Publié dans A propos d'écriture

« État d’urgence » – la toute première nouvelle du projet Bradbury (1/52)

Voici donc la première nouvelle de ce défit de dingue que je me suis lancée : une nouvelle par semaine jusqu’à la 52ème… Soit le projet Bradbury que j’évoquais précédemment.

Niveau timing : je l’ai écrit en une petite journée (si je cumule tous les temps d’écriture). Ce calcul est à la louche, je n’avais pas de chrono avec moi. J’ai laissé une journée de latence puis je l’ai corrigé en deux temps (deux longues demi-journées). Durant cette journée de latence, j’ai commencé la rédaction de la 2nd nouvelle.

Voilà, je vais essayer de m’en tenir à ce rythme. Une nouvelle (N1) déjà rédigée dans un premier jet. Un temps de latence pour avoir l’idée de la suivante (N2) et commencer sa rédaction. Reprise de la correction de la précédente (N1). Puis finaliser la rédaction de la suivante (N2) mais en version très brouillonne. Et enfin correction de la précédente (N1) pour sa publication.

Ce texte est issu d’un rêve que j’ai fait il y a des années mais qui m’a énormément marquée. Il est assez représentatif de ma phobie de la foule. Oui, je suis agoraphobe.

Je me suis inspirée d’un rêve mais il a bien fallu y trouver une chute à cette histoire car j’ai été interrompue par mon réveil matin… (à vous de trouver où dans l’histoire, j’ai été réveillée).

Pour les connecté(e)s au réseau Wattpad, le texte est .

Le texte maintenant. Il est constitué de 13443 caractères (espaces compris). J’ai changé trois fois de titre ! Ce fut d’abord « Phénomène », puis « Émeute » et enfin « État d’urgence ».

J’attends bien entendu vos retours.


 État d’urgence

 La foule devenait de plus en plus compacte au fur et à mesure que le ciel s’embrasait. La foudre tombait encore et encore. Chaque éclair suscitait chez les gens des cris de joie comme s’il s’agissait d’un feu d’artifice.

Comme les autres, je déambulais dans les rues de Paris, mais j’étais loin de partager cet enthousiasme.J’avais beau scruté les visages de mes congénères, je n’y retrouvais aucune perplexité et encore moins l’inquiétude qui m’habitait avec une intensité de de plus en plus forte.

Les coups de foudre avaient commencé peu après 7h30 et s’étaient enchaîné avec un rythme effréné et étrangement régulier comme si l’on tirait au canon depuis les Invalides. Loin de pousser les gens à se terrer le temps que l’orage passe, ils les avaient fait sortir de leurs bureaux ou de leurs domiciles.

J’étais sortie, moi aussi, poussée par la curiosité. Au début, je me disais que la pluie allait s’abattre et remettre de l’ordre à toute cette inquiétante agitation, mais elle ne vint jamais.

Mes pas m’avaient portée assez loin de chez moi et prise par la foule compacte, il m’était désormais impossible de faire demi-tour.

— C’est la fin du monde, fit quelqu’un, non loin.
— Ce sont les extra-terrestres ! lança un autre pour rire.
— Absolument pas, c’est un phénomène météorologique inhabituel dû au réchauffement climatique, répliqua un troisième, visiblement totalement hermétique à l’humour de son voisin.
— En tout cas, c’est beau ! émit sa voisine.

C’est à ce moment précis, qu’un éclair fit s’embraser un arbuste situé dans une terrasse au dernier étage d’un bâtiment.

À mon grand étonnement, la foule se mit à applaudir.

À peine eut-elle le loisir de se remettre de cette nouvelle animation, que, déjà, d’autres éclairs fendirent le ciel noir. De nouveaux incendies firent leur apparition dans notre champ de vision : un arbre sur le trottoir bordant le boulevard Saint-Martin puis un parterre de plantes et enfin du linge séchant sur un balcon.

