Publié dans Le Casino (la série)

Série le Casino : épisode 4

Flanquée de mon gnome cloné, je me dirige vers la conciergerie en maugréant et en tirant ce fichu caddie.

À notre arrivée — que je voulais discrète — le concierge m’aperçoit puis le Mr Hargne et enfin le caddie. N’y tenant plus, il explose.

« Non mais vraiment, vous comptez me mettre votre caddie ici ! J’en peux plus! C’est un maison respectable ici ! Et en plus, vous m’imposer votre Mr Hargne ! hurla-t-il, attirant de ce fait les badauds, curieux de ce tapage.

— D’abord, vous devriez être content de le voir mon gnome ! Parce que je vais tout reprendre et déposer sur un compte. Il est là pour ça. lance-je en désignant Mr Hargne. Serait-il trop vous demander de me fournir la clé du coffre-fort ? »

Le concierge, toujours en râlant et en prenant à témoin les quelques badauds, prend ma clé posée sur son comptoir et se dirige vers les coffres-forts.

Je le suis avec Mr Hargne.

« Voilà l’objet du délit ! Et surtout videz-le bien ! Je n’en peux plus d’avoir affaire à la pire lie de la société qui n’arrête pas de demander après vous ! MARRE ! » hurla-t-il à mon encontre et me jetant la clé au visage.

Mr Hargne saisit la clé au vol et s’empresse d’ouvrir mon coffre-fort.

Celui-ci est remplit à ras-bord ! Le contenu de mon caddie n’aurait certainement pas pu y rentrer.

Il était temps, en effet, de trouver une solution !

Tout en me félicitant d’avoir rencontré Mr Goutdurisque, je demande à Mr Hargne comment on procède pour récupérer tout le contenu de mon coffre.

Celui-ci, sans prendre la peine de me répondre, sort son téléphone portable de la poche interne de sa veste et compose un numéro.

« Allo ! Veuillez me fournir un transport avec escorte niveau D à la conciergerie de l’hôtel. »

Il raccroche, sans plus de cérémonie.

Il sort ensuite un calepin de son attaché-case,  puis jette un regard circulaire sur les tas de jetons « HAINE » et griffonne des chiffres avec son écriture en patte de mouches.

10 minutes plus tard, j’entends, de nouveau, les hurlements du concierge — qui s’était absenté juste après le coup de fil de Mr Hargne — et en comprend très vite le motif.

La porte menant vers les coffre-forts s’ouvre pour laisser entrer, en procession, pas moins de quatre Mr Hargne tirant avec eux un énorme chariot vide. L’escorte niveau D.

Ça fait tout de même un drôle d’effet de voir cinq spécimens clonés !

« C’est incroyable ! Je n’ai jamais vu ça ! Non mais quel toupet ! vous avez vu ? Vous avez vu ça ? Non, mais c’est pas possible ! Il y a quoi dans son coffre ? » lance, en hurlant, le concierge à l’encontre des badauds avant d’entrer en trombe dans la salle des coffres.

Il se poste devant le coffre-fort ouvert, dérangeant au passage les Mr Hargnes.

« C’EST UNE HONTE ! C’EST BIEN CE QUE JE SOUPÇONNAIS ! LE COFFRE EST PLEIN DE JETON HAINE ! tonne-t-il.

— Mais puisque je vous dis que les jetons partent ! dis-je tandis que les Mr Hargnes procèdent tranquillement à leur office.

— Je m’en fiche complètement. VOUS RUINEZ MA RÉPUTATION ! » crie-t-il en s’étranglant presque.

Les cinq Mr Hargnes eurent vite fait de remplir l’énorme chariot. Mon Mr Hargne — enfin, je pense que c’est le mien — note sur un calepin des chiffres.

Le montant de ma richesse ?

Sans perdre de temps, les cinq sortirent le chariot et, sans accorder le moindre regard aux badauds et au concierge scandalisés, prennent le chemin de la banque.

Je me précipite pour les suivre. Le chariot roulant bien, nous nous déplaçons rapidement. De plus, les quatre Mr Hargnes s’occupent de « nettoyer » le passage en invectivant des ordres secs aux passants qu’ils croisent.

Je suis pourtant passée à cet endroit des centaines de fois. Mais jamais je ne l’avais remarquée.

Entre deux statues de marbres, se trouve une très grande porte d’ascenseur.

Un Mr Hargne appelle l’ascenseur en appuyant sur un curieux bouton, qui, d’ailleurs, se trouve à bonne hauteur pour un Mr Hargne.

Une fois dans l’ascenseur, j’interpelle mon employé — que je pense être le bon vu qu’il est le seul à avoir un attaché-case — tout en regardant les multiples images réfléchies des Hargnes sur la paroi en miroir de l’ascenseur.

« Alors, que veut dire le D de l’escorte niveau D ?

— Dangereux. » répond tranquillement mon gnome.

La suite au prochain épisode.

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Auteur :

Grande blogueuse devant l’Éternel. Tombée dans WordPress quand elle était pet... Non quand elle a appris que ça ne serait pas du coton pour procréer. On était en 2008... Depuis, elle a eu un Plumeau grâce à une FIV IMSI. Depuis, elle continue d'écrire ici sa vie de maman et d'apprentie écrivaine.

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