Publié dans Des choses et d'autres

Quelle autorité ?

L’autre jour je parlais de mes doutes quant à ma façon d’être mère.

Je suis pleine de doutes donc, et notamment en ce qui concerne ma capacité à assoir une quelconque autorité sur mon fils.

Ce dernier est mobile donc. De plus en plus même. Il a aussi un sacré caractère. Il va donc falloir s’imposer.

S’imposer ! Vaaaaste programme quand on sait que j’ai toujours failli dans ce domaine.

Bref, comment faire comprendre au lardon qu’il ne FAUT PAS TOUCHER A CETTE PUT*$@ DE PRISE et encore moins AU FIL ELECTRIQUE ???!!!

Sous le coup de l’émotion, lorsque je l’ai vu mettre à la bouche le fil électrique (fort heureusement débranché) du lampadaire, j’ai attrapé sa menotte et j’ai fait « NON » tout en donnant une petite tape.

Et puis, j’ai lu le dernier billet de Lara. Pas celui où elle explique qu’elle a bref fait un second gosse (on veut des news du baby, Lara). Celui d’avant. Taper son gosse c’est pas bien.

C’est vrai qu’en y réfléchissant, j’y suis allée par la facilité et, en plus, c’est totalement inefficace : le môme, maintenant, te regarde pour voir si tu vas encore dire NON s’il attrape le fil électrique.

Il la cherche ta réaction. Limite, il est déçu si tu le laisses faire. (oh wait ! c’est peut-être ça la solution, nan ?)

Taper, gifler c’est assoir son autorité en passant par la facilité. Mais je n’ai pas connu d’autres moyens de faire. Je fais partie de cette génération d’enfants où si tu n’as pas été sage et si tu n’obéis pas tu auras une gifle ou une fessée. C’est comme ça. Alors, forcément, j’ai été une enfant facile et très très sage. Oui, ça on peut le dire. Ma mère, en est très fière. Ma mère, justement, elle m’a sortie durant notre séjour estival chez elle qu’il fallait « reprendre le Plumeau au plus vite ». Cet enfant est un peu trop mobile, râle un peu trop. Bref. Il est un peu trop entier. A son goût. Pourquoi diantre n’est-il pas sage comme ses enfants à elle, je vous le demande ?

C’est vrai que je pourrais faire comme elle. Taper quand ça dérape. Aaah… mais… wait… j’ai déjà fait !

La violence sur mon fils ça ne marche pas. J’en veux la preuve que quand tu le tapes sur la cuisse parce que ça fait 15 fois qu’il se tourne et se retourne pendant que tu essayes désespérément de le changer et que t’es à bout, et bien, monsieur rigole ! Oui, il se marre ! Il se fout de ta gueule.

Bref, j’ai consulté la petite brochure sur le pourquoi de l’éducation non violente. Sur le principe j’adhère. Mais techniquement, je ne sais toujours pas comment expliquer à cet enfant ce qui est interdit et d’arrêter de me faire chier quand je l’habille/le change/le lave/lui donne des soins (ne rayez rien, tout est bon).

Démunie, une fois de plus.

Aussi, pour en revenir à assurer sa sécurité lors de sa découverte « du vaste mooonde », je passe par l’option « on sécurise et on bunkerise au maximum ». Je reste avec lui durant ses pérégrinations. Quand il s’approche d’un peu trop près du fil (déjà débranché) je le lui enlève en lançant NON et je le déplace dans un autre coin de la pièce. Je limite son champ de découverte à une seule pièce d’ailleurs. Je n’ai pas le choix. Et puis quand Môssieur fait la forte tête lors des changes, je n’hésite pas à le déposer tout nu ou en couche dans son lit et j’attends qu’il se calme.

Je n’ai pas d’autres alternatives.