— Regardez comme c’est beau toutes ces flammes ! s’enthousiasma une femme âgée non loin de moi.

J’étais atterrée de voir que personne ne semblait manifester la moindre détresse face à la tournure que prenaient les événements.

Des milliers de smartphones furent brandis, non pas pour appeler les pompiers, mais pour immortaliser les feux.

Étaient-ils tous devenus fous ?

D’autres coups de tonnerre surgirent et nous vîmes plusieurs autres balcons incendiés ainsi que les toits attenants. L’air fut très vite saturé par les fumées tandis que les mouvements de la foule devinrent encore plus désordonnés et appuyés.

Je me demandais avec anxiété quand les forces de l’ordre allaient enfin intervenir pour stopper ce chaos. Jusqu’à présent, je n’avais même pas vu un simple agent de police.

Alors que j’en étais à cette surprenante constatation et juste pour me contredire, un fourgon militaire fendit la foule sur ma droite.

Mais cette irruption ne provoqua aucun émoi. Les gens persistaient à manifester leur joie et se mirent même à haranguer les soldats. Ces derniers surgirent, fusils mitrailleurs aux poings, de leur véhicule.

Comme je n’étais pas très loin de la scène, il m’était possible de constater que ces hommes étaient loin de partager la joie étrangement excessive de la masse.

J’avais même cru surprendre l’un d’eux, le visage crispé, se raidissant face à l’exaltation un peu trop marquée d’un groupe d’une vingtaine de jeunes.

D’autres camions firent une apparition tout aussi soudaine et, sans que personne ne s’en aperçoive, un grand nombre de militaires lourdement armés furent expulsés parmi la multitude.

J’avais compris, à cet instant, qu’il était temps pour moi d’écourter ma présence dans ce rassemblement spontané, mais la précipitation des évènements ne m’en laissèrent pas le loisir.

À seulement quelques pas de moi, l’un des soldats finit par perdre son sang-froid.

Devant un jeune homme un peu trop empressé de lui faire une accolade, il lui tira une balle.

Le type s’affala sur le sol. Mort.

Un bref silence d’incrédulité s’ensuivit puis ce fut le chaos.

La foule, d’abord, terrifiée poussa des hurlements stridents et s’éparpilla aux quatre vents.

J’avais pensé, à tort, que cette démonstration de force extrême aurait mis un point final à tout ce désordre, mais de manière inexplicable, les militaires se mirent à pourchasser et à tirer aveuglément.

Bien que je n’eusse pas versée dans la folie collective mais puisque j’avais le malheur de me trouver au mauvais endroit au mauvais moment, je me mis à courir comme les autres. Autour de moi, des gens fauchés par les balles s’écroulèrent sur l’asphalte.

Je réussis à me faufiler hors de la foule et à emprunter une ruelle sombre.

Arrivée au bout de celle-ci, je décidais d’avancer prudemment pour voir où elle débouchait.

Cachée par les ombres, je m’aperçus qu’elle attenait à une place où, à ma plus grande stupeur, se trouvait cerné par plusieurs véhicules militaires un groupe d’une trentaine de personnes.

Un téméraire se porta vers un soldat et demanda la raison de la présence de cette armada et s’il était vraiment nécessaire de tuer les gens. Il n’eut jamais sa réponse. Le clac sec de l’arme automatique mit fin à l’entretien.

Les gens se mirent alors à crier d’effroi, puis d’autres coups fusèrent entraînant un silence glacé. Les militaires profitèrent de l’état de choc général pour les faire monter dans les camions.

En moins d’une demi-heure, la place se retrouva déserte. Ne restait que le cadavre du téméraire allongé à côté du kiosque à journaux.

Où les emmenaient-ils ?

Je sortis de l’ombre et me dirigeai, hagarde, au centre de la petite esplanade. En observant l’absence de lumière aux fenêtres des bâtiments alentour, j’en déduisis que ces derniers étaient vides. Je quittai rapidement les lieux et empruntai une autre petite rue.

