Publié dans Mode dinde activé

Comment ça fait ? + Edit

Ou plutôt devrais-je dire qu’est-ce que ça nous a fait au George et moi d’apprendre ce positif ? Comment le vit-on depuis 9 jours ? Comment je me sens ?

Vous avez été nombreuses à me poser la question (tout en félicitant le George 😉 ) et j’avoue que je n’ai pas su quoi répondre.

C’est compliqué ! C’est l’adjectif à retenir pour s’approcher de la bonne réponse.

Oui, compliqué parce que depuis plusieurs semaines (voire mois), j’avais passé un « cap ».

Cap qu’une lectrice avait perçu malgré le fait que j’étais incapable de rendre par écrit ce qui se passait réellement dans ma tête.

Il faut le dire. J’avais (ça s’applique encore au présent) fait le deuil du bébé PMA, Bébé miracle. Bébé tout court !

Je m’étais résignée mais dans le sens positif du truc. J’avais quand même pris cette orientation depuis pas mal de temps car je m’intéressais à celles pour qui la PMA n’avait rien pu faire et je voulais savoir comment elles le vivaient, si elles avaient réussi à trouver leur voix. J’envisageais depuis longtemps l’autre fin – celle qu’on appelle la Bad End (ou la Non Mummy End) – celle que la plupart des Pmettes ne veulent même pas envisager.

Malgré tout, durant toute l’année 2012 qui fut l’année PMA, je me voyais toujours avec un bébé. Et même un bébé issu d’une conception naturelle après un abandon définitif de la PMA.

Le rêve ! Et le truc qui énerve. 😀

« C’est quand ils avaient tout laissé tomber, qu’elle est tombée enceinte et gnagnagna et gnagnagna… »

Mais, au tout début de cette année, je n’en rêvais plus de cette option… Tout d’un coup comme ça ! Et je ne me l’explique pas. La lectrice m’avait demandée par mail comment j’avais fait. Elle avait sentie ce cap. Et j’étais bien embêtée. J’avais pas de recette. Je ne sais pas.

La maternité, la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, le bébé, le prénom… tout ce monde-là me rendait indifférente. Et pourtant, je continuais à aller sur les blogs des PMEttes. Plus pour suivre et soutenir. « Bientôt ça ne me concernerait plus. Je serai sans enfant, voilà !« 

Pourquoi, j’ai virée comme ça ?

  • Lassitude ?
  • Envie de passer à autre chose ?

Peut-être…

Je ne sais pas.

La FIV approchant, j’ai même été taraudée par un peu de honte.

Je me disais « Mais au fond, pourquoi tu la fais cette FIV ? » Pour la gloire ? Pour tirer un trait sur la PMA ? Pour un bébé ? Pour pas regretter plus tard  quand tu seras ménopausée ?

La réponse c’était la deuxième. Tirer un trait sur la PMA. Et un peu de la quatrième. Pour ne pas regretter.

Le bébé ? Pschitt ! Évaporé !

Je me revois encore en train d’être auscultée par la biologiste qui me faisait mon prélèvement vaginal (juste avant, rappelez-vous). Elle me disait « Oh ! Vous dites que vous n’y croyez plus mais si vous la faîtes, c’est que vous le voulez encore ce bébé au fond, sinon, ça serait bizarre… »

Ben justement… Je me suis sentie comme une imposteuse.

Le mot est fort. Oui, j’ai toujours cette impression d’avoir trompé mon monde. Je culpabilise. Encore.

La FIV, je l’ai faite sans y croire. Même pas une minute. Même pas une micro-seconde.

Je l’ai faite, en me disant que quoi qu’il arrive je ne serai jamais maman et que c’était peut-être mieux ainsi. La FIV faisait parti de « mon programme 2013« . Comme on coche un truc que tu prévois de faire dans ton tout nouveau calendrier.

