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Confinement jour 69 – petit exercice d’écriture – Quitte à choisir…

Au hasard je prend 10 mots :

|légende|fantôme|resurgir|couloir|bar|ascenseur|ingrat|plainte|alcool|moustachu|

Et avec, j’écris un petite nouvelle intitulée…

Quitte à choisir…

Adeline décida de choisir trois types au hasard parmi les habitués du bar dans lequel ses pas l’avaient menée. L’idée lui était venue comme ça pour tromper son ennui. Sélectionner trois inconnus à qui elle fera son indécente proposition. Sur les trois, il y en aurait forcément un qui accepterait de la baiser ce soir. Soit parce qu’il serait trop imbibé d’alcool, soit parce que ça ferait trop longtemps qu’il n’aurait pas trempé sa nouille et, que là, c’était l’occasion.

Qu’importe si la nana était moche. Qu’importe si elle était obèse. Entre les deux raisons qui pousserait l’un des trois à entrer dans sa couche, Adeline ne sut déterminer ce qui était le plus pathétique. Grosse et moche. Elle l’avait toujours été. Cela ne l’avait pas empêchée d’être dépucelée trop tôt.

Après tout, un trou est un trou…

ne cessait de répéter son paternel suivi de son rire gras. C’était d’ailleurs lui qui lui avait rendu ce service : la dépuceler. « Autant que ça soit par moi, car avec ta gueule, ça ne t’arrivera jamais » qu’il avait ajouté.

Elle avait 12 ans.

Submergée par la violence de ce souvenir, Adeline ne put empêcher un frisson de dégoût et crispa compulsivement la main sur son verre de Gin. De quel droit ce connard se permettait de resurgir comme ça dans ses pensées tel un abominable fantôme. Elle avala un trait de Gin pour se donner du courage, à moins que cela ne soit pour s’anesthésier assez pour s’avilir de la sorte.

Pourtant, là, tout de suite, elle ne sut comment s’y prendre.

  1. Se lever, aller à la rencontre du premier venu et lui proposer de but en blanc du sexe gratuit (puis devoir encaisser son refus cinglant) ?
  2. Tenter la drague ? Non, ça, c’était exclu. Pas avec un physique aussi ingrat. C’était totalement contre-productif, et l’on pourrait qualifier cela même de totalement malhonnête.
  3. Offrir des verres jusqu’à ce qu’il soit assez grisé pour accepter ?

Le Moustachu, là, ne ferait-il pas l’affaire ? Adeline ne sut pourquoi elle avait toujours eu un faible pour les poilus à moins que ce ne soit les relents d’anciens fantasmes du temps où elle se matait des épisodes de Magnum avec le beau Tom Selleck. Cependant, le gars accoudé au zinc n’avait rien de Tom Selleck. Elle ne devrait pas faire sa difficile néanmoins donc elle opta pour le Moustachu comme numéro 1.

En guise de numéro 2, il lui faudrait dégoter autre chose. Pourquoi pas le Bavard de service qui se la jouait sur la façon dont il avait entourloupé le fisc devant les autres clients fatigués de ses vantardises ? Un mec qui la ramène autant doit avoir un truc à cacher ou une vie bien pitoyable. Surement un malheureux en ménage ou alors l’éternel vieux garçon qui ne trouve pas chaussure à son pied précisément parce qu’il n’avait pas compris qu’il était un gros lourd. Devrait-elle endurer sa longue biographie misérable devant un martini et écouter ses plaintes comme quoi la vie est bien injuste pour qu’il accepte de la sauter ?

Elle se garda en réserve le Gros avachi au fond du bar, non loin du couloir, comme numéro 3. L’obésité c’était la solution de facilité, elle le savait, mais il fallait bien pouvoir se mettre quelque chose sous le dent en cas de deux premiers refus, et ce gars-là, tout comme elle, devait être affamé. Le Gros constituerait donc sa police d’assurance.

Adeline vida son verre, prit une grande inspiration et se décida à passer à l’action. Elle se dirigea vers Numéro 1 et s’assit directement à sa droite. Il était en train de vider sa bouteille de Desperado et semblait déjà hésiter pour faire une nouvelle commande. Elle sauta sur l’occasion. Elle commanda une Despé à la barmaid, fit mine de jeter un œil indifférent à la bouteille vide de son voisin, le regarda puis lança un  » Je vous en recommande une aussi ?  ». Il hocha brièvement la tête ce qui voulait dire qu’il acceptait l’offre tout en marquant un remerciement.

