Publié dans Maman d'un Plumeau

C’est trop facile…

Depuis notre retour de vacances, la maîtresse s’est plaint du comportement du Plumeau. Et pas que la maîtresse d’ailleurs…

« Il est dissipé« , « il fait le bazar« , « la journée a été difficile avec Plumeau« , « il n’a pas été sage« , « j’ai dû me fâcher hier« … voilà en gros un florilèges de reproches que je recueille chaque matin.

Et quand ce n’est pas la maîtresse, ce sont ses petits camarades qui m’en informent directement, presque sur le ton de la confidence…

Et là, j’ai eu envie de répondre à la petite L. « Je vais chercher un comprimé de Prozac, et je reviens. OK ? »

Bref, Plumeau est difficile.

Pour moi, ce n’est pas nouveau. Je sais que c’est un enfant… disons… Chiant Plein de vie ! La rentrée avait été marquée par quelques épisodes compliqués mais ça s’était tassé, et voilà, que ça recommence.

Bien entendu, je me suis interrogée.

Qu’avais-je donc fais de mal ? Ou pas fait correctement ? (Remarquez au passage que ce sont des questions récurrentes depuis que cet enfant est né)

(Thèse, anti-thèse, synthèse de l’imperfection maternelle/parentale)

Bien sûr j’ai interrogé le Plumeau, qui, un coup me dit qu’il a été sage, un coup, me dit qu’il a fait des bêtises (petites les bêtises, toujours !), mais quand je demande plus de précisions ça se gâte, aussi, j’en arrive à une discussion de sourds.

« Plumeau, pourquoi t’as été puni par la maîtresse ? »

« Ben… En fait… J’ai tapé A. »

« Alors pourquoi t’as tapé A. ? »

« Ben… En fait… C’est parce que j’ai été puni par la maîtresse »

En le déposant un matin, je n’ai pas fait que le déposer, j’ai décidé de rester un peu et de l’observer. Il a fait semblant de ne pas arriver à assembler un puzzle à 4 pièces provoquant l’irritation de l’enseignante, et la mienne. Puis il s’est entêté à vouloir faire le puzzle des grands (sa classe est mixte : Petite Section et Grande Section), sauf que le puzzle comporte une vingtaine de pièces !! Autant dire qu’il n’y arrivera jamais, et qu’il finira par envoyer valdinguer le puzzle.

Ce qui me chagrine surtout c’est qu’il est totalement insensible à la moindre autorité. On se fâche, il rit. Il n’a peur de personne. Enfin, si, de moi… J’ai tellement crié sur lui.

La Nounou T semble être une des rares à le canaliser. Elle a compris qu’il avait besoin d’être en action, aussi il coopère dès qu’il a le 1er rôle et apprend vite l’anglais, du coup.

Il me dit qu’il s’ennuie à l’école, alors qu’on leur propose tellement d’activités. Ce matin, il m’a chouiné qu’il voulait retourner à la crèche.

J’avoue, je me sens un peu démunie.

On me parle de précocité, mais moi, je dis, c’est trop facile de toujours chercher des excuses à un enfant. Le souci, c’est qu’il ne faut jamais les frustrer, mais la frustration, ça fait parti de la vie.

Et puis, jusqu’à présent, il ne m’a pas démontré ses talents de précocité. Oui, il parle bien, mais moi, je trouve pas mieux que les autres. Oui, il est vif, ben comme beaucoup d’enfants.

Et puis des précoces j’en connais et ils n’ont fait chier personne. Ma nièce en est un bon exemple, et pourtant, elle ne manque pas de caractère !

J’ai quand même envie d’aller voir un pédopsychiatre pour faire le point.

On fait (Je fais) peut-être pas ce qu’il faut avec lui. J’ai remis en place le tableau des bonhommes. Un bonhomme vert s’il a été sage, rouge si ça n’a pas été le cas. J’ai fait miroité une sortie à Eurodisney si au bout de plusieurs semaines il y a plus de bonhommes verts que de rouges.

Une chose est sûre, il veut qu’on s’occupe de lui, quitte à ce que ce soit au détriment des autres. Et là, moi, je ne suis pas d’accord. On lui explique, mais malgré tout, il a beaucoup de mal à se défaire de cette tendance.