Démunie on a dit…

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

25 commentaires sur « Quelle autorité ? »

  1. moi je suis sans doute dans l’inconscience même…. mais après avoir neutralisé les choses fragiles ou dangereuses pour lui (prises électriques, bibelots, produits dangereux) au maximum – comprendre qu’il demeure toujours des risques comme les tabourets de bar, les lampes, les placards…. je le laisse évoluer… je suis à côté mais je vis aussi ma vie… je cuisine pendant qu’il joue dans le salon ; je vais aux toilettes pendant qu’il explore une chambre… bref je me suis mis dans le crâne qu’on ne peut pas tout anticiper et que même si chez nous on protège tout, quand on emmène notre chérubin ailleurs (genre chez les gd parents) et bien cela devient hypra compliqué…. et finalement on s’en sort pas avec plus de bobos (ni moins certes)…. mon fils déteste le parc, monte sur la table basse tout seul, se met debout contre n’importe quoi, passe entre les barreaux de chaises…bref rien ne l’arrête….(10 mois tout pile aujourd’hui) et soit j’en fait un gosse bridé soit je le laisse évoluer, en tremblant certes…. on lui explique (je ne pense pas qu’il pige encore) pourquoi ca il ne faut pas toucher en haussant un peu le ton… parfois c’est compliqué car il revient à la charge 4 ou 5 fois de suite…mais on a tous été finalement comme ça ! patience…
    Pour le phénomène de la table à langer, après avoir été en perpétuel désaccord avec lui sur son comportement de ver de terre mal léché… on ne dit rien (ca ne sert à rien à part hurler et s’abimer la voix !), on le bloque juste avec notre bras jusqu’à ce qu’il s’avoue vaincu, on attend, et on continue à l’habiller ou changer ensuite….
    et quand je n’en peux plus, qu’il braille, que le dodo ne marche pas, que le câlin est rejeté…bref que l’on ne peut rien en tirer, je le file au papa qui est souvent dans le jardin ; ca me permet moi de respirer et au mouflet de se poser dans un autre contexte que les jupes de maman… c’est un mode de fonctionnement précaire mais à chaque jour sa peine !

    1. C’est peut-être toi qui a raison de le laisser évoluer sans être bridé. J’ai tenté ce matin de le bloquer sur la table à langer. Ben, ça ne marche pas. L’homme est intervenu. Pfff. Il est dur ce gosse !

  2. Alors sache que c’est pareil pour tout le monde. a cet age là il faut concentrer les non sur ce qui est vraiment importent et dangereux, et lacher du lest sur le reste sinon tu passes ton temps à dire non. aucun enfant n’écoute à cet age là. comme le muffin j’avais tendance àneutraliser le danger, l’avoir à l’oeil mais lalaisser decouvr’ir, quitte à se prendre un tabouret (pas sur l atete non plus einh). Il sera pas àl’abri de bosses et de bleus comme tout enfant de cet zage qui se lance dsl’exploration de ce vaste monde. pour latable a langer elle a deux ans et c’est toujours autant la galère car cette enfant est une asticote. J’ai appris à l’habiller dans toutes les positions possibles (et au pire je lui file un petit livre ouy un jouet pour l’occuper trente secondes). Les enfants qui ont un temperament actif donne chaud dès le matin lol

    1. C’est vrai que je sue le matin ! Le hic c’est que le mouflet va direct vers l’élément dangereux alors que je dispose des éléments attractifs. Je suis toujours sur le qui-vive !

  3. Je pense que nos parents, il ont juste oublié ce que c’était d’avoir des petits. On dit qu’avant deux ans, un enfant ne comprend pas tout à fait le concept de l’interdit et surtout qu’il ne retient pas cette notion… Tu vas lui dire non pour une prise et bien sur le coup, il va peut être réagir, mais 5 min plus tard, il va recommencer, car il n’assimile pas le « non » sur la durée ou encore il va aller toucher une autre prise, car pour lui ce « non » n’englobe pas encore les autres objets… Je ne sais pas si je suis très claire? Et on peut crier, taper, ça ne change rien, ça ne fait pas assimiler cette notion plus vite… J’en ai eu l’exemple avec ma mère qui m’a dit pendant une semaine de vacances qu’il fallait être plus ferme avec mes enfants qui ne comprenais pas l’interdit (en revanche, elles ne nous a jamais tapé donc elle pensait plutôt à crier fort) alors qu’ils avaient juste 18 mois. Que nous, ses enfants n’avions jamais rien cassé dans la maison…. Six mois plus tard, rebelote vacances. Et elle a été bluffé par la différence de comportement. La où six mois plus tôt, on pouvait dire 50 fois non dans la journée, il fallait de toutes les façons faire la police en restant derrière eux pour être sur qu’ils ne touchent pas par exemple les verres rangés au ras du sol, six mois plus tard, une mise au point le premier jour et c’était bon… Et ma mère a finalement reconnu qu’elle avait effectivement oublié comment c’était quand on était si petit et que la plupart du temps quand elle parlait de ses enfants qui ne cassaient rien, elle avait comme référence des enfants plus grands… Ca fait toute la différence…

