Publié dans A propos d'écriture

Un an, trois femmes, trois destins

Janvier-Février 2011

Femme1 est une sans domicile fixe. Elle vit depuis plusieurs années dans une tente quechua avec son compagnon.

Femme1 est inquiète. Elle aurait dû avoir ses règles depuis longtemps. Elle est surement enceinte. Si elle avait eu un logement et un travail, cette perspective l’aurait enchantée. A la place, son cœur se serre. Elle repense à sa fille de trois ans, placée à la DASS parce que les assistantes sociales ont jugé qu’elle était dans l’incapacité de subvenir à ses besoins.

Femme1 n’a pas l’argent nécessaire pour acheter un test de grossesse, alors elle se rend aux urgences de l’hôpital qui est tout proche de son domicile. Elle prétexte des maux de ventre atroces. Le médecin qui l’ausculte lui demande quand est-ce qu’elle a eu ses dernières règles. Elle répond qu’elle a du retard. Prise de sang. Elle est bien enceinte.

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Femme2 vient de fêter ses 36 ans. Femme2 fait parti de la classe moyenne. Elle est fonctionnaire, un gentil mari, un logement. Femme2 a tout pour être heureuse. Mais elle ne l’est pas. Un manque. Un manque d’enfant depuis trois ans. Trois ans qu’ils se battent. La cause ? L’oligoasthénospermie du gentil mari. Alors, Femme2 a bien fait une FIV mais celle-ci s’est révélé aussi inefficace que les galipettes sous la couette. Femme2 se demande encore pourquoi elle devrait s’infliger toutes ses piqûres, ses souffrances pour avoir droit au bonheur alors que pour d’autres il suffit d’écarter les jambes. Mais, là, par cette matinée froide de janvier, elle en a cure. Elle touche du doigt le bonheur. Son test de grossesse affiche deux barres !!

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Femme3 est belle, riche et connue dans le monde entier. C’est une People. Femme3 a été mannequin. Maintenant elle chante et compose. Et puis, surtout, depuis trois ans, elle est Première Dame. Femme3 a conscience que les bonnes fées se sont penchées sur son berceau à sa naissance. Elle a tout ! Enfin presque… Il lui manque un second enfant. Un enfant du Président de la République. Mais Femme3 doute. Elle a 43 ans. Elle essaye depuis longtemps. Est-ce aller contre la nature ? Malgré tout ce qu’elle a déjà, elle souhaite encore que sa bonne étoile réponde favorablement. C’est le cas. Sa dernière prise de sang révèle qu’elle est enceinte. Le bonheur…

Mars 2011

Femme1 se dit qu’il serait encore temps de tout arrêter. Avoir un enfant alors qu’elle est sans un toit c’est de la folie ! Elle a encore quelques semaines pour se décider à se rendre dans un centre IVG. Mais, elle n’arrive pas à s’y résoudre…

Pourquoi n’aurait-elle pas droit au bonheur, elle aussi ? Peut-être même que grâce à cet enfant, elle arrivera à obtenir un logement ? Peut-être même que grâce à cet enfant, elle pourra récupérer sa fille ? Peut-être que sa vie va changer ? Enfin…

Alors, elle décide de garder le bébé. Elle se rend de nouveau à l’hôpital. On lui fait une échographie. Tout va bien. Le petit être de 2cm bouge, virevolte. Elle est émue. Elle oublie toutes ses inquiétudes et son regard se perd sur les photographies de son tout petit.

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Femme2 est inquiète. Elle a un mauvais pressentiment. Elle a l’impression qu’elle ne mérite pas cette grossesse qui tombe du ciel. Tout est trop facile. Bien trop facile. Depuis qu’elle est enceinte, elle ne dort plus. Elle a trop peur que tout s’arrête. Elle s’installe sur la table. L’échographiste passe la sonde sur son bas ventre et annonce qu’il y a un souci. Pas de battements cardiaque. Grossesse non évolutive.

