Publié dans A propos de nulliparité, Maman d'un Plumeau

La petite soeur…

« Moi ! Ma petite sœur… Elle va bientôt venir !« , c’est ce que le Plumeau répète à l’envie depuis plusieurs jours.

Ce matin, il semble qu’il ai oublié sa petite sœur, il faut dire que j’ai passé mon temps à répéter que non, il n’y aurait pas de petite sœur (ni de petit frère d’ailleurs), et que la petite sœur dont il parle c’est celle de la petite D., copine de section des grands dont la mère a dû tout récemment mettre bas ou en passe de le faire.

Car depuis que le Plumeau est entré en grande section de maternelle crèche, les mères se sont lancées dans la ponte des deuxièmes.

Je suis donc environnée de ventres ronds tout comme la magnifique période de ma vie antérieure à savoir ma vie d’infertile aigrie où quelque soit l’endroit où je posais mes yeux je tombais inévitablement sur un baby bump (malheureusement trop souvent accompagné du grelot aka le bola de grossesse).

Alors bien sûr, tomber sur un gros ventre de femme enceinte ne me fait plus mal puisque j’ai la chance d’être du bon côté de la barrière. J’en arrive même à les plaindre quand je les vois galérer pour habiller/déshabiller leur progénitures trop remuantes qui n’ont, bien entendu, aucune considération de leur état. Parfois même, je donne un coup de main, notamment quand leur deux-ans a la bonne idée de courir et s’échapper ce qui oblige la mère au dernier trimestre de grossesse à accélérer le pas et la fait souffler comme un bœuf. Là, j’interviens et j’intercepte le chenapan.

Bref, je vis beaucoup mieux le fait d’être environnée de ventres ronds. Jusqu’à ces derniers temps où le Plumeau répète avec ce ton non dénué d’envie que sa petite sœur va bientôt venir…

J’ai réussi, jusqu’à la prochaine naissance d’un deuxième, à dissiper la confusion chez mon fils mais je me dis aussi que, immanquablement, un jour, il va me demander de lui faire un petit frère (ou une petite sœur) parce que les autres auront leur petit frère, et que cette fois-là, il n’y aura plus de confusion.

Qu’est-ce que je vais lui dire ? Quoi lui répondre ?

  • « Maman a eu déjà énormément de mal à t’avoir mon chéri, donc pour un deuxième bébé ça va être difficile »
  • « Maman est un petit peu trop vieille pour faire un deuxième »
  • « Papa et maman ne veulent pas d’autres enfants, c’est comme ça, et puis c’est tout »

J’ai tendance à trop me cacher derrière notre infertilité. c’est un peu la solution de facilité. La véritable raison, c’est que psychologiquement et physiquement parlant, je ne me sens pas de retourner dans une grossesse et dans un tout petit. J’ai la chance aussi, qu’avec le George, on soit sur la même longueur d’onde sur ce sujet. J’arrive maintenant à répondre aux questions pressantes des gens qui nous demande pour le deuxième. Mais je risque d’être un peu dépourvue le jour où mon Plumeau me regardera avec ses grands yeux et me demandera de lui faire un petit frère…

« Ou une petite sœur, maman…« 

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

3 commentaires sur « La petite soeur… »

  1. De l’avantage d’avoir des jumeaux fille/garçon 😉 ! Tout comme toi, une autre grossesse est in envisageable . J’ai 42 ans et je le sens hélas, je ne forcerai pas la chance même s’ il me reste 5 blastocytes. Je n’en ressens aucune envie. C’est bien de t’affirmer toi aussi. Un enfant en bonne santé et c’est tout ( plus le temps passe plus je trouve la limite de 43 ans en pma adaptée). Inutile de te dire ma tête à l’annonce de la maman Indienne de 70 ans. Gloups !!

  2. C’est clair que l’âge compte pour beaucoup. J’ai la chance d’avoir eu un 2e enfant mais à 40 ans, les nuits hachées me donnent des petits yeux de furet le matin.
    En plus, avec la période que tu traverses avec ton plumeau, ça ne doit pas couler de source de penser à une autre grossesse et un autre enfant.
    Bonne soirée

  3. Si tu es claire avec ton non-désir d’un deuxième enfant tu ne seras pas dépourvue je t’assure car personne convaincue = personne convaincante. Lorsque mon Lutin m’a posé cette question cruciale j’ai été très claire en lui disant que cette décision n’appartenait qu’à papa et maman et qu’en l’occurrence nous étions parfaitement heureux avec lui et n’avions pas envie d’un deuxième enfant.=> conseil de ma psy : bien préciser combien il est merveilleux et nous rend heureux car un jeune enfant est autocentré et pourrait interpréter comme « je suis tellement décevant qu’ils n’en veulent pas d’autre ».

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