelouse qui nous fut présenté comme tel dans bon nombre de nos visites. Un jardin juste assez grand pour un petit potager, une petite cabane, une terrasse et quelques arbustes à fruits rouges.

Nous avons donc réservé avec le promoteur, reste à trouver le financement, et à budgéter les travaux annexes (peinture, revêtement de sol, la cuisine).

Bref, on est passés d’une première occupation à une autre…

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La promesse

Quand je vois ma fréquence de publication par ici, je me dis qu’heureusement que je n’ai pas fait de bonnes résolutions du genre – écrire un roman dans l’année (oups ! où est donc passé mon Bordel ?) – ou encore – se lancer un défi sportif tel qu’obtenir un ventre plat en 30 jours…

Bref. Je passe ma vie à courir. Une course sans fond où on n’en voit pas la fin.

Boulot. Métro. Dodo… pour la semaine

Visites de futurs lieux d’habitations en weekend.

Mes cheveux n’ont pas vu l’ombre d’une paire de ciseaux depuis plus de trois mois.

Mon corps a oublié de souffrir en salle de fitness depuis plus de deux mois. J’arrête l’abonnement. Tant mieux. Plus de temps pour soi.

Alors bien sûr, mon corps s’est chargé de se rappeler à mon bon souvenir face à un tel mauvais traitement. Je n’ai pas arrêtée d’être malade depuis novembre. Mais ce n’est même pas le dernier épisode infectieux (laryngite aiguë) me rendant totalement aphone pendant 48h qui m’a fait prendre une pause. Non même pas.

Entre parenthèses.

Sachez qu’en étant aphone, on peut tout à fait travailler. Pour se faire, prenez des voix d’emprunt. Moi, finaude, j’ai utilisé la voix de mon chef lors d’une réunion téléphonique. J’écrivais ce qu’il avait à dire à mon interlocuteur sur son grand tableau et le Chef s’exécutait en lisant. Je ne sais pas si c’est le fait que ça soit une voix de mâle allié au fait que c’était un supérieur hiérarchique, mais les choses avancent beaucoup plus vite !

Fin de la parenthèse.

Non, ce qui m’a forcée à prendre un peu de recul et me reposer (enfin si on peut dire) ce fut l’angine virale du Plumeau.

24h de vomissements, une gorge douloureuse, céphalée. Bref, ce n’était même pas la gastro mais l’angine.

Toujours est-il que l’enfant allant mieux en fin de semaine, j’ai pris la décision de le remettre à l’école, pour aller faire trois visites de nouveaux lieux de vie avec le George. Lui aussi en ayant marre de consacrer tous ses samedis à cette activité, il était trop heureux de prendre un congé vendredi dernier.

Pour ce jour de « congé », était donc prévu au programme :

  • un rendez-vous avec un promoteur dont je n’en voyais pas l’intérêt puisque j’avais été fortement échaudée par tout ce qui touche à la construction lors d’un précédent
  • une contre-visite avec un George moins enthousiaste que moi pour le logis (il y a un dressiiiiiiing)
  • une visite avec un emplacement idéal mais un logis qui, au vu de certaines photos, me faisait craindre le pire

Et donc, vendredi matin dernier, en entrant dans la voiture délesté de notre fils pour perdre 35minutes (pour 5 kms), nous étions loin de nous douter que les visites pour un achat allaient enfin prendre fin.

Nous tenons là depuis quelques jours notre promesse… Nous allons quitté le F3.

La suite au prochain épisode…