Femme2 avait raison de s’inquiéter. Le petit faisait 2cm. Quatre jours plus tard, pour la fête de la femme, Femme2 se rend dans le centre IVG où officie son gynéco de ville. Il lui fera un curetage sous anesthésie locale. Elle n’a pas pu s’empêcher de pleurer quand elle a entendu le bruit de l’aspirateur. Son cœur s’est emballé. Tachycardie. Dans le monde, il y a eu un tremblement de terre, un tsunami et une catastrophe nucléaire. Une sorte du fin du monde. Mais Femme2 n’en a cure. Seule compte sa fin du monde à Elle.

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Femme3 est très inquiète. Elle a conscience que tout pourrait s’arrêter du fait de son grand âge. Elle passe l’échographie la peur dans le ventre. L’enfant va bien. Il virevolte dans utérus. Tout est normal. Femme3 est aux anges. Sa joie est gâchée par ce tremblement de terre qui a décimé le Japon. Tous ces morts ! Elle pleure. Sincèrement désolée par toute cette misère. Puis c’est le tsunami et la catastrophe nucléaire. Elle pleure de plus belle. Ses hormones de grossesse l’ont rendu bien émotive… Elle pense qu’elle va bientôt affronter un tsunami, elle aussi. Il va falloir faire face aux médias du monde entier quand sa grossesse sera officielle alors qu’elle voudrait la garder secrète au cas où…

Avril 2011

Femme1 admire son petit ventre. Le temps est estival. Le printemps est là. Les arbres sont en fleurs. Qui pourrait croire qu’il y a une fin du monde qui plane au-dessus de l’humanité depuis le réacteur d’une centrale nucléaire au Japon a déraillé ? Femme1 a eu affaire à des réflexions et des regards méprisants de la part des passants qui ont remarqué son petit ventre. Encore une qui va profiter du système ! S’est-elle fait reprocher. Femme1 pleure. Elle aurait aimé voir des regards compatissants ou attendris comme pour les autres femmes enceintes.

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Femme2 voit ses règles débarquer. Elle est déçue. C’était le premier cycle où elle et son mari ont essayé comme avant – du temps de l’insouciance – bien avant le diagnostic. Comme elle est tombée enceinte une fois, elle a toutes les chances de retomber enceinte. Elle sait que ses chances sont maximales dans les quelques mois suivant une fausse couche. Alors, elle va profiter du soleil bien trop estival pour un mois d’avril en allant marcher dans un parc. Juste avant, son mari lui annonce que Femme3 serait enceinte selon Yahoo.com. Femme2 enrage. Il y a décidément des vernis. Elle réfléchit et réalise qu’elle serait probablement au même terme que Femme3 si … Femme2 enrage encore plus. Un goût amer s’installe dans sa bouche. Son utérus fait mal. Femme2 souhaite que cela ne soit qu’une rumeur. Mais ça ne l’est pas. Femme2 souhaite que Femme3 fasse une fausse couche. L’infertilité ça rend conne, aigrie et méchante… Femme2 commence à se détester quand elle voit comment elle évolue.

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Femme3 est rassurée. La première échographie officielle est parfaite. Les chances que tout s’arrête sont désormais minimes. Même pour elle ! Elle a encore peur, cependant. Tout semble si fragile. Cette grossesse est si précieuse. Elle sait qu’elle bénéficie d’une chance insolente. Elle aura une toute petite pensée pour celles qui ne connaissent pas cette chance. Pensée très vite balayée par les remous que font la toile. Quelqu’un a vendu la mèche. Sa grossesse est désormais évoquée à la télévision. Elle n’est pas prête et elle est superstitieuse. Elle pense que si elle annonce sa grossesse, ça précipitera la fin. Elle doit faire une apparition bientôt. Alors, elle prend un grand châle pour cacher ce début de rondeur au moment de poser devant le photographe. Personne n’est dupe. Elle fait la risée du Petit Journal. Les gens sont cruels. Elle voudrait pouvoir s’enfermer et s’isoler dans une île déserte.