    1. Si tu es très claire. J’ai bien compris qu’il n’avait aucune notion de l’interdit, du non et voire aucune mémoire à long terme. Donc effectivement ça ne sert à rien de taper et de crier. Mon frère pense comme toi. Ma mère a dû oublier. Ou alors, elle nous a beaucoup brimés…

  4. J’avoue qu’appeler « violence » une fessée ou une tape sur la main … bon heu je passe mon tour là, on ne les fouette pas non plus hein faut pas pousser. Perso les parents qui expliquent en long en large et en travers d’un ton calme pourquoi « c’est pas bien de faire ça mon chéri bouh tu vas te faire mal hein je te fais un bisou parce que la violence c’est le maaaal ». Bon tu m’as comprise, pour moi, l’explication de texte à un gamin de 2 ans c’est de la perte de temps. Je ne dis pas qu’il ne faut pas lui expliquer hein évidemment mais juste que oui, parfois une petite fessée (j’ai pas dit une rouste qui le fait voler dans la pièce) n’a jamais tué ni traumatisé personne. Moi je suis aussi une adepte des punitions. Priver un enfant de ce qu’il aime c’est chiant. Quand j’étais puni dans ma chambre honnêtement ça me faisait grave chier.
    J’ai vu la génération (bcp d’amies) de la communication non violente aux enfants dès le plus bas âge bah j’ai peut être de mauvais exemples mais aujourd’hui c’est juste des gamins mal élevés qui font conneries sur conneries sachant bien qu’à part un « oh mais chéri c’est paaaaas bien » ils n’auront aucune retombé de leurs bêtises.

    1. Oui, ce sont de mauvais exemples car beaucoup de gens confondent non-violence et laxisme. La vraie parentalité positive repose sur l’autodiscipline, l’enfant doit comprendre les conséquences de ses actes (il a le choix entre respecter les règles ou non, soit il joue au ballon dehors, soit il laisse le ballon).

      Les punitions physiques sont basées sur la peur, l’enfant respecte « bêtement » les règles sans rien apprendre. L’enfant apprend en copiant ses parents. La meilleure façon de lui apprendre un comportement, c’est de se comporter soit même ainsi. Comment peut-on expliquer à son enfant qu’il ne doit pas taper son copain si soit même on le tape ? Qu’il faut être poli si on traite tout le monde de connard en voiture ?

      Ce n’est pas grave de donner une tape à son enfant (car tout le monde peut être à bout de nerfs et être démuni), c’est grave de penser que c’est bon pour son éducation.

      Les punitions, c’est super à l’adolescence quand ton gamin te répond « de toute façon j’en n’ai rien à foutre ». Quand on ne se sent pas respecté, on commence à ne plus respecter ses parents et finalement c’est logique.

    2. Je pense qu’il faut être ferme dans le ton de sa voix surtout. Bon pour l’instant le Plumeau il s’en contrefout. Quoi que j’ai réussi à le faire pleurer plusieurs fois… Mais de peur… hum hum.

  5. J’ai trouvé ma bible sur le plan de communication avec les enfants et pas que. C’est vrai que je ne suis pas encore à la pratique même, mais les moments venus je vais y chercher l’inspiration. Il s’agit de méthode de Faber et Mazlish « Ecouter pour que les enfants parlent et parler pour que les enfants écoutent », ainsi qu « Parents efficaces » de Thomas Gordon.

