Publié dans Des choses et d'autres

The Day D #1

Aaaaaah enfin ! Me direz-vous…

[Un Plumeau, les suites de couches etc. ça occupe ;-)]

La césarienne étant prévue le lundi 18 novembre, nous devions nous rendre la veille pour un dernier contrôle et même procéder à l’hospitalisation s’il y a une chambre de libre.

Aussi, le dimanche 17 à 17h, nous sommes arrivés au 5ème étage de la maternité au niveau urgences et salles de naissances. Nous avons été d’abord accueillis par une large banderole mentionnant que les sages-femmes sont en grève mais qu’elles sont toujours présentes pour nous.

A ce propos, je vous invite à aller signer leur pétition et faire un tour sur leur site web de revendication (Avant, on était sage).

A l’accueil, nous sommes immédiatement pris en charge. Nous apprenons que le lendemain, 3 césariennes sont programmées. J’ai même droit à un chocolat le temps qu’une sage-femme vienne me chercher pour une dernière échographie histoire de vérifier que le Plumeau est toujours tête en haut. Comme il a toujours la même position, pas d’accouchement par voie basse.

On me refait un petit monitoring et une prise de sang histoire d’être à jour niveau plaquettes pour la rachianesthésie.

Nous apprenons qu’il y a pénurie de chambre, donc non seulement je repars chez moi pour ce dimanche soir mais il est fort possible que la césarienne soit décalée de 24h (mardi 19 au lieu du lundi 18). Les sages-femmes ont besoin de faire le point niveau disponibilité. Le temps du monitoring (où il est signalé que j’ai eu deux contractions à mon insu), nous apprenons finalement, et au grand soulagement du George qui déteste les imprévus, que le Day D sera bien pour le lundi 18. Je repars donc avec un petit flacon de betadine. Ordre de se doucher entièrement avec et d’être à jeun à partir de minuit. Nous apprenons également que je suis censée passée deuxième dans l’ordre des trois césariennes programmées.

Je repars à la fois soulagée de ne pas être hospitalisée la veille de la césarienne car l’idée de gérer seule toute la nuit mes vieux démons (angoisse, appréhension etc.) me fait un peu peur (et puis, on est quand même mieux chez soi !), ET agacée car le George a décrété que finalement… il ne souhaite pas assister à la naissance du Plumeau… alors qu’on s’était préalablement mis d’accord.

(bon j’ai dû interrompre mon récit, Plumeau brame pour une raison obscure, mais je reprend, le Plumeau dans les bras).

Bref, après une douche bétadinée (souvenirs de douches matinales juste avant les ponctions), un petit dîner et une dernière mise au point (Meuh non, tu ne verras rien de sanglant, c’est une occasion unique de voir ton fils dès la sortie etc.), nous nous couchons.

(je ré-interromps, j’ai trouvé la raison des pleurs : Plumeau a faim. Pourtant il a bouffé il y a moins d’une heure…)

(je reprend, Plumeau a mangé, s’est endormi repus mais se réveille à nouveau le temps de relire mon début de récit…)

RDV le lendemain matin à 8h30 tapantes. Nous arrivons avec les valises (séjour et salle de naissance), on me pose la perf au poignet, George n’est toujours pas décidé si oui ou non il va assister à la césarienne. Nous nous rendons aux salles de naissances. Nous avons ordre de nous munir de sur-chaussures. Un couple nous précède. La femme est déjà en blouse. Elle grimace et se tord de douleur devant nous. Son mari reste les bras ballants. Impuissant. On nous montre une pièce où doivent être entreposées toutes les valises. Je suis invitée à reprendre une douche bétadinée et à laisser « mes vêtements de civil » sur une chaise et de ne plus y toucher. J’ai droit, moi aussi, à la jolie blouse blanche ouverte sur le derrière.

On nous installe ensuite dans une salle de travail le temps que la première césarienne se fasse. Il y a la fameuse baignoire avec l’écharpe pour se suspendre et en la regardant je me dis que je n’aurai jamais à l’utiliser pour gérer les contractions.

Le temps passe vite. George est enfin décidé. Alléluïa, il assistera !

Je suis dirigée vers le sas attenant au bloc. L’anesthésiste viendra me chercher.

George est pris en charge de son côté pour aller s’équiper.

Peu de temps après, on m’invite à rentrer dans une salle attenante au bloc. On m’installe tout l’attirail (les capteurs pour le rythme cardiaque, la perfusion etc.).

Dans la pièce, ils sont trois. Un jeune anesthésiste, son étudiante encore plus jeune, et l’assistante. Une première anesthésie locale sur mon dos est effectuée. Pas de douleur. Ouf !

Puis c’est LA pose de la rachianesthésie. L’assistante m’aide à me positionner.

Dos rond, épaules basses, bras ballants, détendue. Ok mais pas facile avec un énorme ventre de faire le dos rond…

J’y parviens quand même, l’étudiante pique. Je commence à grimacer. Une douleur sourde se déploie dans mon bassin et ma fesse. Je me dis que c’est le prix à payer pour être anesthésiée.

L’anesthésiste reprend la main. Apparemment l’étudiante n’a pas réussi. Bon, ok… C’est le métier qui rentre…

Re-piqûre, re-douleur mais re-échec !

L’ambiance jusqu’ici détendue commence à se crisper.

De mon côté, je ne laisse rien paraître. Je les laisse gérer. Après tout ça peut arriver d’avoir des difficultés.

L’anesthésiste s’y remet. Re-re-piqûre. Re-re-douleur irradiante.

L’anesthésiste râllote un peu. Une histoire de taille d’aiguille. Ok, ben, alors, si c’est juste ça, ça me va. Je vais patienter. Il faut donc aller à la pêche à l’aiguille à la bonne taille…

Le téléphone sonne. L’assistante répond.

