Publié dans A propos de nulliparité

Ceux dont on ne doit pas parler…

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais j’ai rajouté une nouvelle catégorie de liens à gauche de mon blog.

Vous avez les liens vers les galériennes en PMA (bien longue d’ailleurs 😦 ), les liens vers celles qui ont réussi dont la catégorie est intitulée « On the road » mais il manquait cruellement une autre catégorie : celle des galériennes qui ont définitivement échoué en PMA.

Je parle des « héroïnes » évoquées précédemment par Lara dans son billet vivre sans enfant. De celles qui ont tout essayé, de celles qui n’ont pas opté pour l’adoption, de celles à qui il n’ait pas arrivé les fameux miracles dont on nous a rabâché les oreilles (« Elle a fait des traitements pendant 10 ans, et quand elle y pensait pas, elle est tombée enceinte ! »)

Bref… De celles qui ont dû se résoudre à une vie sans enfant.

Et bizarrement, on en parle jamais de celles qui sont restées de manière définitive sur le carreau. C’est comme si elles disparaissaient. A croire que quoiqu’il arrive il faut finir avec un bambin que ce soit avec une 13° FIV, ou en adoptant, ou parce que DNLP, dans son infinie mansuétude, a fini par laisser se rencontrer le bon ovocyte et le bon spermatozoïde qui a donné un embryon non pourri qui a bien voulu continuer jusqu’au terme…

Autant, on nous alimente de toutes ces histoires de miracles pour nous redonner espoir, autant on passe sous silence ces couples pour qui rien n’a été possible. Et pourtant, il doit bien en exister de ces gens qui vivent sans enfant après avoir galéré durant des années en PMA ! Alors, quoi ? Ils puent ?

Un peu comme s’ils rentraient dans la caste de Ceux-dont-on-ne-doit-pas-parler ou Dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom comme un certain Voldemort (Eh oui, j’ai des références de gamine).

Pourquoi je pense à ça ? Humeur négative à l’aube de la seconde FIV ICSI ? Même pas !

Tout est parti du commentaire de Lara (encore elle 😉 ) dans mon précédent billet qui m’a fait découvrir le blog d’une child-free (comprenez une sans-enfant après la PMA), une héroïne à la Lara.

J’ai découvert que cette dame écrivait d’ailleurs…

De plus, j’ai pu voir qu’outre atlantique, il existe des blogs alimentés par ces héroïnes. Ces femmes dont on ne doit pas parler… Du moins en France ! Car dans notre beau pays, je ne vois aucun blog d’une héroïne. [Je reste sur le terme d’héroïne car vivre sans enfant dans un monde pro-nataliste, ça relève de l’héroïsme surtout quand au départ ce n’est pas un choix de vie].

J’ai toujours eu le regret de ne pas trouver ces blogs de femmes francophones pour qui la PMA n’a pas marché mais qui essayent et se battent pour réinventer leur vies.

Donc, aujourd’hui, j’ai cherché sur Google, j’ai traqué ces héroïnes. J’ai juste trouvé un vieux blog d’une PAMela qui se finit en 2008. Elle clôturait son blog après Une 4° FIV négative. Game Over.

J’espère que PAMela va bien. J’espère qu’elle a réussit à réinventer sa vie, à se réaliser dans ses projets quels qu’ils soient.

J’ai aussi trouvé un autre blog tenu par un homme. Lui aussi termine son blog sur le négatif de l’ultime FIV et il finit en parlant de « projet immobilier ». Après. Silence radio.

La tabou d’une vie sans enfant est si lourd dans notre société pro-enfant que ces héroïnes/héros se taisent d’eux mêmes.

Et pourtant… Pourtant, j’aurais bien voulu voir comment ils s’en sortent !

Leur témoignage me semble crucial à moi, à nous toutes.

Car oui, une vie sans enfant c’est possible. Bien sûr, il y aura toujours ce fond de tristesse mais le temps fait son œuvre (du moins je le pense) et se réaliser en tant que personne ne se résume pas à se reproduire (du moins c’est mon opinion toute personnelle) !

Je pose donc LA question suivante : Une vie accomplie doit-elle forcément passer par la parentalité ? C’est obligatoire ?