Un cauchemar, ça ne pouvait être qu’un cauchemar ?

Tout partait en vrille. Personne ne se comportait normalement.

Pourquoi l’armée traquait-elle pour tuer ou, au mieux, déporter ?

Se passait-il réellement quelque chose de grave qui eut entraîné l’état d’urgence lui autorisant ainsi les pleins pouvoirs ?

Était-ce dû à ce phénomène climatique ou quelle que soit la nature de cette succession de coups de foudre ? Où était-ce cette inexplicable folie collective qui avait entraîné l’état d’urgence, indépendamment du phénomène en lui-même ?

Ma complète sidération me fit revenir imprudemment vers le boulevard Saint-Martin que j’avais quitté où il y avait toujours des gens qui fuyaient pour sauver leurs vies.

Je m’en aperçus trop tard pour faire marche arrière.

Un petit groupe se réfugia dans la ruelle où je me trouvais. Se faisant, ils avaient entraîné dans leur fuite trois soldats. Ces derniers levèrent leurs fusils automatiques. Impossible de se cacher. Encore moins de courir.

Afin de sauver ma vie, je tentais la coopération en posant lentement mes mains sur la tête.

Je fus imitée par les autres. Sans un mot, l’un des militaires nous fit signe de les suivre. Nous étions saufs. Pour le moment.

Nous empruntâmes à nouveau le boulevard et fûmes conduits vers la place de la République où étaient garés une vingtaine de camions déjà remplis de civils. Nous allions être déportés.

Du peu que je puisse en juger, l’enthousiasme et la joie étrangement déplacée de la foule avaient complètement disparu.

Mes compagnons d’infortune affichaient désormais tous un air effrayé, celui auquel je me serais attendu de leur part lorsque les éclairs avaient embrasé les terrasses puis les toits.

On eut dit que l’étrange folie collective n’opérait plus et qu’ils avaient enfin repris leurs esprits.

Être effrayé, c’était beaucoup plus normal compte tenu des circonstances.

Les flammes des multiples incendies alentours continuaient à ronfler et personne, pas même l’armée, ne se préoccupa de les éteindre. Il semblerait qu’il y avait plus urgent à faire. S’occuper de nous. Exclusivement.

————-

Nous étions parqués dans ce qui fut un champ de pommes de terre. Nous pataugions dans une gadoue épaisse. Les stades et les amphithéâtres étaient, parait-il, déjà pleins.

La pluie tombait drue.

Nous entendions très distinctement les vols lointains de plusieurs hélicoptères. L’un d’eux se rapprocha et nous survola longuement. C’était un appareil militaire et son projecteur nous balayait avec une lenteur menaçante.

Le halo de lumière aveuglante qu’il lançait nous permit de voir un peu mieux notre environnement carcéral improvisé.

L’armée avait déjà délimité notre enclos de la taille d’un stade avec des grillages à simple torsion. Autour de ce dernier, se discernaient, çà et là, des binômes de militaires. Les hommes, lourdement armés et accompagnés d’un berger allemand, faisaient leur ronde.

Certains d’entre nous les avaient interpellés, mais quel que soit le ton employé, cela se finissait invariablement par leur trépas. Aussi, personne ne se risquait à ne serait-ce que les dévisager.

Les soldats n’avaient même pas pris la peine de récupérer les corps à l’intérieur de l’enceinte.

L’armée fit venir d’autres groupes de prisonniers et, bien que notre enclos fût déjà plein à craquer, s’acharna à faire rentrer les malheureux à l’intérieur.

Malgré le risque de se faire tirer dessus, il y eut quand même des cris de protestation.

— Il n’y a plus de places ! hurla quelqu’un.
— On n’est pas des bêtes ! beugla un autre.

Mais sourds aux suppliques, les militaires repoussèrent quand même cette nouvelle fournée d’anonymes captifs à l’intérieur.