    Voici quelques liens pour avoir une idée :

    http://www.papa-blogueur.fr/parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-ecouter-pour-que-les-enfants-parlent

    http://www.ecoloinfo.com/2013/02/02/parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-ecouter-pour-que-les-enfants-parlent/

    http://mesmotspassants.canalblog.com/archives/2012/04/16/24028630.html

    http://donnezdusens.fr/parler-pour-que-les-enfants-apprennent-a-la-maison-et-a-lecole-dadele-faber-et-elaine-mazlish/

    Et pour finir, le livre « Parents efficaces » reprend les mêmes idées, mais présente plus un fond idéologique que j’ai trouvé très attrayant : 1. déculpabilisation du fait que je ne suis pas parfaite, ni au sens général ni en tant que parent. 2. Respect envers enfin en tant que personnes. 3. Et surtout, l’idée que je ne suis pas obligée d’être une « autorité », mais plus une « accompagnante » de mon enfant.

    Et j’ai déjà suivi un atelier et compte bien poursuivre.

    1. Merci beaucoup pour toutes ces infos. ça tombe bien, je m’ennuei au boulot et j’aurais de la lecture. J’aime aussi l’idée d’être « une accompagnante » au développement de mon fils. Je vais creuser aussi l’idée d’un atelier. Je vais voir si dans ma ville, ils font ça.

  6. Je ne crois pas que tu t’en sortes moins bien que les autres…Moi qui d’après mon entourage suis une « mère poule » sûre de mes capacités maternelles, et qui me suis beaucoup épanouie suite à la naissance de mon fils, il m’arrive quand même d’avoir envie de le balancer dans son lit, de fermer la porte et de mettre des boules Quies…Je pense que tout parent se retrouve un jour ou l’autre dépassé par son enfant ! Mais les gens ne s’en vantent pas !!
    Suite à un craquage total autour des 18 mois, avec des crises à longueur de journée, on a lu « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat (6€ sur internet). C’est un petit bouquin vite lu, très intéressant pour mieux comprendre la psychologie et les réactions enfantines de 12 mois à 5 ans. Ca permet de voir les choses sous un autre angle et ça apporte des pistes assez concrètes pour gérer nos petits monstres…
    De notre côté on alterne entre les interdictions expliquées de manière posée (et répétées 50 fois jusqu’à ce que ça rentre, faut pas se leurrer) et les coups de gueule quand vraiment on craque (genre quand il essaie de descendre pour la 5eme fois de la table à langer pendant le change). La maison est sécurisée au maximum pour pouvoir le laisser explorer en le surveillant de loin, mais on le laisse aussi faire ses expériences – il s’est déjà pris une plante verte sur la tronche, mais il n’a pas recommencé !
    Bon courage !!!

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. J’ai très envie de m’offrir ce bouquin pour commencer à le potasser et à appliquer sur le Plumeau. George m’encourage à me documenter et à lire. Donc ce livre pourrait bien devenir notre livre de chevet

      1. Ca m’intéresserait de savoir ce que tu en penses, et éventuellement que tu nous dises si tu as trouvé d’autres bouquins intéressants ! Ici ce petit livre nous a permis d’ouvrir le dialogue entre mon mari et moi, dans une période où on s’engueulait pas mal sur notre comportement face au fiston en pleine affirmation de son petit caractère (il me trouvait trop « arrangeante »/je le trouvais beaucoup trop autoritaire et strict). Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce que dit le livre, parfois un peu idéaliste. Mais l’important c’est qu’il aide à prendre du recul, à réfléchir à sa manière d’aborder les choses, et à constituer une base de discussion…ensuite il faut bien sûr adapter tout ça à l’enfant qu’on a, et qui est unique !

  7. J’ai lu ton billet pratiquement dès que tu l’as posté et j’avoue, je ne savais que répondre. Mes loulous sont encore trop petits. On a toujours des grands principes en matière d’éducation… on en revient généralement vite. Ce que je peux dire c’est que tes derniers paragraphes me paraissent pas incohérent. Tu t’adaptes. Moi, je n’ai jamais pris de fessées ou si peu. Mais je n’ai rien contre. Du moins bien sûr, de façon soft ! En fait je trouve ça tellement compliqué l’éducation… Il y a des enfants qui réagissent à la voix… d’autres qui prennent des trempes et qui s’ en foutent… c’est facile de juger… et tellement dur de le vivre. Je fais tout au feeling. J’ai 2 enfants nés le même jour et ils sont tellement différents. Ce qui marche pour l’un ne marche pas pour l’autre … il n’y a pas de recette à mon sens. Je t’aide pas, je sais. Ce que je veux dire c’est que en tant que parent on fait au mieux. Ton loulou est encore petit. Tiens bon. Dis lui non, non, non… tant qu’il faut… ça va rentrer… je viendrais t’en reparler quand je serai au même stade ^^ j’appréhende ! J’avoue !

