Publié dans Des choses et d'autres

La grande vadrouille

Et voici venu le temps du départ en vacances, et avec ça, la pause estivale sur ce blog.

Nous serons partis pendant un bon mois pour des vacances itinérantes : Alsace, Allemagne, Autriche, Slovénie, Italie, puis enfin, le Var d’où le titre de ce billet. Nous serons vraiment en grand Roadtrip !

Bref, moi qui avait déjà du mal à venir par ici, ça va être pire. Je vais quand même essayer de poster une petite photo de temps en temps. Peut-être même que ça sera une photo par semaine. LA photo qui résume un peu la semaine.

Voilà, je vous dis à très bientôt en photo, et à plus tard avec des mots.

A bientôt.

Publié dans Les bons mots du Plumeau

Pourquoi s’énerver ?

L’autre jour, alors que le Plumeau tardait un peu trop à mon goût à retirer ses sandales rouges pour le « bon bain » (le bain par définition est toujours bon selon la langue plumeauesque), j’ai commencé à hausser un peu le ton.

Réaction de la chair de ma chair : « Mais mamaaan… Tu n’as pas besoin de t’énerver. » tout cela sur un ton des plus professoral et calme qui n’aurait rien à envier à celui d’un psychologue/iatre/thérapeuthe.

Et voilà comment mon impatience qui flirtait dangereusement avec le concept de « crise de nerfs imminente » s’est transformée en fou rire.

Publié dans Les bons mots du Plumeau

Plus blanc que blanc

Une nouvelle rubrique histoire de faire vivre ce blog avec des billets courts ET rigolos : « Les bons mots du Plumeau ».

Donc j’inaugure avec un premier bon mot du Plumeau dédié à la couleur de peau…

A la question paternelle « tu préfères qui entre papa et maman », le Plumeau a répondu :

« Je préfère maman à papa parce qu’il a pas la peau comme nous. »

Je précise que nous ne sommes pas un couple mixte. Le George est blanc tout comme moi (et le Plumeau forcément).

Je précise que le Plumeau est élevé dans un milieu United Colors of Benetton depuis qu’il évolue en collectivité c’est-à-dire depuis ses 3 mois. Dans sa classe, il y en a pour toutes les couleurs, confessions (à part peut-être le zoroastrisme) et milieux sociaux. Bref, nous vivons dans un vrai quartier prônant la mixité sociale.

J’ai cherché à comprendre. Le George est certes un peu plus mate que le Plumeau et moi-même.

Le Plumeau trouve peut-être que ce n’est pas assez blanc.

 

Publié dans Des choses et d'autres

Point RAF #10

Et oui, c’est le 10ème Rien A Foutre (ou je m’en bats les baloches) !

ça se fête !

Plumeau

  • Parce que toujours aussi chiant énergique, on a décidé resserrer les boulons. En gros, on limite la télévision, on cadre.
  • Doit retourner au musée du Quai Branly pour la sortie scolaire
  • Est en mode régression : je fais areuh areuh, je me colle à maman, je mets du dentifrice sur mon avant-bras au lieu de laver mes dents
  • Est en mode Oedipe : « je suis amoureux de toi maman »
  • A admiré des avions qui volent et font de l’arc en ciel (la Patrouille de France) au salon du Bourget
  • A été qualifié « d’enfant vif et curieux ayant de grandes connaissances pour son âge » (ah bon ?)
  • Mais a un « souci de comportement entravant son apprentissage et celui des autres… » (bon là, va falloir voir le psychologue)

George

  • A réussi son concours d’Attaché (on applaudit !)
  • Et comme il sera bientôt fonctionnaire, y a pas de raison qu’il n’aide pas plus financièrement sa moitié (c’est-à-dire moi)

Plume

  • A de plus en plus de mal avec les collègues de son service
  • Mais fort heureusement a commencé le tiers-temps dans son nouveau service (enfin… 2/5ème)
  • Nouveau service qui se vide parce que nous allons déménager dans le 9-3…
Publié dans Des choses et d'autres

Pédale ! Pédale !

Depuis deux jours, le gamin pédale sans les petites roues.
Sachez que c’est un é-vé-ne-ment !

Et c’était pas prévu au programme. Je pensais que le môme se mettrait au vélo sans petites roues dans 2 ans.

Mais c’était sans compter sur son copain de classe C. qui sait pédaler sans les petites roues et qui n’est pas beaucoup plus vieux que le Plumeau.