[Si t’as pas de gosse avant quarante ans, c’est que t’a raté ta vie ?]

Du coup, j’ai crée ma catégorie de liens intitulée « Héroïnes ».

Mais bon elles sont toutes anglophones jusqu’à ce que je découvre la perle rare.

Je vous invite à aller les découvrir même s’il faudra faire un effort en anglais.

Si une héroïne francophone se pointe ici un jour, qu’elle se fasse connaître.

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

65 commentaires sur « Ceux dont on ne doit pas parler… »

  1. Je connaissais le blog de Pamela (assez bien écrit si je me souviens bien) qui doit être un de ceux que j’ai lu en premier. je ne connais pas d’héroïnes toujours en activité. Tout les blogs que j’ai pu lire sans happy end ont fini par se taire. C’est dommage parce que moi aussi, je pense à l’après et j’aimerais savoir comment ces personnes se sont reconstruites. C’est dommage car d’une certaine façon ça donne l’illusion que la PMA et l’adoption te donnent toujours ce pour quoi on est toutes là. Mais pour l’adoption, c’est pareil, on te parle des belles rencontres mais pas des fiascos.
    Maintenant, je me mets à la place des ces héroïnes et je comprend qu’il ne doit pas être facile de parler de sa vie après la PMA. J’imagine que si ça m’arrivait, j’aurais envie de tourner la page et de ne plus jamais entendre parler de fiv, iac, adoption, tec… J’irai lire les héroïnes américaines. Merci pour les liens.

    1. Et bien à mon avis, pour ces héroïnes, les billets ne doivent plus tourner sur les exams, IAC et autres protocoles mais doivent évoluer vers divers aspects :
      – comment vivre sans enfant dans un monde où le bébé est roi,
      – leurs analyses de notre société et des relations avec les enfants,
      – les trucs et astuces pour survivre aux petites phrases assassines qui elles ne s’arrêtent pas avec la PMA,
      – leurs projets (je vois que certaines ont publié d’ailleurs…), les voyages etc.

  2. Peut être qu’en choisissant une vie sans enfant, ces ex-pmettes renoncent aussi à en parler, une façon de faire leur deuil. Probablement qu’aujourd’hui, elles animent d’autres blogs sur des sujets qui occupent maintenant leur vie.

    Tirer un trait sur la parentalité demande un courage immense et un long cheminement j’imagine. Continuer de parler de ce désir – ou ex-désir – d’enfant me parait à la limite du masochisme…. Même si j’aimerais connaître le secret d’une vie heureuse et épanouie sans enfant, je ne m’étonne pas de voir peu de blogs sur le sujet. Merci en tout cas à celles et ceux qui témoignent et qui apportent ainsi de l’aide des personnes comme nous.

    1. Tu as certainement raison. Ne plus en parler c’est tourner la page et se dédier à autre chose… ça aurait été cool de voir sur le dernier billet des No Happy End un lien vers un nouveau blog. ça donnerait moins l’impression qu’elles s’enterrent à tout jamais dans un cloître.

    2. Tu as raison, tirer un trait sur la maternité ça demande énormément de travail sur soi. Sinon, comme je le disais à BleudOrage, en les lisant je ne vois aucun masochisme. Après, chacun fait comme il le sent. C’est juste que je m’étonner du silence des héroïnes françaises par rapport à leurs consoeur anglophones. Une histoire de culture surement…

  3. Billet très émouvant…C’est vrai qu’on préfère ne pas y penser, mais pourtant ça arrive. Moi aussi, j’aimerais bien savoir comment on s’en sort quand ce projet échoue.

    A ces héroïnes, je tire mon chapeau pour leur combativité…

  4. Putain, rien que de te lire, j’ai le coeur qui se serre, c’est une très bonne idée cette catégorie mais je pense que je ne suis pas assez forte pour aller la lire … pas pour l’instant du moins.