Pas causant le gars, pensa-t-elle. Cela la dispenserait de jouer le rôle de la psy compatissante, il suffirait plutôt d’aligner les verres ce qui ne lui posait aucun souci : elle tenait très bien l’alcool.

Ils vidèrent en silence leurs bouteilles respectives, se dévisagèrent un bref moment, puis Numéro 1 commanda deux pintes d’Affligem bien fraîches. Elle le remercia à sa façon à lui c’est-à-dire avec un discret hochement de tête qu’elle assorti malgré tout d’un petit sourire. Ils dégustèrent leurs pintes en silence. Adeline jetait de temps en temps à la dérobée un œil à son voisin. De la mousse s’était accrochée à sa moustache auburn et touffue. A sa grande surprise, cela lui fit de l’effet. Elle avait maintenant terriblement envie de lécher cette mousse collée à cette moustache. L’espace d’une fraction de seconde, elle s’imaginait Numéro 1 s’insinuant entre ses cuisses. S’il refuse, il lui faudrait encaisser une terrible déception.

« Je dois aller pisser un coup » s’excusa-t-il avant de se lever. Adeline resta seule avec les deux pintes à moitié vides. Elle se mordit nerveusement la lèvre. Elle faisait une connerie c’était certain. Il ne voudra pas d’elle. Elle était quoi au juste ? Une pauvre chose que personne ne voulait mettre dans son lit ? La bonne copine qui recevait les confessions des uns et des autres ? La bonne poire à qui on refilait des tâches que personne ne voulait faire au boulot ? La bonne fille qui opinait de la tête quand sa mère disait d’elle qu’elle n’était bonne à rien et qu’heureusement qu’il y avait son frère pour redorer le blason de la famille ? La bonne fille, toujours, qui avait su garder les sales petits secrets entre son salaud de père et elle pour ne pas faire voler en éclat la famille ?

Cela n’avait pas empêché un divorce retentissant, mais au moins, ce n’était pas à cause d’elle… Depuis, elle était partie vivre avec sa mère, et ça en fut fini des pelotages de seins à la dérobée, ou encore de ces mains nocturnes qui glissaient comme des serpents jusqu’à son sexe et qui la réveillaient en sursaut.

En guise d’expérience sexuelle, à part ces longues années d’inceste, il fallait bien reconnaître qu’il avait raison son paternel. A 24 ans, aucun garçon ne l’avait touchée, ni même s’intéressait un tant soit peu à elle. Du sexe, elle n’en connaissait que la douleur et la honte. Sans son père, elle n’aurait jamais su ce que ça faisait de se faire doigter, ou peloter la poitrine ou encore de sentir une queue dans son vagin.

Pitoyable… Pathétique… Vie de merde…

Là, tout de suite, Adeline avait envie d’en finir.

Ses mains se mirent à trembler. La nausée s’invita brusquement. Elle respira un grand coup pour la faire passer puis d’un geste brusque écrasa une larme qui commençait à rouler en haut de sa joue. Alors qu’elle reniflait bruyamment et qu’elle s’était convaincue d’arrêter la comédie et de quitter le bar, elle entendit un « Hé ! ça ne va pas ?  » lâché par Numéro 1 qui avait surgit d’un coup à côté d’elle.

« Si, si bien sûr… minauda-t-elle. Tout roule. »

« Non, je vois bien que non. Me le joue pas à moi que tout va pour le mieux. » fit-il en glissant sa main à l’intérieur de sa veste en jean. « Tu fumes ?  » glissa-t-il en lui tendant un paquet de Malboro. Elle hocha la tête et ils se dirigèrent vers la sortie.

Adeline ne fumait jamais et aurait pu profiter de la pause cigarette pour se sauver, mais, elle ne sut pourquoi, elle choisit de le suivre. Le timbre à la fois chaud et inquiet de Numéro 1 l’en avait dissuadée. Elle avait de nouveau très envie de lui. Dehors, il faisait une chaleur à crever, elle transpirait énormément. Elle allait le dégoûter à coup sûr. De grosses gouttes perlaient sur son décolleté. Il les remarqua aussi, mais, à sa grande surprise, elle ne perçut dans les yeux de son acolyte aucune lueur de dégoût. Numéro 1 lui tendit une cigarette et approcha son briquet de sa bouche. Il la dévisageait avec… Non, cela n’était pas possible… Y lisait-elle de l’envie aussi ?