J’en ai même été bluffée pour le coup, et puis je me suis dit que C. avait la chance d’avoir des Parents Parfaits qui avaient bien pris soin de lui faire faire de la draisienne pour avoir l’équilibre suffisant pour passer directement au vélo de grand. (Alors, le psy pour Madame, c’est ici !)

Mais mon Plumeau de fils, envieux au possible, a exprimé le souhait de tenter l’expérience.

Bien que sceptique, j’ai obtempéré. Après tout, on peut bien essayer (et à la 1ère gamelle, l’enfant réclamera les petites roues et c’est pas grave quoi !).

Finalement, le George Parfait a su faire pédaler le môme sur son vélo ôté des petites roues.

Le gosse se débrouille plutôt bien.

Il y a juste pour se lancer, tourner et s’arrêter que ça coince. Si bien qu’on court à côté de lui, prêts à amortir sa chute en cas de difficultés.

Sinon, on trouvé que la pelouse du parc de l’Île St Germain, c’était bien aussi.

Le môme est lancé. Il pédale, négocie les obstacles (enfin, presque… Pardon Madame qui était en train de bronzer) et s’arrête en se laissant tomber.

Du coup, lecteur, lectrice, si sur la grande pelouse de l’Île St Germain, tu vois un petiot sur un vélo et deux tarés qui lui courent après et gueulant « Pédale ! Pédale ! », surtout t’inquiètes pas.

Publié dans Maman d'un Plumeau

Les matins qui chantent…

L’autre jour sur LePetitOiseauBleu, j’ai vu passé un tweet qui m’a interpellée, et fait rire, aussi…

Jaune.

Il s’agissait d’une photo d’un article rédigé probablement sur un Elle ou un Marie-Claire.

Article « Journée type » d’une Maman Parfaite. Vous en avez sûrement tou(te)s lu de ce genre d’article qui vous font sentir minable.

En gros, la journée standard de la Maman Parfaite ressemble à ça :

  • elle prépare TOUJOURS un petit déjeuner é-qui-li-bré pour toute la famille. Elle dispose sur la table des crêpes élaborées par elle-même à 6h du mat accompagnées de tartines, de jus frais pressé et de fruits coupés.
  • elle a le temps de choisir sa tenue (moment hyper important, elle précise). (Oui, elle a le temps de voir si selon son humeur elle doit prendre un look Trendy ou un look Casual, et ça pendant que son fils parfait est habillé et lavé d’un coup de baguette magique)
  • elle dépose son fils à l’école mais un jour sur deux seulement  – parité oblige ! Car son mari aussi est PARFAIT (et surtout, il ne bosse pas à 1h30 du domicile)
  • Une fois au boulot, le marathon commence. Objectif ? en faire un maximum dans la journée pour avoir le temps de récupérer son fils. (Chez moi, le marathon commence avant l’arrivée au bureau…)
  • elle récupère le fils parfait, lui raconte des histoires puis joue avec (sûrement des jeux é-du-ca-tifs, pas jeté à l’aire de jeux comme moi) et le couche (tiens, il ne mange pas et il n’y a pas besoin de le laver ? Je comprend pourquoi le fils est parfait. Un gain de temps considérable en soirée)
  • elle dîne en amoureux avec son Mari Parfait (je pense qu’elle a même le temps de lui tailler une p*** (BIIIP) après)
  • 1 à 2 fois par semaine, elle a le temps d’aller à … un vernissage !

Mais…. Qui est cette femme ? Quel est son secret ? Que mange-t-elle ? (Ah si, des crêpes, des fruits frais coupés en dé au petit déj) Quelle drogue prend-t-elle ? Qui est son Mari Parfait ?

Bref, je m’interroge.

Je suis sans doute une vraie incapable.