    1. Fais comme tu le sens.
      Je suis juste très agréablement surprise de voir en les lisant que ma foi ça roule pour elles. Il n’y a aucune jérémiade ou aigreur. Beaucoup moins que dans beaucoup de billets que j’ai pu lire ou écrire moi-même. On sent une sérénité et un recul par rapport à tout ça et puis leurs billets ne tournent pas qu’autour de ma vie sans enfant mais sur d’autres choses aussi.

  5. Tu as tout à fait raison de mettre en avant ce choix et de rendre hommage à ces héroines…
    Ce choix qui me terrorise… Car quand on est en PMA, on ne sait jamais comment se termine notre parcours et c’est peut être le plus dur. Bisous

    1. Effectivement c’est l’incertitude qui tue. Des fois, je me dis que j’aurais presque aimé qu’on me dise que ça sera jamais possible. J’en aurais fait mon deuil il y a 2 ans déjà.
      Mais bon, tout est possible encore.
      Lis le commentaire de vero ça te redonnera la pêche…
      Biz

  6. Il y a 2 semaines, bande annonce à la télé pour un reportage sur les femmes et les grossesses tardives.
    une gynéco disait : « sur 4 femmes entrant en AMP, 1 sortira sans enfant à l’issue des traitements ». J’ai immédiatement pensé à cette femme là… que se passe t il ensuite ?
    Evidemment, la dernière FIV nous prépara, il y a l’adoption mais pour ceux qui décident de s’arrêter : que se passe t il ? J’aimerai savoir aussi …

    1. Tu veux savoir ?
      Et bien va voir le nouveau lien que j’ai rajouté (la perle rare) dans ma rubrique héroïnes : les carnets de philli.
      Après un long parcours PMA et un projet d’adoption abandonné et bien c’est vie à 2 et tout roule…

  7. je suis du même avis que loosequeen….ces femmes ont certainement ouvert d’autres blogs parlant de leur passion, de leur vie remplie et fabuleuse….

    mais tu as raison ces femmes sont des héroïnes, surtout si ce manque leur a servit de moteur pour entreprendre plein de jolies choses.

  8. Je suis d’accord. Mais c normal de pas les voir, elles ont passé l’éponge et ne peuvent pas ressasser des préoccupations qui ne sont pas leurs: les piquouses, les protocoles, les examens, l’attente, l’espoir…. c passé plié rangé fini pour de bon. Une autre énergie les anime! Par leur absence ici, elle sont un exemple pour nous de liberté même si ça nous fout la trouille!

    1. Et bien oui, les préoccupations changeant, forcément, elles passent à autre chose et cette soudaine absence qui nous terrorise plus qu’autre chose alors qu’en fait leur vie continue et plutôt bien.
      Biz

  9. je pleure devant tes mots pcq
    oui, ces femmes là existent,
    elles ont « simplement » disparu de la blogo
    elles ont du y mettre leurs espoirs, leurs efforts, leurs échecs…
    et moi, avec mes 42 ans, j’ai peur de devenir, non pas une de ces héroïnes, juste « une qui disparaît »
    putain …
    j’imagine aussi que si elles écrivent de nouveau, le thème serait « déco, brico, cuisine, jardinage, arts, couture …  » … la vie … celle qu’on oublie .. que j’oublie.

    1. Ma Fabienne, tu disparaîtra jamais. Pour l’instant tous les espoirs sont permis et si d’aventure ça devait se solder par un échec, toi, en tant que personne, tu ne disparaîtra jamais, tu as tellement de choses à apporter. Tellement. Réfléchis-y !
      Je croise pour que tout se passe bien côté spermo. Parles avec ton homme, essayes de voir avec lui comment il pourrait plus s’impliquer pour la der des der comme ça il aura moins ce sentiment de culpabilité.
      Je t’embrasse.