  1. En Mars, tu fais une FIV ;
  2. En mai, on fête nos 6 ans de mariage et les 60 ans de ma mère (elle veut une tablette numérique, des conseils ?) ;
  3. En juillet, tu vas au mariage de ta cousine ;
  4. En Aout, tu pars aux States ;
  5. En Décembre, tu fêtes Noël…

Alors, c’est sûr que les deux semaines d’attentes post-transfert étaient faciles à vivre pour moi. Je connaissais la fin. Aucun suspense. C’était le passage obligé pour passer à la suite du programme.

Sauf que.. La fin n’a pas été celle que j’imaginais.

Est-ce que j’ai sauté de joie en apprenant le positif ?

Je vais être honnête. Non. J’ai noté le chiffre. J’ai informé le George. On a réfléchit que ce 66, c’était un taux assez bas (bien que cohérent avec la date) et on s’est dit « ça risque de s’arrêter mais bon, on aura eu une accroche, c’est bien déjà… »

Ensuite, on a évité le sujet pendant toute la journée.

Quand j’ai voulu le rassurer sur le fait qu’il y avait de faibles chances pour une grossesse gémellaire, il a grimacé et m’a dit « non, n’en parle pas. Je veux pas en parler. »

Même le George est marqué. Un tel parcours ça laisse des traces.

J’ai eu une ex-PMette au téléphone le jour de la première PDS. Elle a bien vu que je sautais pas de joie. Mais je ne pouvais pas. Je ne peux toujours pas. Tout le monde me dit « Tu te protèges, c’est normal. »

Mais il y a un truc qui me tarabuste. Et si c’était plus profond que ça ?

Pour l’instant, je n’arrive pas (ou commence juste à creuser la question) à aller plus loin dans ma réflexion. Je me suis peut-être tellement reprogrammée pour ne pas souffrir au cas où il n’y aurait jamais d’enfant que ça nécessite peut-être un gros travail à l’envers pour re-re-programmer dans le sens inverse ?

Je vous avez dit que c’était compliqué dans ma tête.

Donc depuis…

Je prend les taux comme ils viennent. A chaque fois, je suis étonnée de voir que ça double. Quelque fois, je me dis « tiens ! ça doit être terminée je ne sens plus rien » et cette réflexion est assez risible quand on sait que les fois où je sens quelque chose c’est plus de l’ordre de la « croyance » qu’un vrai symptôme : une remontée acide par ci (mais c’est sûrement le café après le repas), une fatigue par là (les transports, quelle galère !), une poitrine plus lourde ? (Ah ben non, pareil que quand il n’y a rien), une libido plus présente (mais c’est surement plus de l’ordre psychologique qu’hormonal, un résultat positif ça doit booster ton inconscient de femme), un bas ventre plus lourd (merci l’utrogestan !).

Je ne me sens pas enceinte. Pas du tout. Rien à voir avec ma première grossesse où les symptômes foisonnaient (nausées, seins douloureux et hyper sensibles, envie constante de faire pipi, sens de l’odorat développé, fatigue etc.). Rien ! Nada !

Et pourtant, dans cet état d’esprit très particulier où je dois en gros revenir en arrière par rapport à mon cap (voir plus haut) tout en étant pas sûr que ça va se finir par une happy end (je corrige par une Mummy End…), j’ai été obligée ou plutôt forcée de me poser la question de « où je souhaitais accoucher ».

J’ai donc pris mon courage à deux main, Faithfully dirait « enlever son doigt du c**, pour décrocher le téléphone et appeler deux maternités (oui vous avez bien lu !) pour une pré-inscription.

[J’avais choisi deux au cas où une des deux soit déjà avec une liste d’attente bourrée à craquer !]

Je m’attend d’un instant à l’autre à ce que les secrétaires du labo m’appellent et me disent « au fait, vous n’êtes pas enceinte, c’était un poisson d’avril ! On vous a bien eu, hein ? ».

Vous savez quoi, ben ça me ferait sourire lol !

Voilà, c’est COM-PLI-QUÉ !