Numéro 1 alluma ensuite sa propre cigarette, tira une bouffée puis rejeta de la fumée tout en continuant à la fixer de façon légèrement provocante. Adeline le trouva encore plus attirant, et cela la désespéra. Elle porta la cigarette à ses lèvres pour éviter de les mordre, tendue par son appétit de sexe décidément à son summum ce soir.

« Tu t’es fait lourdée par ton mec ? » murmura-t-il.

« Non. souffla-t-elle. J’en ai pas. ajouta-t-elle au bout d’un petit moment.

J’en ai jamais eu, à part mon salopard de père. aurait-elle pu préciser si elle avait eu du cran, mais ce n’est pas ce soir qu’elle commencerait en avoir. Du cran.

« Dommage. Savent pas ce qu’ils loupent. » fit Numéro 1 avant d’ajouter avec un clin d’œil « les femmes bien en chair sont les meilleures. Dis-moi, on ne vas pas tergiverser longtemps autour du pot, toi et moi. J’ai envie de toi et toi tu cherches un mec avec qui passer du bon temps. Donc, est-ce que tu es d’accord pour qu’après la cigarette, on aille finir nos pintes et assouvir notre autre soif ? « 

Adeline en resta sans voix. Totalement abasourdie. C’était finalement Numéro 1 qui l’avait devancée. A moins qu’il ne se fiche de sa gueule.

Mais elle n’eut pas le loisir d’analyser davantage le crédibilité de Numéro 1 que, déjà, il tendait sa main vers ses cheveux et en caressa quelques mèches tout en la dévisageant avec une gourmandise qu’elle n’avait jamais vu chez un homme à son encontre.

« Je suis fou des rousses. Et les cheveux, ça passe avant tout le reste. La légende dit qu’elles ont un tempérament de feu au lit. »

Il fit courir son index le long de son décollé couvert de sueur et se mordit la lèvre inférieur. Il était aux aboies.

Adeline ne put s’empêcher de se mordre sa lèvre également, puis, à sa grande surprise, reprit contenance et répliqua avec malice « les moustachus sont parait-il de très bon amants au lit, mais c’est peut-être aussi une légende…« 

Numéro 1 sourit laissant apparaître une fossette à l’une de ses joues.

« Alors, allons vérifier si ces légendes sont vraies ! » glissa-t-il.

Ils jetèrent leurs mégots, puis s’engouffrèrent dans le bar. Numéro 1 paya la barmaid et ils sortirent en abandonnant leurs pintes.

Sans un regard vers Numéro 1 qui la suivait, Adeline marchait lentement comme téléguidée. Il lui semblait que ses hanches chaloupaient plus que de raison. De temps en temps, elle sentait le souffle chaud de l’homme derrière sa nuque. Parfois, elle tendait nonchalamment une de ses mains vers lui et sentait aussitôt un doigt de Numéro 1 frôlant les siens. Durant cette marche qu’elle aurait voulu éterniser, ils se lançaient à la dérobée des regards concupiscents.

Les pas d’Adeline les avaient menés devant la porte cochère de son immeuble. Elle avait du mal à insérer la clé dans la serrure. L’abus d’alcool n’y était pour rien. Seule la tension érotique rendue à la limite du soutenable y était pour quelque chose. Numéro 1, était dans le même état qu’elle. Elle entendait son souffle court tout proche, mais se refusa de tourner le regard vers lui, car sinon elle ne répondrait de rien.

Une fois dans l’ascenseur, et la porte refermée sur eux, la proximité physique de leurs corps était telle qu’ils ne pouvaient plus résister.

Numéro 1 souleva d’un doigt le menton d’Adeline tout en la fixant d’un regard enfiévré, puis lui caressa lentement le pourtour de sa lèvre inférieure. Elle entrouvrit sa bouche. Ce fut le signe pour lui de l’embrasser. Elle happa de ses dents sa lèvre supérieure, lécha sa moustache et saisit l’autre main pour la guider d’autorité vers son sexe.

Sa vie jusqu’ici n’avait été qu’un enchainement de trucs subis avec aucune marge de manœuvre. Subir, disposer des choix des autres, se taire, s’adapter. Même à l’inacceptable.

Sa vie n’avait été qu’une prison. Et son corps, difforme, avait toujours été à l’image de cette vie. Une prison.

