Publié dans Maman d'un Plumeau

Lecture et Montessori

Il y a plus de deux ans, on m’avait offert ce livre que j’avais parcouru assez rapidement je dois dire en me disant que quand Plumeau aurait trois ans, je commencerais à le préparer à l’apprentissage de la lecture surtout que Maria Montessori disait que la phase sensible de l’enfant à la lecture se situe entre trois et six ans. En plus, ce livre tombait à point nommé car, à l’époque, Plumeau aimait déjà reconnaître certaines lettres.

Depuis, il est rentré à l’école, il a appris l’alphabet en majuscule qu’il ne maîtrise pas complètement, parfois il fait encore quelques confusions. J’avais, alors, repris la lecture du livre en me disant que ça serait bien de lui faire associer les sons aux lettres mais cela s’avéra plus compliqué que prévu, du coup, j’ai pensé qu’il n’était pas prêt. Déjà en MS, on commence à lui faire prendre conscience des syllabes.

Et puis, dernièrement, je  suis retombée sur une série de vidéos sur la méthode Montessori et l’apprentissage de la lecture. Et me voilà de nouveau taraudée par l’envie de reprendre la lecture de ce livre et de mener l’expérience avec les activités proposées.

J’ai décidé de me tenir un petit planning des activités proposées (et surtout celles que j’ai choisi en fonction de son âge et de ce qui pourrait l’amuser) sur les deux ans. Je vous ferai un retour régulier (du moins, j’essaierai de m’y tenir) sur nos expériences montessorienne à la préparation à l’écriture et la lecture.

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Publié dans Les bons mots du Plumeau, Maman d'un Plumeau

Le point sur le bilinguisme

Je profite de cette période calme pour bloguer un peu car dès le début janvier 2018, on va dire que ça sera… Plus compliqué (SPOIL : si j’arrive à poster un billet dans le mois, vous serez chanceuse)
Fin de la parenthèse bloguesque…

Alors, où en sommes-nous côté acquisition de l’anglais chez le Plumeau ?

Et bien, je dirais que la compréhension de l’anglais est là pour les choses simples. Nous avons pu tester à plusieurs reprises. Pour l’oral c’est plus compliqué. On sent qu’il a envie mais il peut bloquer pour un mot qu’il ne connait pas. J’ai senti un petit moment de découragement il y a quelques semaines. Plumeau est du genre perfectionniste. Je ne sais pas d’où lui vient ce trait de personnalité car aucun de ses parents ne le sont. Le côté sombre du perfectionnisme c’est qu’il ne fait pas s’il ne peut pas le faire parfaitement. Bref, il va falloir gérer ça et lui expliquer qu’il a bien le temps de parler fluently english car il est encore petit (et surtout que papa et maman ne lui parlent pas anglais en permanence pour en faire un petit génie. Maman lui lit des livres c’est déjà pas mal et Nounou est là 3 soirs sur 5).

L’autre jour je l’ai surpris à jouer en anglais. Quelques phrases bien construites et compréhensibles et beaucoup d’anglais en mode yaourt aussi 😉

Un soir, il m’a demandée en anglais ce qui était dangereux et, après un moment d’hésitation de ma part où il fallut que je percute qu’il me parlait en anglais et qu’il me posait une question tout ce qui a de plus insolite, nous voilà à énumérer tout ce qui est dangereux (ghosts, monsters, zombies, wolves etc.)(Oui, l’enfant reste dans son imaginaire Halloween).

Pour le réveillon de Noël, son cousin (le neveu de 30 ans de mon mari) qui  a vécut aux États-Unis l’a testé. Finalement, on s’est rendu compte que malgré le fait qu’il ne voulait pas parler en anglais avec son cousin toujours à cause de son perfectionnisme, il comprenait assez bien.