      1. ma douce plume, je pleure encore (foutues hormones naturelles! tiens!!) pcq tes mots de réconfort me touchent, pcq les liens que nous avons créés permettent cela, « nous toucher l’âme et le coeur ».
        tu as raison, pour la der des der, faudra parler sérénité; c’est aussi pour ça que je ne suis pas pressée de la commencer.
        bizzz émues

  10. une de mes collègues de travail est dans ce cas…elle avait abordée le sujet il y a 7 ou 8 ans quand nous étions dans notre première année d’essai avec mon mari…je lui faisait part de mes doutes au bout de 12 mois d’essais infructueux, elle avait 43 ans a l’époque et m’a raconté son douloureux parcours pour leur couple…des années d’incertitude, d’attente, et enfin une première certitude après ce long long combat…la certitude qu’il n’y aura jamais de grossesse, et pour eux pas d’adoption par choix. Et bien bizarrement elle m’avait dit que le fait de SAVOIR que c’était définitivement fini leur a permis de passer à autre chose, d’accepter cette fatalité et de profiter de leur couple et de leur vie…sans regret puisqu’ils avaient tout essayé.
    Elle ne m’en a plus jamais parlé après.
    voilà c’est un témoignage que j’ai eu mais bien sûr chacun vit les choses à sa manière…

    1. Ton commentaire aussi me donne espoir même si je n’en suis pas encore là. J’ai encore 3 cartouches au compteurs et un possible BB couette encore…
      J’imagine à quel point ta collègue est sereine maintenant que tout a été tentée et que la PMA est loin derrière.
      Merci de ton témoignage en tout cas

  11. Cela fait un bail que je n’ai plus laissé de commentaire ici…. Cela ne m’empêche pas de te suivre en « sous-marin » et d’espérer très fort pour toi et ton Ninou….
    Ton article me rappelle une rencontre que j’ai fait récemment : la voisine de mes parents, une dame charmante, âgée d’au moins 80 ans…. Elle était venue leur rendre visite un jour alors que j’étais là avec ma fille de 2 ans. Elle avait l’air si attendrie en la voyant…. et puis, je ne sais pas pourquoi, elle m’a dit « Ah ! On aurait tellement voulu avoir un enfant avec mon mari…. mais la vie ne nous en a pas donné…. Alors, on a gâté nos neveux…. Mais j’aime tellement les enfants ! » Rhooo ! Ben, j’avoue que j’étais au bord des larmes devant elle…. Si elle savait… Je me dis que, d’un côté, on a beaucoup de chance de vivre à notre époque…. A son époque à elle, la PMA n’existait pas et quand « ça ne marchait pas », ben, fallait juste se résigner et apprendre à vivre avec… ou plutôt sans…. Je me dis qu’à son époque, ma fille n’aurait sans doute pas vu le jour…. Ce jour-là, j’ai vu cette petite dame (jusque-là presque insignifiante pour moi…) avec d’autres yeux…. On lit parfois sur certains blogs que la PMA ou le manque d’enfant rendent aigris… Pas tous… Cette dame est tout simplement charmante, gentille, douce…. et quand je pense qu’elle a dû vivre toute sa vie avec ce vide terrible au fond d’elle-même…., j’ai le coeur qui se serre…
    Allez ! Je te souhaite le meilleur pour 2012 !

    1. Ton commentaire donne espoir. Même avec un échec définitif, on peut ne pas devenir aigrie et s’offrir une nouvelle vie. bien sûr, le regret le vide sera toujours là mais bon si il y a des compensations par ailleurs 😉
      C’est vrai que ces bébés FIV sont des miracles en soit. nous avons la chance d’avoir cette possibilité alors qu’à son époque, il n’y avait rien à part aller prier une sainte dans une petite chapelle ou faire appel à des rabouteux… Punaise ! Quand j’y pense !

      1. C’est clair que la PMA est une chance énorme, mais le « revers de la médaille », c’est que ça ne marche pas toujours… et je pense que cela doit être très douloureux de vivre avec ce vide-là après s’être tant « battu »en PMA, après tous ces examens et traitements… qui donnent tant d’espoirs…. parfois malheureusement déçus… On y croit tellement que, quand ça ne marche pas, je me demande si ce n’est pas encore plus difficile à digérer qu’à l’époque de nos grand-mères où, de toute façon, il n’y avait pas grand chose à faire…. Enfin, je ne sais pas… Il faut du courage de toute façon…. Et puis, je trouve aussi que nous vivons à une époque où la médecine est sensée apporter toutes les solutions à tous les problèmes (en général, pas seulement en matière de procréation). Aujourd’hui, les gens sont très exigeants vis-à-vis des médecins, qui n’ont malheureusement pas forcément réponse à tout. Sans vouloir passer pour une passéiste-conservatrice, je me demande si les gens n’avaient pas plus d’humilité avant…. Enfin, c’est mon avis…. (et puis, je reconnais que pour moi, la PMA a porté ses fruits…. Je ne sais pas comment j’aurais réagi, si au bout de x années et traitements, ça n’avait rien donné…. Je pense que je serais effondrée, terriblement triste et en colère…. en tout cas, dans un premier temps).