Sachez qu’on m’a même reprochée de ne pas avoir fait de second enfant, et que c’est à cause de ça que Plumeau est aussi accapareur.

[Et hop ! Manges-toi un petit reproche sur ton choix d’enfant unique au passage.] (Marinette, elle était pour toi celle-là aussi. Prépares-toi !)

Et là, aussi, moi je dis, c’est trop facile de me balancer ce type de reproche. (ceux sont les mêmes qui vous ont dit que « bah, t’y penses trop, prends des vacances, tu vas voir, ça viendra tout seul »).

Je connais des enfants chiants, et une fois nantis d’une fatrie, ils sont restés… chiants. Ils n’ont pas appris à partager. Ils n’ont pas intégré une seconde que leurs parents devaient également s’occuper des petits frères/soeurs et qu’ils n’étaient pas le centre du monde. En gros, primipare, ne penses pas qu’en pondant un second enfant tu vas régler le comportement de ton premier. Tu vas juste friser le burn-out maternel.

Voilà, ça… C’est dit !

 

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

11 commentaires sur « C’est trop facile… »

  1. C’est dure de ne pas se remettre en cause. J’ai 2 neveux. Ils sont hyper mignons, sages, n’ont jamais été turbulents, jamais tout cassé, jamais vraiment de caprice. Mes jumeaux sont tout l’opposé tu saisies la nuance ? Plein de vie comme tu dis. Hum hum …
    Alors c’est notre faute ? Peut-être. Sont-ils juste comme ça ? Peut-être. J’ai envie de dire bon courage aux maîtresses mais finalement hélas pour elles c’est un peu leur rôle de se faire respecter. Si de ton côté tu fais tout ce que tu peux et que tu es tout à fait objective sur ton fils alors que veux-tu pouvoir faire d’autre ? Il est turbulent et le sera peut-être encore 1 an ou 2 ou 3. Comme tu dis, de nos jours il y a toujours des excuses ou des raisons. Un enfant est sage et obéissant. S’il ne l’est pas c’est qu’il y a un problème. Ah ?? Mais on a tous notre caractère quelque soit notre âge je pense non ? On a tous eu des relous, des monstres, des turbulents dans notre classe quand on était gamine non ? Bah voilà c’est le tien, ce sera les miens c’est comme ça. Tu fais de ton mieux.

  2. Oh les vilaines remarques pffff. Ben ici on a un second depuis 6 mois et la Grande Ourse n’est que crises de jalousie alors heu … une chose est sûre si ça les fait accepter de pas passer en 1er ben c’est long !
    Concernant la consultation pédopsy je te dirai que tu n’as rien à perdre…

  3. La pédopsy peut porter un regard objectif sur vos pratiques et vous aider à faire le point. Mais tu as l’air de ne rien lâcher face au Plumeau et c’est ce qu’il faut faire (et pas un petit frère/soeur au Plumeau !!?!). Je ne sais pascomment il faut gérer les remarques de la maîtresse parce qu’à son âge, difficile de le raisonner a posteriori, longtemps après la bêtise à laquelle tu n’as pas assisté…

  4. Coucou l’éducation est la chose la plus difficile qu’il soit , voici un livre qui m’a beaucoup aidé , j’espère qu’il en sera pareil pour toi
    « J’ai tout essayé  » d’Isabelle filliozat
    Bon courage

  5. Bonjour,
    J’ai le même à la maison.. sauf que le mien a 10 ans, est en difficultés scolaires et qu’on vient de lui refaire passer des tests parce qu’on n’a pas voulu voir le « haut potentiel » pourtant diagnostiqué une 1ere fois par le psy scolaire..
    Attention, il y a énormément d’enfants « haut potentiel » (à profil complexe) qui sont en échec scolaire si pas détectés.. ils ne sont pas « précoces », ils pensent différemment.. d’autant que notre fils a une dyslexie et qu’il a eu du mal à apprendre à lire..
    Voilà pas si simple, et ça vaut la peine de se pencher sur la question..
    Le mien est aussi tout seul et on me l’a reproché (la maitresse) mais quand je lui ai répondu que je ne pouvais pas en avoir d’autre,..
    Bon courage..