Ce fut paradoxalement dans cet ascenseur si exigu, alors que les doigts de Numéro 1 glissaient délicieusement entre ses lèvres et entraient en elle, qu’elle se sentit libre pour la première fois de toute son existence. Libre et surpuissante.

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Confinement Jour 65

Bon j’en ai marre de compter les jours de déconfinement parce que dans les faits rien n’a changé pour nous si ce n’est :

  • la balade en forêt sans attestation MAIS avec des milliers de joggueurs ou de vélocyclistes (m’agace)
  • les voisins qui ont lâché leurs mômes dans le servitude et qui se sont empressés de rejoindre le mien faisant son tour de vélo (alors que d’habitude leur garçon parfait soit disant haut potentiel mais totalement insupportable ne le calcule même pas mon fils). Résultat : aucune connerie en 2 mois, une première connerie (jeter des cailloux sur la porte de garage d’un autre voisin) en 10 minutes de déconfinement imposé/forcé sous le mode « non mais t’inquiète, ils ont été bien confinés hein ! » (m’agace bis)
  • Faire des courses ensembles (avec l’homme et le gosse qui se sont invités à ma sortie « courses » sans masque), stresser parce que non masqués, ne pas savoir quoi faire de ses courses (pleins de virus), de ses mains (pleins de virus). Je n’ai aucun réflexe sortie en mode confinement et j’avoue que c’était surtout l’Homme qui gérer les courses et ce que tous les 15 jours. Bref, c’est pas l’éclate le soit-disant « déconfinement ».

 

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Confinement jour 59 ou déconfinement jour 3 – point beauté

Bon, on ne va pas se mentir, la confinement n’aide pas à garder un look de jeune première de cinéma.

Déjà, il y a le côté vestimentaire. On a tendance à mettre la première gail qui est sous notre nez à savoir legging, jogging, T-shirt…

Pourquoi s’habiller quand c’est pour poser son cul face à l’ordinateur. Je coupe en permanence l’accès à la caméra ce qu’il fait que tout point visio devient audio pour moi.

Et c’est tant mieux, car pire que le côté vestimentaire, il y a le côté capillaire…

J’ai pourtant déjà coupé mes cheveux, et figurez-vous que je me suis plutôt bien débrouiller, et ce, toute seule, sans miroir pour voir l’arrière, avec un mauvais ciseau… Mais il reste le côté couleurs…

J’ai l’habitude de faire faire des mèches pour éclairer une couleur très terne au naturel. Je suis blonde cendrée et le blond cendré dans nos latitude c’est plutôt plus cendré que blond… Rajoutez à cela une tendance à graisser et des cheveux raplapla et vous avez la combo gagnante. Donc chez moi, une bonne coupe courte ou un carré court et des mèches très claires c’est ESSENTIEL ! Sinon, j’ai vite l’air négligée/fatiguée/triste. Je fais partie des femmes qui ne peuvent se contenter d’arborer une chevelure au naturel, ce n’est juste pas possible. Et encore heureux, j’ai très très peu de cheveux blancs…

Donc voilà, j’ai investi dans un spray éclaircissant le Sheer Blonde de John Frieda pour illuminer mes racines, et je vais devoir recouper un petit peu. Je vous dirai le résultat car il s’agit d’un éclaircissement progressif.

Autre achat totalement beauty addict, des produits de soin de la gamme « satin naturel« . J’ai pris un sérum visage bio vitaminé et la crème hydratante bio à l’acide hyaluronique et aloé vera et je suis assez satisfaite du résultat, sauf pour mes cernes (mais je suis à la base très cernée), et du coup, plutôt que de reprendre un produit de cette gamme, j’ai tenté les patch doré au collagène et là, je suis assez bluffée du résultat pour un premier essai.

 

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Confinement jour 57… Euh… déconfinement jour 1 (il paraît mais pas pour nous)

Alors voilà, c’est paraît-il le 1er jour de déconfinement. Aux informations, on ne montre que les quelques libertés de gagnées (et hop ! un documentaire sur les rares privilégiées bénéficiant déjà d’une coupe de cheveux) et aussi des premières galères (des photos de quais de RER bondés où la distanciation sociale est totalement impossible).

Pour nous, rien ne change, si ce n’est que je n’aurai plus à générer d’attestation sur mon mobile. Télétravail, télé-école, conf-call, cuisine, ménage…

N’ayant aucune nouvelle de  la mercière qui devait m’envoyer des photos de tissus pour réaliser les masques, ni d’ailleurs des masques que nous aurions dû avoir de notre commune. Je pense que je vais m’atteler  à nouveau à la fabrication de masques en tissu norme AFNOR avec des tissus tout ce qu’il y a de plus moche et des bretelles de soutiens-gorges en guise d’élastiques (le système D et la poitrine qui a fondu comme neige en soleil en deux mois).