P.S. : j’espère que je ne choquerai personne mais je tenais à vous livrez mon ressenti.

Edit : le quatrième taux affiche… 5170.6…

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

58 commentaires sur « Comment ça fait ? + Edit »

  1. C’est fou comme je comprends ce sentiment, sans avoir vécu le même parcours (ou pas encore). Je crois qu’on est toutes différentes et que parfois, bien cloisonner les sentiments, ça permet de se protéger. Comment pourrais tu sauter de joie alors que tu ne voulais plus espérer raisonnablement? Je crois que ça détraque un peu tous ce chemin, ça fait trop mal d’y croire… Alors tu regardes le tout à distance, presque comme si ça n’était pas toi… Et tu ne veux pas investir, peut être pas encore 🙂 En tout cas, moi, je suis vraiment contente pour toi, si ça ne te gêne pas !

  2. Je me revois en te lisant… Comment peut on croire l incroyable…? Mon toubib m a dirigée a la fin du premier mois vers mon CMP et depuis je bénéficie d un suivi périnatal 4 étoiles … Infirmiere psy chaque semaine pour aider a gérer l angoisse de perdre, psychologue toutes les deux semaines pour les questions plus profondes, psychomotricien pour séance de relaxation et vidage de stress par la sophro, visite régulière de la sage femme qui me faisait écouter son cœur me prouvant ainsi su il était toujours en vie ! Tout cela a domicile puisque je suis clouée chez moi depuis 8 mois… Franchement ça m a permis de traverser ces longs mois d incertitude en ayant toujours une main tendue pour ne pas me noyer dans l angoisse…
    Alors oui tu ne sautes pas de joie et c est normal !! Nous, nous nous autorisons a t croire depuis janvier… 28 sa… Seuil de viabilite sans gros bobos lies a la très grande prématurité… Alors si tu peux te faire accompagner … FONCE !!! Gros bibis

    1. Je vais peut être demander un accompagnement psy a la mater vu mon profil. J’ai peur d’être complètement froide devant le bébé a la naissance. Ne parlons pas de l’énorme probabilité de faire une dépression post natale

      1. Plume, t’inquiète, t’as 9 mois pour t’habituer à ton état et apprivoiser ce petit bébé petit à petit… don’t panic !

    2. Tu as eu un super suivi et je suis heureuse que vous vous autoriser ENFIN à y croire.
      Ton com m’a fait réaliser que compte tenu du contexte et de mon parcours je vais devoir avoir un suivi 4 étoiles moi aussi.
      Je ne sais pas encore si la mater peut le proposer ou si je vais devoir me dépatouiller toute seule.

  3. Comment, après un tel parcours PMA, ne pas avoir un tel comportement, que tu caractérises de « compliqué » ?
    Après les échecs, voici venu le temps de la réussite… que tu le « veuilles » ou non 😉
    That’s your turn, miss !
    La vie est belle. Vivement demain…

  4. J ai ressenti ce sentiment aussi apres les 5 fiv. Envisager de vivre ss enfant, ne penser qu a soi et son couple histoire de rattraper tt ce temps perdu durant ces annees tentatives.
    Dc forcement quand le test vire ben ca fait bizarre. Perso j en ai pleure. Pleurer de joie mais surtout de peur…. Peut etre tu te proteges aussi ?
    Prends bien soin de toi malgre tout
    Bisous

    1. C’est fou non, d’arriver à se séparer de cette envie d’enfant au bout de tant de galères. Il y a pourtant des filles qui n’y arrivent jamais. Et maintenant comment vis-tu ta grossesse ?