Juillet Août 2011

Femme1 est dans son second semestre de grossesse. L’été est pourri dans la capitale. Il pleut tellement que le sol plastifié de la tente quechua est trempé. Le personnel médical du service gynéco-obstétrique de l’hôpital est au courant de sa situation. Des mamans SDF, ils en ont déjà géré. Le bébé est prévu pour fin octobre. C’est une fille. Elle espère qu’il ne fera pas trop froid ou pluvieux quand le bébé arrivera.

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Femme2 est partie dans le pays de son gentil mari. Son utérus lui fait mal. Des crampes. Du sang. Encore…

Maintenant, elle doit restée stoïque face aux questions insistances de la belle-famille. Pourquoi n’y a-t-‘il aucun enfant après 4 ans de mariage ? A cet instant, elle se dit qu’elle voudrait mourir. L’homme répond qu’il y a eu une fausse couche pour couper court au supplice. La famille manifeste son désolement et se lance dans des propos rassurants. Moi aussi j’ai fait des fausses couches, dit une cousine. Bien joué l’homme ! Avouer une fausse couche c’est toujours plus facile qu’une infertilité… Le reste des vacances seront bonnes malgré ça. C’est toujours ça de pris. Femme2 ne pourra cependant s’empêcher de penser qu’elle aurait dû avoir un beau ventre. Devant elle, sur la plage, une femme enceinte se caresse le ventre. Femme2 s’agace. Elle voudrait bien que l’homme comprenne qu’elle aimerait écourter la plage, là, maintenant. Tout de suite, en fait…

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Femme3 a limité ses apparitions publiques. Pour l’heure, elle profite du soleil de la méditerranée dans la villa familiale. Elle est comme protégée dans ce cocon. Elle caresse son ventre bien rond. La grossesse lui va bien. Son visage est plus rebondie. Ses rides ont disparu. Sa grossesse se passe bien malgré ce que raconte les tabloïdes pour faire sensation. C’est une fille. Elle a déjà trouvé le prénom. Tout est parfait si ce n’est l’absence de son mari, préoccupé par la situation de l’Europe. En attendant, elle s’amuse de lire les bêtises et fausses allégations lancées par les journaux et les personnalités sur sa grossesse. Elle attendrait des jumeaux ! N’importe quoi !

Octobre 2011

Femme1 s’est réveillée de sa sieste à causes de violentes contractions. Il fait froid et humide dehors. Elle hésite à se rendre à la maternité. Et si, on lui prenait son bébé ? Elle n’a plus le temps de penser. La poche des eaux se rompt. Le sol plastifié de la tente est de nouveau tout mouillé. Des contractions douloureuses et rapprochées. Elle a l’impression que ses entrailles se déchirent. Trop tard. Elle sent la tête du bébé s’engager dans son col. Elle pousse. La petite fille est récupérée par son compagnon. Celui-ci est inquiet. Il y a un problème. Il prend le petit bébé dans ses bras et court jusqu’à la maternité. Toute proche. Si proche. L’enfant meurt malgré les premiers soins donnés par les urgentistes. L’horreur. L’affaire sera relayée par les médias.

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Femme3 a fait une dernière interview en tant que femme enceinte. Elle a révélé le nom de la clinique où elle mettra au monde sa fille. Elle aurait bien aimé qu’on s’intéresse plus à ses actes et à ses projets. Mais, non, on ne lui parle que de sa grossesse. Aussi, depuis plusieurs jours, les médias campent jour et nuit devant la clinique huppée. Elle s’en amuse. Et puis, c’est le moment. Elle s’y rend. La sécurité est à son maximum. Tout un étage lui est réservée. Sécurité oblige… Elle aura le temps d’apercevoir son Président de mari en coup de vent. Il n’assistera pas à la naissance. Il doit sauver l’Europe. Son accouchement est rapide et bien mené. C’est comme un rêve. Sa fille est magnifique. Le bonheur. Elle est comblée. Que pourrait-elle désirer d’autre désormais ?