    1. ça donne des frissons parce qu’on n’envisage jamais l’échec et qu’on a été conditionné à être obligatoirement maman.
      J’imagine, que si ça arrive, que le manque d’enfant correspond au même manque qu’un enfant peut ressentir quand il n’a jamais connu son père/sa mère/ou les deux et pourtant…la résilience fait qu’il grandit et fait des projets.
      Mais bon… On en est pas encore là ! Tout est possible. Si tu lis juste en dessous, tu verras qu’un BB1 a été possible après la 2nd d’une FIV4 !

  12. Je suis une lectrice de l’ombre qui a bien failli devenir une héroïne puisque bb1 est arrivée au TEC2 de FIV ICSI4. Lorsque j’essayais d’accepter une vie sans enfant, j’aimais bien lire ces blogs:
    tout d’abord le parcours PMA: http://blog.aufeminin.com/blog/see_189435_1/Apres-de-longues-annees-PMA-en-route-pour-l-adoption-Nous-vous-attendons
    puis le chemin de l’adoption et son abandon: http://laviedephilli.blogspot.com/
    finalement la vie à 2: http://lescarnetsdephilli.blogspot.com/
    Bonne chance dans la suite de ton parcours

    1. Holala ! Oui en effet, c’était vraiment tout à la fin du parcours que ton bébé a bien voulu venir.
      C’est fou ! J’imagine qu’à ce stade lors de la PDS de TEC2 de la FIV4 tu devais te dire que c’était mort et puis …NON ! Comme quoi la vie réserve toujours des surprises. Tu parles de BB1, ça veut dire que tu as eu un second BB ? Est-ce par FIV ou un cadeau de DNLP ?
      Je suis curieuse ! LOL !
      En tout cas, ton commentaire va redonner du baume au coeur à la blogo parce que là, on en a rudement besoin…
      Merci pour tes liens d’héroïnes françaises, ils sont précieux !

      1. Bizarrement l’attente de cette dernière PDS n’a pas été la pire. Je ne vais pas dire non plus que j’avais réussi le fameux « lâcher prise », mais après 11 transferts ( dont 3 soldés par des FC) j’avais pris l’habitude!
        Pour bb2 c’est de nouveau dame la science qui s’est montré sympa et cette fois très efficace puisque c’était FIV ICSI1.

      2. j’ai laissé un com’ de bonne année chez Philli… comme un besoin essentiel.. sans parler de mon blog, juste le signer de mon prénom.

  13. Présente ! J’en suis une, et si je suis chez toi aujourd’hui, c’est grâce au très gentil message que tu m’as laissé sur mon blog ! Cela fait quelques années maintenant que mon Philou et moi avons tout abandonné, aprés quelques années de galère et de gros traumatismes, et que que nous avons décidé de nous « construire » une vie sans enfant. Aujourd’hui, nous sommes heureux ainsi, même si, par moments, de petits moments de doute reviennent (à mon âge, je commence à penser à la vieillesse : qui veillera sur moi ? Je serai peut-être toute seule)… Mais dans l’ensemble, je peux le dire en toute franchise, oui, je suis heureuse ainsi… En tout cas, merci pour ce que tu écrit, c’est très touchant, je ne m’étais jusqu’à présent jamais prise pour une héroïne, mais en fin de compte, il y a du vrai dans ce que tu dis : ceux qui laissent tomber et finissent par aspirer à une autre vie, on n’en parle pas beaucoup ! Peut-être par discrétion, parce que c’est tabou de rester sur le carreau ? Parce qu’on ne veut pas porter la poisse ou laisser penser que ça peut ne jamais marcher… Je suis heureuse aujourd’hui d’avoir fait ta connaissance et je vais partir à la découverte de ton blog ! D’ailleurs, ton article et ton commentaire sur mon blog arrivent à un moment ou j’avais justement l’impression de parler de ce sujet chez moi ! Un prochain petit article à venir donc, sur ce sujet, et quelques nouvelles sur mon projet de manuscrit ! A tout bientôt, et merci encore !
    Véronique / Phillinette