Sinon je soupçonne la météo de s’accoquiner avec les décisions gouvernementales car en deux mois de confinement nous n’avons jamais eu de printemps plus printanier et dès le 1er jour de « déconfinement » c’est la pluie, le vent, le froid. Nous sommes de nouveau en automne…

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Confinement jour 52 – bientôt le week-end

La clémence du climat est de nouveau au beau fixe, et c’est tant mieux, car les quelques jours de pluie avaient eu raison de notre (relative) bonne humeur et de notre enthousiasme (tout relatif aussi).

A noter que j’ai été faire des courses toute seule dans un hypermarché pour la première fois depuis le début du confinement (tâche d’habitude dévolue à l’homme de la maison) et j’ai trouvé ça super stressant. Déjà qu’en temps « normal » le fait d’être environnée de monde dans des rayons, le bruit etc. je perds patience et j’en ressors avec des envies de meurtres, là… Bref, en plus, je n’ai pas trouvé tout ce que je voulais.

Moi, qui m’étais mis à la couture, je peux vous dire que même les kits couture pour les nulles on en trouve plus, par contre les semelles pour empêcher les pieds qui puent ou pour pouvoir danser en talons jusqu’au bout de la nuit, il y en a pléthores !

J’en ai profité pour commander des masques en tissus chez la mercière de notre bourg. Sans surprise, les temps d’attente sont longs.

Tout ça, pour vous dire, qu’à la base j’étais partie pour acheter de quoi jardiner et je suis revenue avec des œillets d’inde – le St Graal pour éviter les pucerons. Nous n’en avons pas encore et l’homme ne voyait pas l’intérêt de planter encore et est resté réfractaire à mon discours préventif.

Deux adultes dans notre foyers, deux schémas de pensées totalement opposées :

  • l’un promeut la prévention avant la pathologie
  • l’autre promeut l’urgence d’attendre et la réaction lors de l’apparition des premiers symptômes

Le second étant de sexe masculin dit sexe fort, on comprend mieux pourquoi notre monde part en vrille et pourquoi une pandémie…

Aller, sur cette note philosophique emprunt d’une forte dose de misandrie (j’en conviens), je vous laisse et vous souhaite un très bon week-end.

Portez-vous bien.

 

 

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Confinement jour 50 – CINQUANTE JOURS BORDEL ! #ConfinementJour50

Et oui, ça fait 50 jours que nous sommes confinés et ça mérite d’être mentionné non ?

50 jours de :

  • « Plumeauuuuu ! Laves toi les dents et habilles-toi, dans moins de 5 minutes il y a France 4 » suivi d’un « Et ça vaut combien de points ?« 
  • « 80 + 12… ça fait combien ? MAIS MERDEUHHHH, PUTAIN ! Tu me l’as dit tout à l’heure » hurlé par mon cher et tendre à l’encontre de mon fils en plein conf call…
  • « Bon, là, tu vois, tu ajoutes les dizaines puis tu fais pareil avec les unités… » toujours pendant la conf call.
  • « Maman, t’as mis en mute ? » toujours pendant le conf call (la réponse est : OUI au risque d’avoir mon interlocuteur qui ne réponde « 92 » à la place de mon fils)
  • « Mamaaaaaan j’ai faim… » à 10h13 (toujours pendant le conf call)
  • « On fait des pâtes ? » (la réponse est OUI aussi)
  • « Attendeeeez, laissez-moi décoller la languette du flambyyyyy« 
  • « Un café ?« 
  • « Plumeau, tu vas où là avec mon ordinateur ? » – « Ben regarder les dessins animés » – « Reposes l’ordi, tu n’as pas fini !« 
  • « Madame Raaaaaaaaannnnge-Tout… Madame… Oui avec un M majuscule en attaché… Non, Madame ce n’est pas un prénom… Madaaaaaaaa-Me… Ben oui, il faut un E à la fin… Bon, tu l’as écris ton M majuscule en attaché ? Dépêche-toi, j’ai conf call dans 10 minutes !« 
  • « Maman, c’est quand qu’on fait l’apéro sur ton téléphone ?« 
  • « Oui, je sais tu fais ton yoga, mais je voulais savoir si ce soir je pouvais regarder des dessins animés pendant que vous regardez encore vos infos sur le coronavirus« 
  • « MAMAN ! MAMAN, ils applaudissent » pendant un concert de clap-clap et de cling-cling
  • « Alors ? Combien de morts ? » suivi d’un nombre à 3 chiffres suivi d’un « Et en Italie ? » suivi d’un nombre à 3 chiffres suivi d’un « Et en Allemagne ? » suivi d’un nombre à 3 chiffres suivi d’autres décomptes macabres.
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Confinement jour 49 – la croissance