Parler c’est encore difficile, mais chanter ne pose pas problème. D’ailleurs, avec sa nounou ils ont vu toutes les chansons de Noël. Il semblerait qu’il ait poussé la chansonnette en anglais en classe où ils ont appris tous les chants de Noël et qu’il ait rencontré un franc succès. C’est fou le nombre de choses qui se passent à l’école et qu’on ignore…

Le bilan pour nous c’est qu’il faut être patient. Une seconde langue, et a fortiori dans une famille monolingue, c’est long à se mettre en place.

Je n’ai pas abandonné l’idée de l’inscrire un jour dans une école bilingue, et si ce n’est pas pour le primaire, pourquoi pas au collège. En attendant, on fait à notre façon, et l’important c’est que ça reste un plaisir pour lui, et pour ça, ne surtout pas le brusquer, le forcer ou pointer ses difficultés, mais au contraire l’encourager, le rassurer et l’amuser. Du coup, je reste vigilante et je scrute la moindre remarque négative que pourrait lancer le George.

Mon billet d’hier sur les cadeaux sous le sapin évoquait les jeux de société en anglais de Brainbox. Nous verrons ce que ça va donner. Si les règles s’avèrent trop compliquées, soit je les adapterai soit je patienterai. En attendant, nous avons déjà détourné deux jeux de société comme « Où est passé mon doudou » à partir de 2 ans, le bon moyen d’apprendre les salles d’une maison et « Croc Carotte » pour compter en anglais (après, il faut aussi gérer les colères du bambin quand le lapin tombe dans le trou, que ce soit en français ou en anglais).

Les relations avec entre le Plumeau et la Nounou se sont bien arrangées. Fini le petit rejet en septembre dernier. Il est bien content d’être avec elle surtout depuis qu’ils se sont trouvés une passion commune : le dessin animé Coco de Disney. Ils ont d’ailleurs failli allés au cinéma ensemble pour le voir mais c’était sans compter sur le George qui ne voulait pas se faire ravir sa place pour la toute première séance au cinéma du Plumeau. Au final, tout le monde a vu le film, sauf moi (snif !).

 

Publié dans Maman d'un Plumeau

La convocation

Convocation.

Ces trois syllabes ont, pour moi, toujours rimé avec une certaine appréhension voire, à leur simple lecture, provoqué des angoisses telles que je n’en trouvais pas le sommeil.

Convocation à un examen…

Convocation au partiel…

Convocation par le directeur…

Convocation à un entretien…

Convocation par le DRH…

Si on y réfléchit bien, on n’est jamais convoqué pour nous annoncer une bonne nouvelle. À moi en tout cas, ça ne m’est jamais arrivée.

Alors si vous ajoutez le fait que, nous, parents du Plumeau, sommes convoqués par le maître de classe, connaissant mes doutes et mes errances sur tout ce qui touche à l’éducation que j’essaye tant bien que mal d’inculquer à mon fils, vous pouvez aisément imaginer l’impact émotionnel que revêtent ces trois petites syllabes.

Ce n’est pas une convocation écrite sur le cahier. C’est une convocation habillement déguisée en « souhait de nous rencontrer » pour évoquer le comportement de Plumeau juste avant la classe.

J’ouvre ici une parenthèse.

Pour nous communiquer oralement cette convocation, le maître a attendu perfidement de me la livrer à moi. Pourquoi dis-je perfidement ? Parce que depuis un bon mois, George et moi, avons enfin trouvé un terrain d’entente pour un partage de corvées : il dépose le Plumeau, je le récupère. Le maître a donc attendu que la corvée habituellement réservée à l’homme me soit échue de manière exceptionnelle. Parent permanent un jour. Parent permanent toujours.

Fin de la parenthèse.

J’ai une vague idée (très vague) du pourquoi de cette convocation.

La veille de l’anniversaire, le Plumeau a mordu un index de son camarade.

Il l’a fait devant le maître (1ère erreur).

Il l’a fait malgré l’avertissement de ce dernier (2nd erreur).

Bref, vendredi après-midi quand la Nounou a récupéré le marmot (qui a dit que le partage des tâches serait équitable ?), elle a eu droit à la colère du maitre d’école.

