Publié dans Des choses et d'autres

Il y a un an, au mois d’août…

En lisant le dernier billet de Loosequeen, je me suis retrouvée projetée un an en arrière. Je me suis revue découvrant l’horrible choix auquel elle a dû faire face. La cruauté de DNLP dans toute sa splendeur…
Je dois dire que niveau blogosphère cet été là a été marqué par cette terrible injustice. Je me revois éprouver un écœurement profond.

Je me suis également remémorée mon état physique et moral un an auparavant.

Encore écœurée aussi. Par la PMA dans son ensemble et surtout en France ! Cet immense sentiment de double peine dans le cas des infertilités masculines.

L’impression que dans notre cas, les PMEttes ayant « choisi le mauvais étalon », on en étaient réduites à enchainer les FIVs jusqu’à ce que la roue tourne. Ou jamais !

Pas vraiment d’idées pour améliorer nos chances puisque de ce côté là, aucun professionnel de la PMA ne maîtrise. L’infertilité masculine étant le parent pauvre de la PMA. Avec en prime, le fait qu’on te fasse comprendre à toi la femme-cobaye-vache (ne rayez rien, toute mention est bonne à garder) que c’est de ta faute et que ça marcherait mieux si t’avais ne serait ce que 5 ans de moins…

D’où mon sondage sur l’issue des infertilités masculines qui finalement montrera que les miracles spontanées même chez les « vieilles » carriéristes affublées de compagnons aux gamètes pourris c’est possible ! Bien sur, ces miracles restent ultra minoritaires.

J’aurais donné n’importe quoi pour que « la faute » me soit attribuée à moi seule. Au moins, on aurait su ou on m’aurait proposée des alternatives pour traiter une IO précoce, ou faire pousser un endomètre récalcitrant, ou alors j’aurais eu droit a des opérations pour enlever des kystes gênants…

Bref. l’envie dominante était surtout d’en finir avec toute cette merde.

Mon corps était bouffi de gras et d’eau à la sortie de FIV4. Mais en un mois, j’avais réussi à perdre l’excédent pour rentrer dans mon maillot Eres (cadeau TPMG d’une seconde FIV sans transfert embryonnaire). Et merde ! Ça le valait bien !

Oui, il y a un an, j’étais au même endroit, mêmes plages, on résidait chez mes parents à Hyeres.
Je me revois leur annoncer que « pour nous c’est fini », « pas la peine d’espérer le marmot de notre côté »…

« contentez vous de votre nièce… » Avais-je conclus lapidaire.

Un cœur asséché, un rictus amer sur mon visage. Mais malgré tout, l’infime espoir que ça disparaîtrait et que je redeviendrai comme avant. Avant cette envie de faire un gosse.

Je me revois en train de me projeter dans d’autres projets. Des esquisses brouillonnes. Tout était à revoir, repenser ma vie entièrement… Il fallait faire SANS la maternité.

Et cette année… Hyeres encore ! Mais avec un gros ventre, un Plumeau qui bouge, des projets tout autres. Bien plus communs et triviaux : crèche ou nounou (j’y reviendrai), décoration de la chambre, faire attention à bien boire les deux litres par jour, penser à se crémer de mustela, des premiers achats pour Plumeau (quelques habits).
Quand j’y pense, c’est surréaliste…

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

10 commentaires sur « Il y a un an, au mois d’août… »

  1. je suis bien d’accord avec toi… en un an on en fait des progrés parfois ! sans le savoir et sans rien maitriser…. il y a un an nous fêtions nos 5 ans de mariage plus ou moins aigris de la vie et cette année nous les fêterons en espérant que mon col soit bien sage encore de longues semaines… Et mon cadeau sera un blender chauffant qui sera aussi utile pour nous pour les soupes hivernales que pour futur bb lorsque viendra l’époque de la diversification alimentaire… dans un an ! (et moins)
    en matière d’infertilité, je te « rassure » l’infertilité féminine peut être complexe… mes OPK, malgré mes 24 ans au départ de la PMA et une AMH à plus de 20 (si si, je me plante pas) n’étaient pas plus rassurants quant au fait d’avoir un jour un enfant…. de mauvaises réponses ovariennes, des coelio qui n’aboutiront à rien, une AMH bien trop grande…. les FIV étaient plus un échappatoire qu’une solution …. il aurait fallu une MIV (maturation in vitro) sauf que très peu de recul sur cette méthode très très peu pratiquée en France….
    Alors oui heureusement que le miracle parfois existe….. la partie n’est pas gagnée ; le stress est toujours là avec son lot de questions à la con…on ne se refait pas…mais pour une fois un ose y croire vraiment

    haut les coeurs ! ton Plumeau et ma Bestiole sont sensés être des copains de PMA (24SA) ! alors en avant toutes !

  2. Oui surréaliste 🙂 !
    Encore maintenant avec mon bébé de trois mois, quand je nous regarde, lui, lui et moi ou nous trois en famille, je me dis que c’est surréaliste 🙂
    Bonne suite! Et profite bien de ces moments « surréalistes »!

  3. la vie est surréaliste… elle cache parfois de bonnes surprises, tout au fond derrière des années de chagrins et d’espoirs déçus… je suis si contente que tu aies à faire de choix triviaux plutôt que de remettre ta vie entière en question 🙂

  4. Ton article me confirme encore une drôle d’impression que j’ai depuis le début de cette grossesse: maintenant que j’en « suis là », c’est comme si le « temps d’avant » avait rétréci, comme si tout ce que nous avons traversé, toutes ces pensées négatives que nous avons eues, tous ces désespoirs que nous avons endurés, tout ça…c’est comme si cela c’était passé dans une autre vie. Cela s’est passé, incontestablement. Je n’oublierai rien. Ces années marqueront à jamais celle que je suis, le couple que nous sommes; mais mon bébé me rappelle tous les jours (avec de sacrés coups!) combien la vie est imprévisible.
    Il y a un an…j’étais sur une plage aux Philippines, à « profiter » de la vie en attendant de me relancer dans la PMA…tout en espérant le plus fort possible qu’un petit être vienne nous surprendre. Ce n’était pas son heure. A la fin de notre voyage, je commençais à envisager que ça ne marcherait peut-être jamais…Et puis la 9ème fut la bonne…Alors? Je souhaite de tout coeur à toutes les PMettes de vivre ça un jour.
    En attendant, contente de te lire et de voir que tout va bien.

  5. Merci pour tes pensées. Heureusement, la vie ne réserve pas que des mauvaises surprises. Âpres un été 2012 terrible, j’ai vécu mes premières vacances en famille un an plus tard. On oublie rien, on porte encore en nous les douleurs trop lourdes mais indiscutablement on avance.

    1. Oui il est sur que cet été a du être plus doux pour toi. Je pense a toi a chaque fois que je vais a la maternite car c’est la que tu as du te séparer de ton poussange. Bisous ❤

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