    1. Super ! Encore une héroïne !
      Concernant tes doutes sur ta vieillesse et le fait de n’avoir personne sur qui compter, je peux te dire que des tas de vieux qui ont des enfants (et souvent beaucoup vu que la pilule n’existait pas encore) se retrouvent bien seuls. C’est marrant ce truc, j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont dit qu’ils faisaient des enfants pour ne pas être seuls vieux…
      Peut-être auras-tu des amies plus jeunes qui s’occuperont de toi parce que t’auras su les toucher ? Tes filleuls peut-être ?
      Sinon, j’ai hâte de lire ton billet à ce sujet et de découvrir ton projet de manuscrit. Est-ce un roman ? Un essai ? bon, je vais aller te lire !
      Bonne année à toi et ton homme. Que votre vie soit douce et exaltante.

  14. Ton billet fait du bien !! Et tu as bien raison de tenter de mettre ces héroïnes à jour, celles à qui nous pensons mais qui imaginent à tort qu’elles n’ont plus qu’à accepter leur sort en silence, comme un condamné, et surtout qu’on ne doit plus entendre parler d’elles. J’ai été contactée il y a deux jours via mon blog par une dame qui me conte son histoire « Après 5 FIV, j’ai fait une grossesse extra-utérine détectée un peu tard donc avec complications. J’en ai tenté une 6ème sans succès et j’ai tout arrêté. Aujourd’hui, j’ai 55 ans et je suis une « héroîne ». » Voilà Marie, je lui demanderai si elle a un blog mais je n’y crois pas trop, dommage. Elle prouve dans son témoignage qu’on peut remplir une vie quand même, et ça ferait du bien à tellement d’autres personnes qu’on puisse la lire.
    Je t’embrasse, et je te souhaite une année riche pour 2012, une année belle à vivre quel qu’en soit le fruit.

  15. …..J ‘ai oublié l’essentiel : je vous souhaite à toutes de connaître le bonheur absolu, et surtout, un bébé au bout de chemin… Sachez juste que si jamais, il n’était pas là, il y a aussi d’autres belles choses à vivre… Je n’en ai pas parlé dans mon précédent commentaire, mais avec mon mari, nous sommes les heureux filleuls de deux magnifiques bambins de 4 et 2 ans, et ce n’est que du bonheur… Quoi qu’il arrive, si on sait prendre le bon, la vie peut être simplement belle… Heureuse année à toutes, et puissent vos voeux les plus chers puissent être réalisés…
    Véro

  16. Wouah, question trop grave pour que je me la pose ce matin. En plus, je suis un peu conne, j’ai l’impression que de trop en parler ou y penser me porterait la poisse. C’est pas rationnel je sais, mais bon.
    Donc je vais revenir sur un sujet plus léger (quoi que, pour les Pmettes, les anniversaires ne sont jamais très légers) pour te dire que merde, le mien tombe également dans ces eaux là! tu t’en fous certainement, mais je tenais à te le dire 🙂

  17. Oui des héroïnes d’une certaine façon… Je crois qu’après l’étiquette « infertile », « PMette », on a pas envie de porter l’étiquette « sans enfant » et écrire « une vie sans enfant – mode d’emploi ».. Je crois que l’instinct de vie prend le dessus à un moment donné et qu’il y a un élan naturel à passer à autre chose. C’est l’idée que j’en est, mais je peux me tromper.

    1. Oui on passe à autre chose mais la société te rappelle parfois cruellement que tu es une nullipare. Et c’est dans ces moments qu’on a besoin de savoir comment on peut les surmonter.