J’étais donc prévenue. Je m’y attendais un petit peu on va dire (rappelez-vous, l’idée vague). Et je sais aussi, que derrière cet index malencontreusement mordu, se cache aussi tout un tas de griefs que le maître a entassé depuis la Rentrée.

Bref. En tant que parents, on va déguster. On va prendre cher. L’enfant sera présent. Je vais essayer de dédramatiser la situation (sauras-tu trouver l’incongruité dans cette dernière phrase ?) tout en assurant à la cantonade qu’il ne faut plus que ça se reproduise (l’index mordu) et qu’il va falloir écouter en classe (même si on s’y emmerde). Bref, faire croire qu’on garde le contrôle de la situation, alors qu’il y a bien longtemps que j’ai compris qu’une fois que cet enfant est en dehors de mon giron maternel, je n’ai plus le contrôle sur rien.

C’est pour lundi matin… (Mes collègues m’ont judicieusement conseillée d’honorer les convocations en début de semaine. JAMAIS en fin de semaine : les maîtres.ses (écriture inclusive inside) sont en général sur les rotules)

Publié dans Maman d'un Plumeau

Les matins qui chantent…

L’autre jour sur LePetitOiseauBleu, j’ai vu passé un tweet qui m’a interpellée, et fait rire, aussi…

Jaune.

Il s’agissait d’une photo d’un article rédigé probablement sur un Elle ou un Marie-Claire.

Article « Journée type » d’une Maman Parfaite. Vous en avez sûrement tou(te)s lu de ce genre d’article qui vous font sentir minable.

En gros, la journée standard de la Maman Parfaite ressemble à ça :

  • elle prépare TOUJOURS un petit déjeuner é-qui-li-bré pour toute la famille. Elle dispose sur la table des crêpes élaborées par elle-même à 6h du mat accompagnées de tartines, de jus frais pressé et de fruits coupés.
  • elle a le temps de choisir sa tenue (moment hyper important, elle précise). (Oui, elle a le temps de voir si selon son humeur elle doit prendre un look Trendy ou un look Casual, et ça pendant que son fils parfait est habillé et lavé d’un coup de baguette magique)
  • elle dépose son fils à l’école mais un jour sur deux seulement  – parité oblige ! Car son mari aussi est PARFAIT (et surtout, il ne bosse pas à 1h30 du domicile)
  • Une fois au boulot, le marathon commence. Objectif ? en faire un maximum dans la journée pour avoir le temps de récupérer son fils. (Chez moi, le marathon commence avant l’arrivée au bureau…)
  • elle récupère le fils parfait, lui raconte des histoires puis joue avec (sûrement des jeux é-du-ca-tifs, pas jeté à l’aire de jeux comme moi) et le couche (tiens, il ne mange pas et il n’y a pas besoin de le laver ? Je comprend pourquoi le fils est parfait. Un gain de temps considérable en soirée)
  • elle dîne en amoureux avec son Mari Parfait (je pense qu’elle a même le temps de lui tailler une p*** (BIIIP) après)
  • 1 à 2 fois par semaine, elle a le temps d’aller à … un vernissage !

Mais…. Qui est cette femme ? Quel est son secret ? Que mange-t-elle ? (Ah si, des crêpes, des fruits frais coupés en dé au petit déj) Quelle drogue prend-t-elle ? Qui est son Mari Parfait ?

Bref, je m’interroge.

Je suis sans doute une vraie incapable.