Je fus acculée contre le grillage puis poussée par la foule contre cette dernière. La pression fut telle que la clôture finit par céder.

Je me retrouvais aplatie dans la fange boueuse. Je sentais les pieds et les corps me labourer le dos. Mes doigts s’étaient accrochés au fil de fer du grillage. Je tentais en vain de m’extraire du piège mais il était manifeste que j’allais périr, écrasée par la foule et enfouie dans la boue. J’entendis des coups de mitraillette. Ces derniers me sauvèrent la vie.

Le poids sur mon corps s’allégea. La plupart avaient cessé tout mouvement et tentaient, vaille que vaille, de maintenir la position debout. Je redressai la tête et aperçus une dizaine de civils s’enfuyant devant moi.

C’est alors que je commis une folie. Je décidai de tenter de m’échapper à mon tour avant que l’enclos ne soit refermé.

Je m’extirpai très difficilement de la boue spongieuse, se faisant, je sentis le fil de fer du grillage m’arracher la peau de mes phalanges, puis me redressai pour porter le plus grand sprint de toute ma vie.

Je me revois courir sans un regard en arrière, zigzaguer, éviter le corps d’un fugitif fauché par une balle dans la nuque juste devant moi, sauter un fossé et me diriger droit devant vers une forêt qui se profilait.

Ce n’est qu’arrivée, hors d’haleine, à ce que je supposais le fin fond de ce bois, que je réalisai que mes doigts me brûlaient affreusement. Je sentis distinctement la boue qui s’était infiltrée dans les profondes entailles situées sous leurs jointures.

Je décidai de ralentir et de me mouvoir le plus silencieusement possible pour éviter de me faire repérer.

De loin, j’entendis les hélicoptères qui faisaient des va-et-vient incessants.

On nous cherchait. Nous, car d’autres que moi s’en étaient tiré. Sains et saufs.

Forte de mon expérience de mon arrestation, j’avais décrété qu’il était préférable de faire route seule plutôt qu’accompagnée. Aussi, il m’est arrivée, je l’avoue, d’avoir dû semer certains fugitifs croisés par hasard dans les profondeurs de la forêt.

Je ne sais combien d’heures j’ai marché ainsi, mais assoiffée et à bout de forces, je finis par m’écrouler de fatigue non loin d’une clairière.

J’avais pris soin de me mettre à l’abri des hélicoptères sous un bosquet d’arbres touffus. Malgré le fait que mes blessures aux doigts me brûlaient affreusement, je m’étais rapidement endormie…

 

— Madame… osa timidement un infirmier. Désolée de vous interrompre, mais c’est l’heure de votre médicament. fit-il en tendant un gobelet d’eau et un énorme cachet bleu.

Ma narratrice obtempéra et avala d’un trait sa gigantesque pilule.

— Mais… Vous êtes une patiente ? m’exclamai-je.

Le regard dans le vague, elle ne me répondit pas et s’éloigna pour se diriger vers le téléviseur que plusieurs autres toqués fixaient l’air hébété.

— Elle est étonnante, n’est-ce pas ? lança, goguenard, l’infirmier. Elle fait le coup à tous les petits nouveaux. Elle raconte le même bobard depuis des années. Les éclairs, l’émeute, les militaires qui flinguent à tout-va. On s’y croirait. Elle y met tellement de conviction.
— Je… Je pensais qu’elle était ici, comme moi, pour la visite… Vu qu’elle ne porte pas de blouse…
— Tous nos patients ne portent pas la blouse. expliqua doctement le jeune homme. Ceux qui la portent sont vraiment zinzins. Avec elle, on n’a pas de souci : elle n’est pas dangereuse. Alors, on lui permet de s’habiller comme une civile.
— De quoi souffre-t-elle ? m’enquis-je, toujours sous le choc d’avoir été bernée par une patiente du service de psychiatrie.
— Psychose sévère. répondit, d’un air distrait, l’infirmier avant de m’inviter à continuer la visite des nouveaux locaux du groupe hospitalier dans lequel j’allais bientôt exercer.