      1. Ooohhh mais j ai accouche depuis 21 mois maintenant.
        Apres l echo du premier trimestre j ai adore vivre cette grossesse. J ai profite de chaque instant de chaque etape les premieres sensations de vie en toi, la premiere fois que ton ventre se souleve ss les coups de ce petit etre.
        Je me suis demandee comment j aurais vecu ss tout ca.
        Je crois qu a un certain moment (pr moi cette fameuse echo) si tt roule pr toi et pour lui il faut lacher prise et se laisser porter par ce bonheur.
        Ca va venir…..il faut se laisser le temps d apprivoiser ce nouvel etat.
        Bisous

  5. Moi je n’ai fait qu’une FIV et un TEC, mais j’ai eu pleins de fausse-couches. Et depuis la dernière (à la suite du TEC), bin j’ai exactement ce sentiment. D’ailleurs quand j’ai commencé à saigner, j’ai pleuré une journée, et après j’étais soulagée. Ouf, fini la PMA (pas les moyens de continuer en Angleterre), fini de se compliquer la vie à pas porter mon fils, à réfléchir à ce qu’on mange, finie l’angoisse du fond de culotte taché à chaque fois qu’on va aux toilettes… et un peu honte aussi, de ne pas être tant affectée que ça, de ne pas être si déçue, d’être tellement soulagée de passer à autre chose après tant de temps à être gouvernée par les caprices de son utérus…

    Je ne sais pas si plus tard, je regretterai, une fois le ras-le-bol passé. En tout cas je te comprends à 100% – mais je te souhaite quand même une mummy-end!!

    *croisage* *croisage*

    1. C’est dur aussi les FC ! J’en ai vécu qu’une et ça a bien entamé mon envie de maternage sur le long terme (pas sur le moment) un peu comme un truc qui pourrit en toi.
      Merci pour tes croisages !

  6. Bonsoir; je suis votre parcours depuis quelques mois et je poste ce soir car ce billet m’interpelle drôlement.
    D’abord c’est une sacrée bonne nouvelle ce petit bout de vie qui grandit en vous.
    D’autre part, pour avoir eu des jumeaux après une 2e FIV ICSI et le 3e transfert, je peux avouer ici que j’ai ressenti la même chose.
    Et je crois qu’après un long parcours d’échecs, le cerveau et le corps se détachent un peu. Voire beaucoup.
    il faut se reconnecter.
    8 mois après leur naissance, je les regarde et j’ai encore du mal à croire que ce sont les miens. Peut-être que j’ai rêvé …longtemps?!
    Un psy. Peut-être. Ou juste 9 mois pour vous connecter à 3 ? Vous êtes si touchants et si forts tous les deux.
    Je vous souhaite le meilleur de l’inconnu de la vie. Cette nouvelle option qu’est la famille, la vôtre, à vous.
    Et tout l’amour qui soit pour les années à venir. (Je continue de croiser fort pour que ça continue, encore, encore).

    1. C’est fou de se dire que quand on voit ses enfants on a encore du mal à imaginer qu’ils sont à vous !
      La psy c’est une bonne idée. Il faut que je la recontacte (j’avais annulé mon dernier rdv en plein traitement).
      Merci de ton témoignage.

  7. c’est sûr, c’est compliqué.. Mais je trouve que t’arrives qd même vachement bien à démêler et exprimer tout ça….

  8. Bah je vois pas pourquoi ça pourrait choquer…
    Moi j’en ai vécu 10 fois moins que toi, et pourtant, dans une moindre mesure, j’ai eu un peu ce sentiment. Après ma troisième IAC loupée, j’y croyais plus. Je n’avais pas fait autant que toi le deuil du bébé mais en tout cas je m’étais préparée à l’éventualité de ne jamais en avoir, et j’étais plutôt sereine avec cette idée.
    Je me suis même demandé, une fois enceinte, si je voulais vraiment cet enfant 😉
    Évidemment, je le voulais. Plus que tout au monde. Mais je me suis réellement posé la question.

    Ne te prends pas la tête avec ce que tu ressens, pour l’instant… Essaie de vivre les choses comme elles viennent sans trop y mettre de sens, c’est suffisamment stressant comme ça… et puis, quand ce sera plus solide et plus concret, tu réaliseras petit à petit et tu t’attacheras à ce bébé.
    Ce parcours chamboule tout dans notre rapport à la maternité…
    Bisous et bravo d’avoir mis des mots sur des ressentis aussi…. compliqués….