Chez nous, les Plumes qui sommes parfaits bien évidemment, nos matins qui chantent (vous attendrez un autre post pour la journée type) ressemblent à ça :

  • le mobile du George Parfait bippe, c’est le signal du départ pour une matinée qui chante
  • pendant que le George Parfait se douche et se rase, je me lève et j’en profite pour faire le café et préparer un déjeuner é-qui-li-bré à mon Plumeau parfait (un petit suisse avec du sucre semoule)
  • je lève le Plumeau Parfait mais grognon qui demande à regarder des dessins animés.
  • j’enjoins ma progéniture d’avaler son petit suisse fissa car il est déjà 8h12… (comment ça se fait que le temps avance si vite), mais l’enfant résiste : il n’avalera rien tant qu’il ne verra pas Peppa Pig…
  • j’avale mon café (il est 8h16) et je cours aux toilettes
  • j’entends les hurlements parfaits de ma progéniture tout aussi parfaite et les cris parfaits de mon Mari Parfait « Si tu n’arrêtes pas de pleurer, je te gifle ! »
  • ça me coupe dans mon élan de faire la grosse commission. Tanpis pour mes hémorroïdes…
  • j’arrache mon fils parfait pour commencer à l’habiller précipitamment (et tenter de le rassurer)
  • je me fais arracher mon fils parfait (car décidément je ne suis toujours pas prête) par l’homme parfait. C’est lui qui l’emmènera à l’école (puisque je ne suis pas prête. Je rappelle)
  • hurlements de part et d’autre, porte qui claque, enfant en pleurs… Et c’est parti pour l’école !

P.S.1 : de dîner en amoureux, il n’y aura pas ce soir…

P.S.2 : ni de ça…

Publié dans Maman d'un Plumeau

Je n’y suis pas arrivée à féliciter…

Est-ce dû au fait qu’elle ne m’ait pas tenu au courant et que je l’ai appris de quelqu’un d’autre ?

Est-ce dû, malgré que la PMA soit derrière moi définitivement, que je sois encore chatouillée par ce type d’annonce ?

Est-ce dû au fait que ça concerne cette belle-sœur là (la maman koala, pour celles qui se rappellent) qui m’avait agacée consciemment ou inconsciemment ? Son côté hyper-je-sais-tout ?

Est-ce que parce que je trouve ce choix de faire un second enfant dans son cas médical hyper égoïste et très risqué ?

Alors oui, pour la dernière question.

Clairement oui (maladie auto-immune détruisant les fœtus, traitement lourd pour l’empêcher, pré-éclampsie, naissance prématurée, et surtout l’assurance médicale que ça sera pareil pour les grossesses ultérieures), mais en même temps, je n’ai pas à juger (sauf que je l’ai fait, hein ! Pas bien !)…

Et j’aurais dû pouvoir me fendre d’un « Ah mais c’est une bonne nouvelle ! » plutôt que ce blanc suivi d’un « oui… oui, je sais, on m’a déjà tenue au courant » sur un ton trop neutre pour être honnête lorsqu’elle m’a montrée fièrement son gros ventre.

Bref, ma belle-sœur, maman koala par excellence (je porte TOUJOURS ma fille)(Je ne laisse PERSONNE toucher MA fille), la même qui te dit, outrée, un « Comment ! ? Tu ne lui donne que des petits pots industriels ? Nous, c’est vraiment exceptionnel, sinon, c’est MOI qui prépare »... attends un heureux événement.

Et c’est pour Octobre.

Et c’est un garçon, cette fois-ci.

Ce jour-là, on fêtait l’anniversaire de sa merveille, qui bien qu’étant née à 33SA, a récolté pas mal de séquelles d’une prématurité pourtant pas grande.

Malgré tous les soins en ergothérapie, kinésithérapies et autres ostéo, la petite marche encore très mal (sur les pointes en fait), ne court pas (forcément), en revanche, elle semble avoir enfin acquis la parole. J’ai dû mal à voir si son cerveau est normal vu qu’il est difficile d’avoir une relation avec elle à cause de l’exclusivité maternelle. Elle est en général très silencieuse. Elle accuse aussi un fort strabisme malgré les lunettes portées depuis 2 ans. Bref, tous ces tracas-là semblent difficiles à améliorer, malgré un très bon suivi, malgré même un suivi très poussé et porté par la mère.