Plus tard, alors que je m’apprêtais à prendre congé, mon regard tomba de nouveau sur la salle du téléviseur.

Je décidai, alors, de m’y rendre à mon tour pour mieux observer celle qui m’avait servi ce récit d’éclairs foudroyant et d’émeute avec autant de véracité.

Bien que je me dressais juste devant elle, elle ne semblait plus me voir. D’ailleurs, elle ne semblait plus voir personne.

Comme tous les autres patients, son regard était étrangement fixe et distant.

Je lui fis un signe de ma main et fus à peine surpris de voir qu’elle ne réagissait pas.

Mes yeux se posèrent par hasard sur ses mains et je fus frappée de constater plusieurs marques profondes sur ses doigts.

Juste au niveau de leur jointure…

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

21 commentaires sur « « État d’urgence » – la toute première nouvelle du projet Bradbury (1/52) »

  1. Plume,
    Félicitation pour te lancer dans le projet, j’espère que tu pourras tenir le rythme ! 🙂

    Ta nouvelle est chouette, le suspens est là, la chute est bonne, je ne m’y attendais vraiment pas !
    Cependant, il y a plusieurs fautes (orthographe ou syntaxe) qui m’ont gênée dans la lecture (par ex : s’étaient enchaînéS, la peau des phalanges (et non de mes)). Si tu veux prendre contact avec moi, je suis à ta disposition pour relire tes nouvelles avant publication.

    Personnellement, je suis pas fan du passé simple qui alourdit le texte (mais ça c’est une question de goût ! )

    Bonne continuation !

    1. Tes remarques sur mes fautes m’interpellent car en regardant mon texte rangé dans mes documents Word, je m’aperçois que j’avais bien corrigé le « s’étaient enchainéS » en « s’étaient enchaîné » et j’ai bien écrit « mes phalanges » et non « des phalanges »… Je vois que c’est pareil ici. Peut-être ai-je mis la mauvaise version sur Wattpad. Je vais vérifier.
      Pour la relecture, je te prends au mot et je te soumettrai ma seconde nouvelle 😉

      1. Alors sous Wattpad, pareil, c’est la bonne version. Le truc qui est incroyable c’est que tu as vu mes fautes avant que je corrige et que je publie.. 😀
        Effectivement lors de mon premier jet j’avais bien écrit « s’étaient enchaînéS » mais maintenant je me méfie des participes passés des verbes pronominaux… Du coup, j’ai corrigé celui-là mais sûrement qu’il y a d’autres fautes.

      2. Hum, je crois qu’on ne s’est pas comprises… Il faut bien un s à enchainés (ce sont les coups de foudre + verbe être) et il faut mettre « des phalanges » car on dit « j’ai mal au doigt » et pas « j’ai mal à mon doigt ». en fait, il faut que tu mettes qu’un pronom possessif :  » je sentis le fil de fer du grillage arracher la peau de mes phalanges » ou « je sentis le fil de fer du grillage m’arracher la peau des phalanges »

        j’espère que c’est plus clair pour toi 🙂 pas de souci pour la relecture de la N2 🙂

      3. j’ai trouvé un site sur les verbes pronominaux et quand il faut accorder ou pas. Apparemment il ne faudrait pas accorder et du coup, c’est vrai que c’est bizarre pour moi. Bref, ils m’enquiquinent ces verbes pronominaux et leur participe passé. Pour le coup du pronom possessif avec le doigt je ne savais pas.