  9. C’est normal…. Honnêtement je ne réalise pas encore que j’ai un vrai bébé a moi. Et toute la grossesse j ai pensé au pire… Donc c’est compliqué mais c’est normal.

  10. Comment ne pas ressentir ce sentiment encore aujourd’hui assez froid, toi qui avait fait le deuil de ce bébé… Ton parcours en Pma a été difficile, long… Ne pas ressentir de joie aujourd’hui ne signifie pas que tu ne seras pas la plus heureuse des mamans… La nature est parfois bien faite… les neuf mois sont pour bébé, mais également pour les parents.. Et puis, une femme sans pma a déjà des réserves jusqu’à la fin des trois mois, alors nous, j’en parle même pas… Et un instinct qui garde une certaine distance pour se protéger. Au moment où tu seras plus rassurée, tu pourras te laisser aller à ce petit bout qui va t’envoyer plein de coucous…
    Etape par étape…. Prends bien soin de toi.

    1. Tu as raison étape par étape ! C’est ce que je fais. Je ne m’en sors pas trop mal (malgré ce sentiment d’être une imposteuse), je dors bien, j’angoisse pas. Bref, par rapport à la première grossesse, c’est zen. pourvu que ça dure !

  11. Je ne crois pas que tu puisses choquer qui que ce soit. En tout cas qui soit passé par la PMA. J’ai ressenti ça pendant ma grossesse. L’impression qu’on me faisait une blague, l’impression que je devrais être heureuse alors que je n’y arrivais pas (et je culpabilisais aussi). J’étais sidérée, j’étais paumée, j’étais paniquée mais heureuse non (il aurait fallu que j’y crois pour ça). Au final, quand on nous a annoncer que la grossesse était arrêtée, avec l’homme on s’est regardé et on a haussé les épaules et on s’est dit que ben ouais, pour nous, ça ne pouvait pas se passer autrement.
    Pas plus tard que tout à l’heure on était en train de discuter de l’éventualité de faire les 3 FIV restantes ou d’arrêter avant. l’homme veut aller jusqu’au bout pour en rien avoir à regretter et moi je lui disais que j’en ai marre et que vu notre propension à faire des cancers ou autre conneries, 3 FIV, ça risquait de traîner sur 10 ans.
    Pourtant, je suis potentiellement enceinte, il nous reste 2 embryons congelés. D’ailleurs on pense à une vie sans enfant depuis longtemps. c’est pas la possibilité qui nous enchante le plus mais on sait qu’on s’en accommoderait, on sait qu’on en est capable (on en a déjà tellement chié tous les deux que bon, on plus trop à ça prés).
    Allez, je t’embrasse.

    1. C’est vrai qu’il y avait de la retenu chez toi aussi lors de ta grossesse.
      J’espère qu’il y aura bientôt une nouvelle. Je croise !!!

  12. Compliqué mais compréhensible ! Les conseils d’Isa , me semblent bons , il faut mettre toutes le chances de votre côté et que votre confort et la securité soit maximum pour cette grossesse . Un jour , après l’autre et petit à petit les choses se mettront en place …
    Amitiés

    1. Je trouve aussi que ses conseils sont bons. Je vais devoir réfléchir à ce qu’il me faut comme suivi durant cette grossesse. Il est exclu de me contenter d’un suivi classique avec les cours de préparation à l’accouchement avec d’autres femmes enceintes par exemple.
      Merci de votre amitié