  18. Une amie ne s’autorise même pas à penser aux enfants, alors que son temps est bien compté. Elle n’a pas de relations suivie, mais surtout un cancer qui lui demande depuis plus de 5 ans beaucoup de force, nerveuse surtout et de présence. Alors, elle a simplement du mal à faire d’autres projets. Je lui parle de ma PMA, elle m’écoute patiemment, et je pense que doucement elle tire aussi un trait là dessus pour elle-même. Je pense souvent fort à elle, et même si ce n’est pas un parcours PMA, on compare et les épisodes hospitaliers sont similaires, demandent la même force. Sauf, sauf que c’est juste pour vivre.
    C’est pour moi une héroïne

    1. Je ne pensais même pas que la PMA demandait autant de force nerveuse qu’un cancer ! Je souhaite à ton amie un rétablissement rapide pour qu’elle puisse profiter de la vie à fond et le plus longtemps possible.
      Quant à toi… Je te souhaite bien évidemment le bébé 😉

  19. Tu as un million de fois raison de faire un post comme celui là et de créer une catégorie héroïnes parce que définitivement elles le sont et je crois qu’on a toutes besoin d’entendre leurs voix…

    J’ai eu une discussion à ce sujet avec une de mes meilleures amies, qui est célibataire (37 ans, comme moi) et qui me disait qu’elle arrivait à se dire qu’une vie de femme sans enfant c’est bien aussi mais que quand même quand je lui dirai que je suis enceinte (en fait plutôt quand je lui dirai que mon bébé est né – je lui suis reconnaissante d’encore imaginer que ça puisse arriver, moi je suis paumée) elle aurait sans doute plus de mal qu’avec d’autres annonces.

    Des bises et bonne année 2012 🙂

  20. Il est très touchant ce billet…. Moi aussi je pense souvent à celles qui ne connaîtront jamais ça…. Je suis mal placée pour dire que oui, on peut se réaliser autrement… mais c’est ce que je découvre maintenant que je suis maman : ce n’est pas une finalité, la vie continue, après, quand tu as accouché de tes enfants. Il te faut repartir au travail, reprendre ta petite vie où tu l’as laissé ou presque, oublier durant la journée que tu as des gosses…. Alors, bien sûr, après, tu rentres chez toi, et tu les retrouves mais au final, la vie reprends son cours, avec ses joies, ses peines, ses contraintes, tout comme avant….. Mais je sais que je n’aurais pas su tout ça sans les avoir, elles…. c’est donc bien difficile de se réconforter avec cette pensée quand on galère depuis des années….

    1. Et bien au moins, même si tu es de l’autre côté, tu confirme que les gosses c’est pas une finalité en soi. Avant, quand tu galérais, tu ne le savais pas 😉
      Mais bon, on va quand même tenter tant qu’on en a la possibilité 🙂
      ça va te faire tout drôle de retourner au boulot quand même après tant de mois passées avec tes poites.

  21. Merci pour ce billet (et pour les hommages;-) )! Je trouve en effet le sujet passionnant, j’ai prévu encore quelques billets sur le sujet à l’occasion… En France on nous présente les options dans l’ordre PMA, puis don, puis adoption, et puis… ben rien. Il est même des fois mal vu de vouloir adopter si on n’a pas fait son quota de PMA!

    J’espère voir dans la colonne « héroïnes » des blogs d’hommes ou femmes heureux, qui vont bien… et quelques-uns en Français aussi!

    1. Et oui, en France, t’as pas le droit d’échouer en PMA, en adoption, ou ailleurs sinon c’est que t’as raté ta vie ! (dixit un certain con publicitaire)
      C’est ça qui me débecte en fait dans ce pays alors qu’en plus on sait que la PMA en France c’est pas la panacée et quant à l’adoption, je n’en parle même pas, tu es mieux placée que moi pour en parler.
      Bref, à part les 4 FIV « gratuites » rien n’est fait pour aider au succès de cette aventure.et pour l’adoption, tout est fait pour te décourager ou te culpabiliser (va faire un tour chez Clem…).
      Bref.
      Il ne fait pas bon être infertile et c’est encore pire en France…
      Mais bon, ça va ! Le moral est bon !