      1. salut
        pour savoir si le verbe s’écrit avec é ou er, je te conseille de remplacer le verbe par rotir:
        Donc
        j’avais beau rotir: donc scruter
        Donc
        le correcteur ortho ne l’a pas roti donc révélé.
        Bonne suite 🙂

  2. Bravo pour t’en tenir au projet ! Je trouve que cette nouvelle est prometteuse: tu as des idées et c’est agréable à lire, on a envie d’aller jusqu’au bout pour connaitre la suite.
    En revanche, je pense que tu pourrais alléger ton style en n’utilisant pas forcément le passé simple… En effet ton écriture est plutot moderne, et l’utilisation de ce temps ne « colle » pas, à mon sens.
    Hate de lire la suite !

    1. Et bien en fait le passé simple me vient naturellement. Je ne sais pas si c’est possible de tout mettre au passé composé par exemple…

  3. Chouette ta nouvelle ! Il y avais du suspense alors comme d’hab j’ai lu la fin avant de poursuivre, et du coup j’ai mal compris au début. J’ai pensé que la visiteuse de l’hôpital avait mal aux phalanges à la fin et qu’elle était soufflée par ce récit pour l’avoir vécu et garde secret. Et elle reconnaissait du coup dans la patiente une acolyte. Je suis partie loin !!!
    Pour ma part, je pense que je me serai réveillée au moment ou les jeunes attirent dans ma rue les gendarmes, la peur aurait été trop forte. Et toi, tu t’es réveillée pendant le sprint de ta vie ??
    Bref, hâte de lire ta seconde nouvelle.

    1. C’est rigolo que tu sois allée lire directement la fin. Et sinon, gagné, c’est précisément pendant que j’allais m’enfuir que je me suis réveillée 😉

  4. La fin ne me paraît pas très originale mais j’ai pris du plaisir à te lire. Tu as su créer une ambiance très inquiétante. Je continuerai à te lire!

    1. Aouch ! C’est dur ça. Mais c’est bien difficile de faire une fin originale. Je pensais que le coup de la folie n’était effectivement pas original mais le fait de laisser le doute avec les marques de blessures aux phalanges est à mon semble un peu plus recherché. Bon après, c’est vrai qu’il y a un film assez récent qui joue sur ce questionnement par rapport au héros du film (est-il fou ? Ou est-il victime d’une machination ?).
      J’essaierai de faire mieux la prochaine fois. Promis !

  5. Ben déjà bravo d’avoir écrit tout ça en une semaine …. C’est quand même un sacré défi que tu t’es lancé là 🙂
    Et ensuite, je parie que tu t’es arrêtée de cauchemarder au moment où tu as écris « Un cauchemar, ça ne pouvait être qu’un cauchemar ? »
    J’ai bon ? J’ai bon ? J’ai bon ?

    1. Je ne suis pas sûre de tenir le défit sur la longueur. Je commence à ressentir la fatigue « effet marathon »… Je vais peut-être devoir alléger le programme (une nouvelle tous les 15 jours). C’est moins sexy mais bâcler je n’aime pas et le boulot (celui qui me nourrit et paye mes factures) se rappelle à mon bon souvenir : réunions qui s’enchaînent etc.
      Sinon, c’est pas à ce moment là que je me réveille mais plus tard au moment de dégager mes doigts du grillage (et m’arracher la peau au passage) pour m’échapper.

  6. J’ai beaucoup aimé. L’histoire m’a tenu en haleine du début à la fin 🙂
    Je suis d’accord avec les autres sur l’utilisation du passé simple qui alourdit le style… Et pour les petites fautes, tous les auteurs en font non ? Sinon y’aurait plus de taf pour les correcteurs 😉
    J’ai hâte de lire la prochaine en tout cas !

    1. Oui c’est vrai que ça alourdit le style mais le passé simple me vient spontanément (sûrement à cause de mes lectures). D’ailleurs je ne sais pas trop comment remplacer

  7. Bonjour Plume,
    Je viendrai lire tes nouvelles avec plaisir !
    J ai lu la seconde (dans la rame de métro) avant de lire celle-ci…merci pour ce moment de détente…. Les 2 histoires sont sympas, on a envi d aller au bout…bonne écriture et à bientôt !

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