  13. Tu t’es simplement construite inconsciemment une carapace pour faire face aux échecs…et heureusement d’ailleurs que nous faisons ce genre de choses sinon on serait tous des suicidaires en puissance.
    Mon parcours a été plus que ligth (positif à la 2e IAC) et pourtant j’avais eu le temps de me créer une sacrée belle carapace. Je crois qu’elle a commencé à se fendiller hier à notre 1ere séance d’haptonomie. Je ne pensais jamais au bébé comme une « personne » et quand la sage femme lui a parlé à travers mon ventre comme à une vraie personne, c’était un torrent de larme puis une crise de fou rire (oui je suis passée pour une folle, mais elle avait l’air d’en avoir vu d’autre). Aucune nausée ni désagrément durant le 1er trimestre, juste une espèce de mauvaise humeur permanente, besoin d’être seule, de ne voir personne, de ne discuter grossesse avec personne (les conseils des mamans m’horripilent encore beaucoup…), le besoin de mettre une barrière entre le monde et moi, voilà mon symptôme du 1er trimestre !
    Si ca a été çà pour moi, je ne peux pas imaginer ton état d’esprit complètement en vrac… C’est sûr qu’une aide et un soutient durant ta grossesse sera peut-être nécessaire, et peut-être aussi que l’haptonomie pourra te rassurer sur tes capacités à aimer ton bébé, avant même sa naissance.
    Une sacrée bonne nouvelle en tout cas que le dicton merdique « quand elle n’y croyait plus, elle est tombée enceinte » puisse être vraie, ravie pour vous… Je garde les doigts croisés pour vous.

    1. Merci de ton témoignage. Comme quoi une telle barrière peut s’ériger très très vite. Pour l’instant je ne pense à aucun suivi particulier mais ton com et ceux de plusieurs PMEttes soulèvent la question. Compte tenu de mon parcours et du contexte particulier il va me falloir un suivi personnalisé et particulier. Je verrai ce que la maternité propose où sinon j’irais chercher 😉

  14. Hello plumette. C’est compliqué aussi de te répondre car on ne peut répondre qu’en fonction de soi, de ce qu’on vit ou avons vécu (et ça se ressent vachement n’est-ce pas dans tous ces com bienveillants ?), je comprends pour l’avoir entendue et en avoir parlé ensemble,, ta position, ce début de fin de parcours. Et je t’avoue, parce que je n’en suis pas là et que ça me fait peur, que j’avais du mal à imaginer comment on peut faire une fiv sans y croire, juste pour clore un parcours ? Ne pas avoir à regretter, je comprends mieux… Mais au final, je n’ai pas à comprendre quoi que ce soit, car il n’y a rien à comprendre, c’est juste ta vie, ton chemin, et tous les sentiments autour, légitimes de fait. Parcours courageux du reste, à mes yeux. Enfin,parce qu’on ne parle qu’en fonction de soi, comme je le disais, je ne peux que souhaiter que ce petit s’accroche, vienne à vous et que tu ailles à lui. Car, à les lire toutes, les mummy end (ce qui agace parfois quand même), ben ça a l’air d’être tellement de bonheur…

    1. Bisous à toi mon petit trésor.
      Tu sais ce que je te souhaite pour cette année aussi 😉
      Une super Mummy End qui n’est que du bonheur en barre lol ! 😉

  15. Ca me parait pas extravagant ce que tu nous racontes. Tu étais passé à autre chose et voilà que cela arrive pour le meilleur certes mais il faut du temps pour que tout retrouve sa place. Ca tombe bien, une grossesse dure neuf mois et c’est fait de plusieurs petites et grandes choses qui font avancer doucement…

  16. Ohlàlà, je viens de voir le taux…. Je te souhaite très fort que ce bonheur auquel tu restes froide et c’est tellement normal, te rattrape.