  8. Je ne peux que te recommander de lire des livres sur le sujet (I. Filliozat, Thomas Gordon, Haim Ginott, Faber et Mazlish). Je suis excédée par le nombre de remarques entendues qui ne sont basées sur rien. La plupart des gens répètent ce qu’ils ont vécu en adaptant au feeling. Ah le nombre de « personne n’est mort d’une fessée », « tu n’as pas l’air traumatisée » que j’ai entendus… Non je ne suis pas traumatisée mais j’aurais pu être plus heureuse.

    La prochaine fois, je demanderai : « Mais quel est le célèbre psychiatre ou pédiatre qui explique cela ? ». Pourquoi est-ce que tout le monde s’improvise spécialiste ?

    Une fois qu’on comprend ce qui se passe dans la tête de l’enfant, on se demande : OK, je sais ce qu’il ne faut pas faire, mais qu’est-ce qu’il faut faire alors ?

    On n’est pas armée juste parce qu’on est devenue maman. Ce n’est pas pour crouler sous la culpabilité de ne pas être parfaite, au contraire. C’est pour comprendre qu’aucun parent n’est parfait, et trouver des pistes. Je te recommande de lire pour comprendre ce qui ce passe quand les parents sont autoritaires, quand ils sont laxistes, et quelle voie on peut suivre.

    1. Effectivement, on m’a déjà parlé de ces auteurs dont le « J’ai tout essayé » de Filliozat donc je vais me pencher sur la question et emprunter à ma médiathèque (sauf le dernier que Miis J m’a conseillée que je vais acheter direct) et je vous ferai un retour de mes lectures 😉

  9. Je crois qu’on fait toutes comme on peut. Parfois, on explique, parfois on gronde, parfois on crie, parfois on donne une tape.
    Bref, on apprend. Après, on est aussi dans l’éducation non violente (enfin on essaie) mais il n’y a pas de solution toute faite…
    Bisous

    1. Oui et puis le premier commentaire un peu rude sur ton billet n’a pas dû t’aider. C’est difficile. Au départ on a des principes. Ben il suffit de punir pour être obéit et pis c’est tout. Sauf que, c’est pas aussi simple.
      Il y a autant de solution d’éducation qu’il y a d’enfants à mon avis 😉
      Biz