La mère justement, qui invite à l’anniversaire, mais qui déplore en te disant « Rholàlà, ça fait trop de monde pour ma fille… » et qui regarde durement mon Plumeau de fils souffler à en perdre haleine dans le sifflet d’anniversaire…

Manquait plus qu’elle me glisse un « Rholala, il fait trop de bruit pour ma fille, elle supporte pas le bruit… »

En même temps, pourquoi t’achètes des sifflets, si tu crains le bruit ?  (je n’en ai pas acheté pour les fêtes d’anniversaire du mien. Je suis pas folle non plus !)

Après, je m’en suis voulue (un peu) de ne pas avoir eu un mot gentil concernant sa grossesse, donc j’ai fait mine d’y porter un petit intérêt en lui demandant comment ils allaient réorganiser l’appartement pour le bébé, puis quand elle m’a vantée la largesse de ses chambres et que pour elle c’était pas un enjeu/problème, j’ai laissé tomber.

Bref. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de la BS Koala…

 

Publié dans Maman d'un Plumeau

[bilinguisme] Phase mutique ou rébellion ?

Je ne vous avez plus embêté(e)s avec mon marmot et l’acquisition de l’anglais, mais là, on a du nouveau.

J’ai remarqué que le Plumeau s’intéressait moins à l’anglais, rechigné à être récupéré par Nounou T (à qui on avait enfin réussi à prolonger son séjour en France, c’est un peu ballot) même si au final ils font quand même des choses ensembles (beaucoup de sorties et de dessins de lions et de dinosaures) et marquait un intérêt modéré aux DA en anglais.

Après, c’est vrai qu’il est pas mal fatigué et qu’il a envie de voir sa famille : il regrette beaucoup d’avoir dû rentrer du Sud parce qu’il ne voit plus Papi et Mamie et voudrait que ça soit toujours Tata qui vienne le chercher à l’école (surtout qu’elle a des bonbons avec elle).

Après, c’est vrai qu’il est plutôt tourné vers les dessins et notamment dessiner les lettres. Plus dans le visuel et moins dans l’oral.

Alors, forcément je me suis remise en question aussi. Toutes ces fois où il a essayé de dire quelque chose en anglais et où on n’a pas capté son père et moi. Rien de tel pour décourager !

Et puis, clairement nous avons été pas mal pris par d’autres choses et l’anglais à la maison est passé après, surtout que j’avais Nounou T pour ça à la base.

Et puis, je suis tombée sur cet article avec la rubrique Comment gérer la rébellion bilingue, et ça m’a rassurée. Je vais tenter de suivre les conseils.

  • Moins poser de questions « Et comment tu dis ça en anglais ? »,
  • plus l’immerger de façon naturelle (et pourquoi pas dans le bain ? J’y reviendrai).
  • Plus l’encourager car il en a besoin et j’avoue que j’ai pas mal fait défaut sur ce plan-là.
  • Plus le motiver aussi.

Je me dis que notre voyage à l’étranger cet été va aider, car il verra l’intérêt de parler une langue internationale. J’avais été agréablement surprise de sa volonté lors de notre séjour à Florence.

Après, j’ai découvert ici, qu’il y avait une « phase de mutisme » qui semblerait soit tout à fait courante chez les enfants bilingues ou du moins ceux élevés dans un milieu bilingue.

Je cite : « Votre enfant bilingue est en train de s’approprier une nouvelle langue, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain. Tous les enfants dans son cas passent par une phase silencieuse très active, où ils se laissent  imprégner par les nouvelles sonorités tout en essayant de les décoder. Cette période silencieuse  peut durer de plusieurs semaines à plusieurs mois.  »

Et effectivement, même si nous élevons notre fils dans une famille monolingue, je pense que le Plumeau intègre et plus que je ne le pense.

L’autre jour, dans le bain, je lui ai posé une question en anglais.

« How many animals ? »

Comme il n’avait pas saisi, j’ai montré les 3 figurines immergés dans la mousse.