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Femme2 va mal. Son dernier bilan hormonal n’est pas fameux. Le dernier spermogramme du mari est catastrophique. Un deuxième miracle semble impossible désormais. Il va bien falloir reprendre le chemin de la FIV. Mais ça ne sera que pour janvier 2012. Et elle pense que ça tombe super mal. Le temps lui ait compté. Sa gorge se serre. Elle a encore eu ses règles. Encore. Toujours. Elle apprend pour Femme3. Elle ne ressent même plus de la jalousie et de l’aigreur. C’est au-delà. Sa mère a accédé à son souhait. Ne pas parler de Femme3 et de cette naissance au téléphone. Sa mère a compris que sa fille allait mal au point de ne plus avoir de conversation et papotage normal. Femme2 apprend pour Femme1 et au lieu d’être désolée pour elle, elle ressentira d’abord cette pointe de jalousie. Elle a été enceinte jusqu’au bout, Elle ! Alors, Femme2 se dit qu’elle est devenue bien méchante et que son cerveau ne tourne plus bien rond. Comment a-t-elle pu devenir insensible à ce point ? Elle décide de voir un psy. Elle franchit le pas.

Décembre 2011

Femme1 est revenue dans la tente. Elle a perdu son bébé. Sa deuxième fille. Désormais, sa vie n’a plus de sens.

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Femme3 est comblée. Sa fille a bien grandit. Elle a prit bien soin de cacher le visage de l’enfant face aux paparazzi qui ont prit une photo volée d’elle à sa sortie de la maternité.

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Femme2 a des crampes d’utérus. Encore. C’est le début de la fin. Les règles vont arriver. C’est imminent. Encore une fois ! Elle a l’habitude depuis 3 ans… A ceci près, que dès que le sang se pointera, elle devra prendre la pilule – préalable au traitement lourd de FIV qui l’attend. Une page et une année se tournent. En massant son bas-ventre douloureux, elle se repasse dans sa tête cette année 2011 et repense à toutes ces femmes qui ont connu la maternité dont deux en particulier : Femme1 et Femme3. Alors, elle a l’idée d’écrire ce billet sur son blog.

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Un petit exercice d’écriture et un mea culpa avec un auto-portrait de moi sans concession. Après, je ne connais pas Femme1 et Femme3 au point de pouvoir livrer leur pensées réelles mais je me suis mise à leur place à chaque moment-clé. Donc j’ai imaginé. Pour l’imagination, on peut me faire confiance. 😉

Voilà, je tourne la page et l’année 2011 qui aurait pu être belle. Je ne sais pas trop ce que l’année 2012 me réserve.

Je ne fêterai pas le réveillon cette année. Je vais rester sagement dans mon petit appartement et avoir une pensée émue pour Femme1 et pour toutes les femmes qui rêvent d’étreindre un bébé dans leur bras.

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

47 commentaires sur « Un an, trois femmes, trois destins »

  1. C’est super bien écrit, on dirait du Dickens, ça m’a pris au tripes. Même si je n’ai pas de fausse couche, mes tentatives en échec raisonne dans ce billet.
    By the way, t’as eu mon mail ?

  2. Très chouette billet… mais t’as passé comme chat sur braises que la grossesse de femme3 est survenue apres quelques années de galères et un don d’ovocytes aux Etats-Unis…

  3. Et ben j’avais bien envie d’évoquer qu’il y avait eu un peu de PMA derrière après, je ne pense pas qu’elle ait allée jusqu’au don. Après, comme il n’y a aucune preuve que PMA il y a eu, j’ai estimé qu’il valait mieux ne rien dire au risque de me faire attaquer par Femme3. En tout cas, j’ai sous-entendu que l’obtention du BB avait été difficile pour elle.