    1. Je suis assez d’accord avec Sachounette, sans en avoir fait l’expérience personnellement, mais mon neveu est dans le cas. On ne le considère pas au-dessus des autres mais différent, avec un mode de réflexion bien à lui. Je suis assez sensible à cette problématique et conseille toujours d’effectuer les tests. Soit ils ne révèlent rien, et tu peux écarter ça une bonne fois pour toutes, soit s’est avéré et tu pourras prendre cet aspect en considération.
      Courage en tout cas, bises.

  6. Tu sais tu as l’air de réagir comme il faut avec le plumeau. Je pense qu’en effet un pédopsychiatre pourrait peut être t’aider. Le plumeau a peut être du mal à gérer ses émotions et puis il se peut aussi qu’il ait un besoin énorme d’attention qui le force à se comporter ainsi. J’ai l’impression que maintenant dès qu’un enfant ne se comporte pas comme le souhaite la société, on le met soit dans la casé hyperactif, précoce ou autre. Ici bébé 2 (miracle) est en route et un jour noëlie ( qui a deux jours de moins que le plumeau je sais pas si tu te rappelles) ne veut pas en entendre parler, un jour il faudra qu’il dorme avec elle pour qu’elle soit à côté de lui des qu’il pleure. Les enfants ont des sentiments ambivalents parfois et ne savent ni les contrôler ni les exprimer.

  7. ah la la pas facile… Mais c’est aussi la période dit-on. Tu sais, moi j’ai une tendance à refuser l’idée qu’il existe des enfants « chiants ». Pour moi, c’est pas possible. Il y a un truc.
    Un pédopsy peut en effet peut-être vous aider, je trouve que c’est une bonne approche. Il existe aussi des livres qui expliquent bien ce que vivent les enfants à chaque âge et ça peut t’aider à relativiser et à mieux gérer certaines situations (Filliozat, Guégen, Montessori…). Ici, on entre dans la phase des pleurs à la moindre contrariété (genre c’est maman qui prépare le bib, pas papa…). J’essaie de ne pas nous bloquer sur ces choses-là, de ne pas être dans le rapport de force, car j’ai compris que ça fait partie de son développement. Bien sûr hors de question de céder, dès qu’il y a violence (genre, je tape le chat), au non-respects, à la propreté et à quelques règles de base… Ce que je découvre, de plus en plus : la patience !
    En tout cas, à l’école, je trouve qu’ils ont pas l’air très bienveillants… Courage et tiens-nous au courant !

  8. Alors là sur la fin je te rejoins à 100% : mon petit troiz nous fait des misères en ce moment, et ce n’est pas parce qu’il est seul… bien au contraire !
    Comme ton Plumeau, c’est un enfant « plein de vie », « plein de volonté » aussi… Il nous crie après, tape quand il n’a pas ce qu’il veut. Mais il est aussi super calin et attachant (je ne voudrais pas en faire un portrait de monstre quand même !)
    Bref, on fait ce qu’on peut. J’en ai parlé à la maîtresse, je lui ai dit de me dire si cela n’allait pas que je puisse passer le même message qu’elle à la maison. Et je lui ai dit aussi que je n’avais pas de baguette magique… Mais bon sa maîtresse est extra et en a vu d’autres, elle gère (mieux que nous je crois)
    Ces dernier jours il se réveille plusieurs fois par nuit, et quand il a quelque chose qui ne va pas (genre un truc horrible : il ne trouve plus son doudou, la couverture n’est pas au bon endroit ou son nez est un peu bouché), il fait pareil que la journée : il HURLE. Je veux bien un prozac aussi.
    J’hésite aussi à l’emmener chez un pedopsy…
    Mais quoi qu’il en soit, je rejoins un commentaire précédent : les enfants ne sont pas sensés être tous calmes et obéissants. Et ses défauts d’aujourd’hui seront peut-être ses forces de demain…

  9. Oh que j’appréhende aussi ce type de remarques !
    J’ai la chance d’avoir ma sœur institutrice (heu je veux dire professeur des écoles) et qui me donne quelques conseils.
    Tu es une bonne mère, et tu fais tout pour très bien élever ton plumeau alors continue !

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