« Non. Non, faîtes patienter le papa. Nous ne sommes toujours pas prêts… » fait-elle, tendue.

Elle raccroche, vient vers moi, me demande si j’ai froid. Je répond oui « mais que ça va je gère… ». Elle me dégotte quand même un énorme tuyau souffleur d’air chaud.

Alléluia, la bonne aiguille est arrivée.

Au moment où l’étudiante va me re-piquer. Je demande à l’anesthésiste si ça leur arrive souvent ce genre de difficulté et si c’est parce que je me suis mal positionnée. Il me répond que niveau position je suis parfaite et que non ça ne leur arrive pas souvent…

Allons bon… C’est encore sur moi que ça coince. DNLP…

L’étudiante pique. Et là… douleur fulgurante comme une décharge électrique dans ma jambe gauche jusqu’aux orteils. Par pur réflexe, je balance un coup de pied à l’assistante qui ne méritait vraiment pas ça, elle. Je m’excuse. Elle me dit que ce n’est pas grave. Je vois un peu d’inquiétude dans ses yeux. Elle saisit ma nuque, me fait pencher doucement la tête vers son épaule et me murmure de respirer tranquillement, que cette fois on va y arriver.

Cette fois, l’anesthésiste reprend la main.

Et c’est reparti !

Je gère mon angoisse (non parce que là, je réalise que vu le nombre de tentatives, il va y avoir forcément une brèche dans la dure-mère et que je vais douiller ma race le lendemain côté céphalées) grâce à de longues expirations pour que mon corps soit le plus détendu possible (merci le yoga !). Il ne faut absolument pas qu’il soit raide sinon ça ne va pas aider l’anesthésiste qui a déjà bien du mal…

L’assistante me félicite, ça marche. Je suis hyper détendue. Je gère hyper bien.

Mais la rachianesthésie ne fonctionne toujours pas…

L’anesthésiste souffle d’agacement.

Là…C’est la merde ! Je commence à me préparer psychologiquement à une césarienne sous anesthésie générale. Je ne verrai pas les premières minutes de vie du Plumeau. Je ne l’entendrai pas pousser son premier cri. Mais il va bien falloir le sortir. Et il va bien falloir m’anesthésier.

D’une manière ou d’une autre…

La suite, bientôt.

[Au fait,Plumeau s’est endormi. Je vais pouvoir aller le changer et le coucher)

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

23 commentaires sur « The Day D #1 »

      1. Je m’en suis doutée au ton de ton récit mais tu sais nous faire tenir en haleine! 🙂 Le petit Plumeau vous fait des nuits courtes on dirait^^ des bisous ma belle!

      2. Oui il nous fait des nuits hachées comme la grande majorité des nouveaux nes 😉 mais c’est un amour de bébé

      3. Je suis persuadée 🙂
        Chez nous, on crève de chaud, réveillée en nage parce que je supporte pas la clim alors pour le dodo paisible, on repassera!

      4. Rhoo mais tu habites où déjà pour avoir si chaud. Je rêverai d’aller au soleil avec Plumeau où il pourrait bénéficier de plus de sorties. Il lui manque des UV pour régler son petit problème d’ictere.

      5. Non ictère normal du nouveau ne. Pas méchante en plus mais on manque de soleil donc difficile d’éliminer la bilirubine pour lui

  1. Moi c’était pareil pour ma péridurale (douleur énorme dans la jambe) sauf qu’en plus moi je devais gérer des contractions fulgurantes toutes les 30 secondes et qu’au final ils ont reussi à me la faire mais qu’elle n’a pas servi à grand chose car inefficace à part sur ma cuisse droite.
    Elles ont finalement décidé de me refaire la péri, et le fait de me mettre assise pour ça à fait descendre bébé et du coup j’ai accouché dans la foulée, du coup je saurais jamais du cette péridurale aurait été efficace ou non

  2. T’as pas eu de chance, c’est quand même rare qu’on galère comme ça … Surtout quand c’est tranquille, sans contractions, c’est po sensé être si difficile, mais ça arrive 🙂 Heureusement que la suite a été plus simple…

    1. Oui effectivement c’est vraiment pas de bol pour la rachi et l’anesthésiste en a été traumatisé lol ! Son collègue que j’ai vu trois jours après (car j’ai eu les fameuses migraines imputables a une brèche) après avoir lu mon dossier était soulagé de ne pas avoir a faire de blood patch. La trouille lol ! Et la je dis vive la caféine lol !

  3. Ça y est tu es de l’autre côté de la force!! 😉
    Tu es passée avec brio, M. est magnifique (vive facebook) et sa maman (qu’y l’es aussi jolie) a été très forte!

  4. Tu n’as pas eu de chance avec cette rachianesthésie, c’est dingue !!! J’ai eu trois péridurales indolores (enfin je souffrais tellement des contractions, que je n’ai peut être pas tout ressenti !!!) puis une rachianesthésie car l’accouchement s’est fini 17h plus tard en césarienne… J’attends la fin de ton histoire !! J’espère que tout va bien avec le Plumeau

  5. Pardon, j’ai pourtant tout lu (mais bon, je sais que tout se finit bien) mais il me vient UNE question : t’arrives à changer Plumeau pendant qu’il dort ??!!??
    Si oui, sache que c’est pas juste 😉

    1. Après bouffer le plumeau est plus docile et plus dormeur. En s’y prenant bien t’arrives a le changer sans combat de catch et cris de porcelet qu’on égorge.

  6. Arf c’est dur quand même cette anesthésie qui foire…
    J’espère quand même que tu n’a pas été endormie complètement ! (je crois que non d’après tes précédents posts mais j’ai un doute, du coup…)
    bref, vivement la suite !

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