Les pieds de tomates cerises poussent.
Les framboisiers d’Amazon poussent.
Le groseillier d’Amazon pousse.
Les pieds de tomates cornus/marmande/crimée ne poussent pas mais sont statu quo.
Les fraisiers poussent.
Les limaces se régalent. Le pied de piment, le pied de basilic et le pied de coriandre moins…
L’enfant pousse – du moins – je suppose. En tout cas, il n’a pas rapetissé.

Et la croissance économique est plutôt en décroissance. En France, plus que le reste de l’Europe…

 

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Confinement jour 45 – les sondages

Alors que nous nous approchons de la date (fatidique) du 11 mai, outre les questionnements de nos relations du type « Alors ? Tu le remets à l’école ? » ou encore le fameux « Tu vas pas reprendre les transports en commun ? Si ?« , nous commençons à être sondés par soit le directeur de l’école, soit nos directions RH respectives.

Alors, j’ai conscience d’avoir de la chance de pouvoir télé-travailler au delà du 11 mai. Chez nous ils veulent limiter à 20% le personnel sur le plateau donc ça sera à la base du volontariat pour se déplacer et aller dans notre espace de co-working.

Donc vu les conditions habituelles de transport, et compte tenu des recommandations gouvernementales totalement aberrantes du type un siège sur deux (comme ça, en plus d’être debout, on sera encore plus entassées !) liées aux conditions de trafic réduit. Je vous promets des queues de plusieurs kilomètres à l’entrée de toute station. Je peux d’ors et déjà vous certifier que je n’irai pas grossir les rangs du personnel sur les plateaux.

Quant à l’école, nous avons donc informé le directeur que notre fils continuerai à suivre le programme de CP à la maison. Il n’ira donc pas grossir les rangs des élèves à qui il faudra spécifier quels jours ils peuvent venir ou quels jours ils sont priés de rester chez eux (et s’ils pouvaient ne pas manger à la cantine, ça serait mieux encore)… Et tout ça pour quelques jours effectifs de scolarité…

Nous nous sommes enfin équipés d’une imprimante donc le maître peut nous envoyer à loisirs tous ses polycopiés et on pourra enfin les imprimer !

Voilà, nous passerons donc en mode de confinement volontaire. Nous aurons quand même droit au rayon de 100 km autour de notre domicile… Super ! Vive le château de Compiègne !

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Jour 43 de confinement – les loisirs créatifs

Avec le môme, on est arrivé au bout de tout ce qui était loisirs créatifs à domicile donc j’ai recommandé des kits chez « qui vous savez » (mais siii les méchants du GAFA) et j’envisage même de l’abonner à Pandacraft.
Sur Insta, je suis tombée par hasard sur un post avec un tuto pour se faire un masque sans machine à coudre et finalement je me suis lancée…

Ce n’est pas parfait du tout mais vu mon niveau de couture de départ c’est miraculeux, car ça ressemble à quelque chose à savoir un masque norme AFNOR.

Bien sûr je ne peux rivaliser avec ma BS (d’ailleurs avec personne à bien y réfléchir) qui est dotée d’une machine à coudre et qui a pris commande de la plupart des membres de ma Belle-Famille.

Au final, j’ai découvert que c’était plutôt plaisant de coudre à part les fois où les nœuds de fin de fils n’en font qu’à leur tête, ou quand mon fil se dédouble ou alors quand il faut enfiler le fil dans la tête d’épingle minuscule et que le bout du fil s’effiloche durant l’opération tant et si bien que parfois j’utilise les bons yeux de ma progéniture pour le faire à ma place…

La famille (et les voisins) m’a entendue hurler de rage à plusieurs reprises, car je n’ai aucune patience.

Ils ont dû penser que ma santé mentale s’était fait la malle…

Sinon, bonne nouvelle : j’ai été remboursée de mes réservations Airbnb avant que la validité de ma carte n’expire.