  4. C’est effectivement un très joli billet…. Je suis si triste pour toi et pour toutes les autres galériennes quand je lis ça…. La Vie est une pute parfois et rien d’autre. Je pense que tu sais que je te souhaite sincèrement d’avoir le ventre rond très bientôt. Parce qu’après, on pourra parler couches et régurgitations et comparer nos cernes… !
    Bisous

  5. Mes larmes coulent en te lisant. On a fait nos FC au même moment, je sais combien ça fait mal même si j’ai eu plus de chance que toi ensuite..
    si seulement on pouvait influencer le destin…
    bisous, courage…

    1. Et bien en fait, tu n’as pas eu plus de chance, on a découvert l’origine du problème et dès que ça a été réglé, tu tombais enceinte très facilement.
      Si seulement on pouvait guérir les OATS si facilement…
      Merci pour tes encouragements.
      Biz

  6. Très émouvant…
    Je constate aussi jour après jour que mes réactions changent et deviennent de plus en plus négatives face au bonheur des autres dans leur maternité et leur paternité. Ca me fait très peur, cette incapacité grandissante à ne plus apprécier les bonnes choses comme je le faisais auparavant.
    Courage pour ce nouveau cycle. J’espère que 2012 effacera 3 ans de misère.

  7. Joli parallèle entre toutes ces femmes au destin si différents, toutes les 3 des battantesmais qui ne sont pas parties avec les mêmes cartes dans la vie. L’histoire de femme1 m’a beaucoup touchée, dans notre société moderne, occidentalisée et sur-développée, on se demande comment cela est encore possible aujourd’hui.

    En tous cas je te souhaite une début d’année 2012 fanfaronnesque.
    Gros bisous

  8. Je suis très très très émue… Je n’ai compris que vers la fin qui était la Femme 2…. mais j’étais déjà pleine de compassion pour elle… En tout cas, tu as un vrai don pour l’écriture et pour capter les lecteurs ! Et en attendant de vite refermer cette année 2011, je te souhaite sincèrement, très sincérement un Grand Bonheur pour 2012 !

    1. Merci ma maman de papillon !
      Cette histoire j’avais envie de l’écrire pour montrer à quel point la vie pouvait être injuste à tous les niveaux : biologique et sociologique et que même quand on a de bonnes cartes en main et qu’on est gagnante ben que c’est pas facile facile aussi.
      Bref, je remets mon « malheur » en perspective.

  9. Je trouve ton billet magnifique, l’écriture mais aussi le sujet, traité si… intelligemment (je ne trouvais pas le mot). Je n’ai jamais vu tant de mise en perspective sur la blogo ; quand j’étais en PMA je n’aurais pas pu le faire d’ailleurs.
    Je te souhaite un tas de choses pour cette année 2012, et surtout que ce soit le dernier réveillon que tu aies envie de passer seule.
    Cette année, le 31 à minuit, je penserai évidemment à moi et à mon « faites que ça dure », mais je passerai un long moment à penser « faites que ça ne dure plus » pour vous toutes, car vous êtes nombreuses à vouloir rester seules pour les fêtes.
    Bises

  10. Je crois qu’entre deux piques, tu devrais fêter nouvel an.

    Je crois que tu devrais fêter la vie, c’est ce que tu apprendras à ton enfant.

    En cette fin d’année, je pense à toutes les jolies mamans et à toutes celles à venir que les épreuves auront sans doute rendu plus rugueuses, mais tellement plus fortes aussi!

    Ma première piqure fiv a été un vrai petit bonheur, pour le reste je ne sais pas encore.

    *Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.*

    On est des attrapeuses d’ étoiles, nous les fivettes!

    1. Oh ben, tu sais, le Ninou et moi, on est bien refroidis, on va fêter le nouvel an à notre manière sous la couette et un petit repas en amoureux.
      C’est ce dont j’ai envie. Juste lui et moi.
      Après, si il préfère aller chez son frère parce qu’il y aura toute sa fatrie et sa mère, je ne pourrais pas l’en empêcher. J’irai pas car j’aurais pas la force de faire semblant de sourire et d’encaisser une possible annonce de grossesse lancée à la cantonade et encore d’autres questions sur où nous en sommes.
      Mais bon, j’aurais ma bestiole, mon « Bordel » à finir d’écrire et ça ne sera pas si mal… 😉

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