  22. Coucou Plume,
    Je n’ai pas commenté et pourtant cet article me parle beaucoup!
    J’ai apprécié lire dans les coms des témoignages d’héroïnes heureuses…
    J’y pense tellement, à cette vie sans enfant.
    Au bout d’un moment, ça fait moins peur.
    L’une de mes collègues a voulu en avoir mais a toujours fais des fausses couches. Elle s’est arretée aux stims simples je crois… Pas envie de vivre tous ces traitements je suppose… Bref aujourd’hui elle a 40 ans et parait avoir une vie épanouïe. Elle adore parler des petits bambins des autres collègues et ne semble plus « frustrée » par ses échecs. Du moins c’est l’impression qui ressort…
    Et pourtant je capte souvent la blessure au fond de ses yeux, je ne saurai l’expliquer… peut-être parce que je suis en plein dedans, je la vois partout ? je ne sais pas.
    De mon côté, je sais que ma vie sans enfant ne sera pas la vie merveilleuse dont je rêvais, mais je suis sûre que je peux trouver un moyen de la rendre la plus douce possible.
    Plein de bisous à toi … 🙂

  23. presque un an après, je ne sais pas si c’est d’actualité… moi aussi j’ai cherché ces blogs, en français, sans trouver… après 5 ans, nous savons aujourd’hui que nous n’aurons jamais d’enfant, et c’est dur… j’ai voulu créer un blog, même si mes réactions sont encore à chaud (ça fait 6 mois qu’on sait la fin de nos espoirs), pour me lâcher un peu… je suis pas très douée en informatique, je pensais que mon blog serait activé rapidement mais il ne l’est toujours pas (qq jours).
    apreslapma.laviesansenfant.blogspot.com

    1. Alors bienvenue ! Tu as frappé à la bonne porte même si j’y suis encore en PMA. Regarde le blog de Philli dans mes liens. Elle a vraiment tourné la page et en vis très bien 😉 En juillet, après une deuxième FIV sans transfert, je voulais dire stop mais bon…mon indécrottable optimiste de Ninou m’a poussée à continuer et bon j’avoue que les IACs ça me plaît parce qu’au moins il y a un peu d’espoir aors que des FIV sans transfert embryonnaire c’est juste une grosse baigne dans la gueule et puis c’est tout… j’ai tenté de me connecter à ton blog mais effectivement ça ne marchait pas. Mais là, ça marche. Et je vais m’empresser de le rajouter à ma liste d’héroïnes. Car tu es une héroïne dans un monde jalonné de mines sociales. Va voir chez Lara aussi, elle fait la pub d’une héroïne américaine qui a écrit une petit guide à l’usage des femmes sans enfants ou comment contrer les mines sociales.
      Bref, t’es pas seule et tu as de la lecture. (pour aller sur le blog de Lara, il y a un mot de passe : c’est le nom du produit que tu t’injectes pour le déclenchement 😉 )

  24. merci de ta gentillesse. j’avais bien vu le blog de Philli (pour les autres, dur dur je ne suis pas bilingue), mais j’avais besoin d’autre chose. je ne doute pas qu’on puisse ‘y arriver », et ça rassure de voir ces femmes qui vivent bien sans enfant, mais après quel dur chemin? ce n’est pas si simple… et moi qui suis en plein brouillard, j’ai besoin de poser des mots qui ne franchissent pas mes lèvres, mais sont dans mon cœur et dans ma tête… des mots douloureux, qui me transpercent chaque jour depuis des mois…
    alors je ne pense pas être une héroïne… c’est comme lorsqu’on me dit que je suis courageuse… quel est ce courage? ce n’en est pas un…

    1. Bien sûr qu’il va te falloir du temps et beaucoup de travail sur tout ça. Tu es actuellement dans un maelström d’émotions et forcément tu es perdue. Je crois au fait que tu vas t’en sortir.
      Quant au courage, tu en as revendre ! Arrêter la PMA « ça » c’est du vrai courage. C’est pas donné à n’importe qui.

  25. Que ton article met du baume au coeur… Merci !
    j’avais l’impression plutôt de me sentir comme un ovni ou un paria mais de voir que d’autres ne nous considèrent pas ainsi c’est un véritable réconfort.

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