Et là, il les a compté en anglais.

J’ai peut-être eu du bol. Ou pas.

Publié dans Des choses et d'autres, Maman d'un Plumeau, Un peu de féminisme

Vivement la pause !

Depuis quelque temps je me sens un petit peu dépassée par mon quotidien.

On parlait de charge mentale un peu partout, mais c’est exactement ce qui m’arrive. Non pas que jusqu’ici, j’ai été épargnée, mais je trouve que là ça prend une réelle ampleur !

J’ai l’impression de surfer d’un truc à l’autre, sans prendre le temps de souffler, et pourtant, en y regardant, on ne peut pas dire que je sois submergée de travail.

Alors, oui d’accord, j’ai été à une petite réunion concernant mon future job, histoire qu’au début de l’automne, lors de mon entrée officielle, je ne tombe pas des nues.

Alors, oui, je gère toujours la vie de famille et le boulot, mais ça c’est comme d’habitude, vous me direz…

Alors, oui, on gère le problème de titre de séjour et de visa arrivant à expiration de la Nounou T. On aimerait bien la garder pour qu’elle s’occupe de Plumeau l’an prochain. Problème : son visa se termine le 1er juin. Croisez-les-doigts ! Alors, c’est enquiquinant, ça pompe un peu ma sérénité, mais ça va, je gère.

Alors, oui, je fais du sport. J’en ressors lessivée, et pleine de courbatures 48h après, mais ça peut pas être ça qui me donne l’impression d’être dépassée.

Alors, oui, on va récupérer les clés de l’Appart du Sud, et il a fallu préparer les papiers (surtout les retrouver dans notre bordel), s’occuper de l’abonnement électricité et gaz, de l’assurance (et c’est même pas moi qui m’y suis collée, mais le George), mais ça peut pas être ça qui me donne l’impression d’être la tête sous l’eau.

Je crois surtout que c’est mental. Je suis mentalement fatiguée.

Le stérilet ? Sauf que j’ai pas le Mirena mais le Jaydess. D’ailleurs, j’ai revu la gynéco-au-cabinet-dépourvu-de-photos-de-Annes-Geddes, et tout va bien, si ce n’est que mes règles sont devenues des spottings qui durent 15 jours, bref, elle m’a prescrit un traitement pour le prochain cycle.

Bref, une pause s’impose.

Cela tombe bien, je vais chez mes parents dans le Sud.

On va :

  • récupérer les clés et visiter l’Appart du Sud
  • se reposer
  • se reposer
  • se reposer

Sinon, exemple de vie #PayeTonUtérus #ChargeMentale # MaisFallaitDemander

  • Le George n’a strictement aucune idée que les repas de l’Enfant (ainsi que ses activités péri-scolaires) sont réservables d’avance sur une plateforme internet (il n’a donc pas les codes d’accès, ni l’adresse) et que les factures inhérentes sont payables sur cette même plateforme.
  • De même ignore-t-il l’existence d’un second planning sur une autre plateforme internet de l’agence de garde à domicile, pareil les factures.
  • De même, ne pense-t-il jamais qu’il est opportun de préparer les vêtements de l’enfant la veille au soir.
  • Il ignore tout autant qu’il est nécessaire de rendre le livre de la bibliothèque de l’école avant chaque vendredi. Il ne sait même pas qu’il y a une bibliothèque à l’école.
  • Et quand il va chercher par le plus grand des hasards son fils à l’école le soir (1 fois sur 12), il ne comprend pas pourquoi systématiquement le sac du bambin n’est pas en bas, comme tout le monde, et perd 20 bonnes minutes à le chercher. (Réponse : le sac est systématiquement oublié sur le paterre attenant à la classe à l’étage, il faut donc monter. Et oui…)
  • « Mais pourquoi tu fais une lessive à cette heure tardive ? ça me casse les oreilles, et en plus t’es fatiguée ! » Ben parce que si j’y pense pas t’as plus rien à te foutre sur le c** conn@** !