  10. Une piste pas mal pour innover dans les solutions et comprendre pourquoi notre enfant réagit comme ça: le bouquin « j’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat. Et ça coûte 5 euros…
    Perso ça nous aide pas mal.
    Et pour éviter de dire « non » toute la journée, on a sécurisé notre maison (ainsi, la poubelle trône dans les escaliers protégés par une barrière de sécurité) : ça réduit le nombre de « non » prononcés chaque jour. On s’adapte au jour le jour : par exemple le change sur la table à langer devenait un enfer (et dangereux), alors j’ai aménagé un espace « change » sur un petit matelas au sol dans la chambre de mon bébé. Au moins il peut vadrouiller sans risque, et je m’énerve nettement moins.
    J’ai fabriqué un tabouret d’observation avec 3 vieux tabourets IKEA qui permet à mon fils de regarder ce que je cuisine en sécurité (les vrais, ça coûte 200 dollars). Ca limite +++ les situations où il veut voir ce que je cuisine mais où c’est dangereux/impossible que je le prenne dans mes bras = pleurs assurés. (http://www.amazon.com/Little-Partners-Learning-Tower-Natural/dp/B001ECHXVC/ref=sr_1_6?s=home-garden&ie=UTF8&qid=1411002018&sr=1-6&keywords=safety+stool+for+toddler)
    Il faut être inventif, finalement.
    Il me semble que chez nous, ce qui convient le mieux, c’est le « stop » conjugué au fait de faire diversion en proposant qqch d’autre susceptible d’attirer son intérêt. La plupart du temps, ça fonctionne. Et quand mon bébé exprime sa frustration/son mécontentement, je commence toujours par « qu’est-ce qu’il se passe? », puis j’essaie de verbaliser « il semble que tu en aies marre d’être changé plusieurs fois par jour », « je comprends que ça t’agace de ne pas pouvoir toucher à… ».
    Autre truc aussi, dans la veine de la parentalité positive, et d’éviter le « non » systématique : plutôt que de dire « ne pas », dire les choses en positif. Ex : un enfant qui jette sa nourriture
    –>dire « la nourriture, c’est fait pour être mangé » plutôt que « ne jette pas ta nourriture à terre ». Dans le bouquin de Filliozat, elle explique que les enfants ont beaucoup de mal à intégrer la négation, et pour nous prouver qu’ils ont bien compris ce qu’on a dit (ils retiennent jeter – à terre), ils vont nous regarder dans les yeux et jeter la nourriture. On prend bien sûr ça pour de la provocation, alors qu’en fait c’est simplement une impossibilité dans leur développement psychique de comprendre un ordre négatif.
    Tout ça est bien en vrac, mais voilà quelques pistes de réflexion qui m’ont aidée.
    Et sinon, un blog super pour toutes ces questions : http://mamandalalere.blogspot.com

    Bon courage!

    1. Mince j’avais pas lu plus haut on t’a déjà recommandé le bouquin.
      Je lis aussi Faber et Mazlich, très intéressant, mais moins adaptés aux petits. En revanche je trouve que ça aide à se poser des questions en amont, avant que les difficultés ne surgissent, et ça c’est chouette.
      Gordon aussi est bien, mais plus théorique? J’accroche plus avec les lectures très concrètes, où l’on se reconnaît aisément dans les situations exposées.

      1. Idem j’accroche avec les lectures plus concrètes comme Filiozat. MAis je vais étudier Faber et Mazlich aussi. Pour plus tard. Parce que le plus tard des fois arrive plus vite qu’on ne le pense

  11. J’aime bien Faber et Mazlich (merci Micheline du conseil) mais je lis aussi Elisabeth Pantley, qui a des livres sur le sommeil, l’angoisse de séparation, etc, avec plein de conseils concrets pour la vie de tous les jours.

    P. ex la bataille de la couche: lui donner un truc pour lui occuper les mains. Genre un trousseau de clés (un vrai, pas un jouet de gosse), ou une télécommande, un téléphone. Un truc trop cool que tu gardes que pour le change. Plus grand, quand tu le changes tu lui dis mains sur la tete, sur les yeux les oreilles, etc… Et ok, il y a des fois où tu fais le combat de catch, mais il faut le faire calmement sans s’énerver et perfectionner tes mouves pour le réduire au minimum.

    Après, il faut aussi relativiser: sucer une prise électrique d’un appareil pas sous tension en vrai ne présente aucun danger. Le danger arrivera dans quelques mois quand il pourra introduire des trucs dans la prise…

    Enfin, je me demande, est-ce que se faire obéir est bien le but? Probablement pas, le but est d’avoir un gosse équilibré, qui vit bien société sans te casser les couilles constamment ni s’auto-détruire (ce qui fait partie du cassage de couilles), aimable et avec qui tu peux faire des trucs sympa. Même si en France c’est tabou, je pense qu’il faille remplacer « obéissance » par « collaboration ».

    1. C’est vrai qu’il accroche aux trucs trop cool qui ne ressemble pas de près ou de loin à un truc pour enfant. En ce moment c’est la crème bepanthène qui lèche/attrape/mordille. Je vais regarder si je n’ai pas un vieille télécommande ou vieux téléphone. Hier soir, l’homme a dû gérer l’habillage post bain (toujours un plaisir ce moment où il se tortille en hurlant parce qu’il a faim et que ça le gave que tu lui fasse perdre son temps à l’habiller).

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