  17. Il n’y a rien de choquant dans tes propos : je pense que c’est un sentiment qui doit traverser pas mal de Pmettes. Après des mois, des années d’attente, d’espoirs perdus, comment penser que cela puisse être notre tour ?? Et surtout, ce Plus, c’est un gage d’accroche mais pas de réussite et ne pas sauter de joie, ne pas se projeter, c’est aussi se protéger au cas où …
    Bises

  18. Voilà, maintenant tu sais que toutes les pmettes, grandes galériennes, moyennes ou petites galériennes (selon le temps d’attente et le parcours), nous avons toutes au bout d’un moment d’essais compris que pour nous ça n’allait pas se passer comme pour les Fertiles, et que de ce fait il fallait se protéger, protection à double-tranchant puisqu’au moment où ça marche nous sommes prisonnières de notre barrière et comme tu l’as si bien dit, il faudra trouver le moyen de faire le chemin inverse et détruire cette barrière que nous avions érigée.
    Plume, tu es loin d’être seule et compliquée, c’est nôtre lot à toutes (rappelle-toi ce que je t’ai écrit à plusieurs reprises ici même, je ne profite toujours pas « normalement » de ma grossesse.
    Tu y arriveras
    Bisous

    1. Oui c’est vraipment ça : prisonnière de sa barrière, prisonnière de sa bulle. J’espère que tu vas pouvoir profiter bientôt de ta grossesse.
      Bisous

  19. Tu ne me choques pas du tout.
    Je ne suis pas dans ta tête, alors évidemment je ne peux pas savoir le pourquoi du comment de ton ressenti (si tant est qu’il y ait quelque chose à creuser!): protection? peut-être, sans doute au moins en partie; sidération face à une situation que tu n’envisageais plus? probablement aussi, en quelque sorte en choc peut-être; je crois lire aussi un possible réel lâcher-prise, et une confiance dans le fait que ce qui doit arriver va arriver (même le plus inattendu finalement, pourquoi pas?), et que tu verras bien – peut-être?
    En tout cas, peu importe, je vous souhaite à tous les deux de vivre cette aventure avec le plus de bonheur et de plaisir possible, de quelque manière que ce soit.
    Bises

    1. Sidération et choc c’est ça. Je me sens déjà un peu moins « merdeuse » grâce aux commentaires qui sont arrivés.
      Merci de comprendre.
      Bises

  20. S’il te plait, je fais une demande express d’un article avec doc, le skatevolant et surtout dnlp qui est source de toutes nos angoisses accumulées. ..allez fais le, hein? Stp? Pour tes fans! :0)
    Sinon, ben oui tu n’es surtout pas une imposteuse, , t’es une pmette! On te comprend, on te soutiens et on rêve pour toi de ces suivies VIP que certaines expliquent! Des bizes à toi et Georges.

  21. génial ce taux c’est formidable!!
    et ton ressenti est tout-à-fait naturel. Moi je ne le mettrai pas sur le compte de l’idée d’abandon de maternité que tu t’étais plus ou moins mis dans la tête avant de faire la FIV. Je le mets plutôt sur le compte de l’incrédulité, et rappelle-toi, je suis passée par là moi aussi. Ce sentiment de passer de l’autre côté de la barrière si soudainement, en rejoignant un groupe de créatures qui nous ont si longtemps écoeurées et en laissant nos sœurs de combat sur le quai…
    mais tu verras, chaque nouvelle étape te fera réaliser : les échos, tes nouveaux taux, ton ventre qui commence à pousser…
    Laisse-toi le temps, et tout viendra naturellement
    je t’embrasse

    1. Merci de me rassurer par rapport à mon sentiment de culpabilité 😉
      Hier j’ai reçu les premiers papiers pour un rdv au service de détection des anomalies fœtales et suivi premier trimestre. J’ai un numéro de patiente. C’est fou. Depuis je balise que tout soit terminé et pour ne rien arranger les nibards se sont un peu dégonflés…
      Vivre au rythme des PDS … Pfff
      Logiquement mardi prochain c la dernière après c’est L’Echo le mardi d’après !
      Biz

  22. Ohhh je viens seulement de voir ce taux ! Je suis abonnée à ton blog alors je reçois des alertes quand tu postes… du coup j’étais pas repassée ! je regrette ! Magnifique ! Je croise fort fort les doigts pour que tu t’habitues doucement au bonheur et que ça duuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuure très longtemps.
    Bisous

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