Chez nous, les Plumes qui sommes parfaits bien évidemment, nos matins qui chantent (vous attendrez un autre post pour la journée type) ressemblent à ça :

  • le mobile du George Parfait bippe, c’est le signal du départ pour une matinée qui chante
  • pendant que le George Parfait se douche et se rase, je me lève et j’en profite pour faire le café et préparer un déjeuner é-qui-li-bré à mon Plumeau parfait (un petit suisse avec du sucre semoule)
  • je lève le Plumeau Parfait mais grognon qui demande à regarder des dessins animés.
  • j’enjoins ma progéniture d’avaler son petit suisse fissa car il est déjà 8h12… (comment ça se fait que le temps avance si vite), mais l’enfant résiste : il n’avalera rien tant qu’il ne verra pas Peppa Pig…
  • j’avale mon café (il est 8h16) et je cours aux toilettes
  • j’entends les hurlements parfaits de ma progéniture tout aussi parfaite et les cris parfaits de mon Mari Parfait « Si tu n’arrêtes pas de pleurer, je te gifle ! »
  • ça me coupe dans mon élan de faire la grosse commission. Tanpis pour mes hémorroïdes…
  • j’arrache mon fils parfait pour commencer à l’habiller précipitamment (et tenter de le rassurer)
  • je me fais arracher mon fils parfait (car décidément je ne suis toujours pas prête) par l’homme parfait. C’est lui qui l’emmènera à l’école (puisque je ne suis pas prête. Je rappelle)
  • hurlements de part et d’autre, porte qui claque, enfant en pleurs… Et c’est parti pour l’école !

P.S.1 : de dîner en amoureux, il n’y aura pas ce soir…

P.S.2 : ni de ça…

Publié dans Maman d'un Plumeau

Je n’y suis pas arrivée à féliciter…

Est-ce dû au fait qu’elle ne m’ait pas tenu au courant et que je l’ai appris de quelqu’un d’autre ?

Est-ce dû, malgré que la PMA soit derrière moi définitivement, que je sois encore chatouillée par ce type d’annonce ?

Est-ce dû au fait que ça concerne cette belle-sœur là (la maman koala, pour celles qui se rappellent) qui m’avait agacée consciemment ou inconsciemment ? Son côté hyper-je-sais-tout ?

Est-ce que parce que je trouve ce choix de faire un second enfant dans son cas médical hyper égoïste et très risqué ?

Alors oui, pour la dernière question.

Clairement oui (maladie auto-immune détruisant les fœtus, traitement lourd pour l’empêcher, pré-éclampsie, naissance prématurée, et surtout l’assurance médicale que ça sera pareil pour les grossesses ultérieures), mais en même temps, je n’ai pas à juger (sauf que je l’ai fait, hein ! Pas bien !)…

Et j’aurais dû pouvoir me fendre d’un « Ah mais c’est une bonne nouvelle ! » plutôt que ce blanc suivi d’un « oui… oui, je sais, on m’a déjà tenue au courant » sur un ton trop neutre pour être honnête lorsqu’elle m’a montrée fièrement son gros ventre.

Bref, ma belle-sœur, maman koala par excellence (je porte TOUJOURS ma fille)(Je ne laisse PERSONNE toucher MA fille), la même qui te dit, outrée, un « Comment ! ? Tu ne lui donne que des petits pots industriels ? Nous, c’est vraiment exceptionnel, sinon, c’est MOI qui prépare »... attends un heureux événement.

Et c’est pour Octobre.

Et c’est un garçon, cette fois-ci.

Ce jour-là, on fêtait l’anniversaire de sa merveille, qui bien qu’étant née à 33SA, a récolté pas mal de séquelles d’une prématurité pourtant pas grande.

Malgré tous les soins en ergothérapie, kinésithérapies et autres ostéo, la petite marche encore très mal (sur les pointes en fait), ne court pas (forcément), en revanche, elle semble avoir enfin acquis la parole. J’ai dû mal à voir si son cerveau est normal vu qu’il est difficile d’avoir une relation avec elle à cause de l’exclusivité maternelle. Elle est en général très silencieuse. Elle accuse aussi un fort strabisme malgré les lunettes portées depuis 2 ans. Bref, tous ces tracas-là semblent difficiles à améliorer, malgré un très bon suivi, malgré même un suivi très poussé et porté par la mère.

La mère justement, qui invite à l’anniversaire, mais qui déplore en te disant « Rholàlà, ça fait trop de monde pour ma fille… » et qui regarde durement mon Plumeau de fils souffler à en perdre haleine dans le sifflet d’anniversaire…

Manquait plus qu’elle me glisse un « Rholala, il fait trop de bruit pour ma fille, elle supporte pas le bruit… »

En même temps, pourquoi t’achètes des sifflets, si tu crains le bruit ?  (je n’en ai pas acheté pour les fêtes d’anniversaire du mien. Je suis pas folle non plus !)

Après, je m’en suis voulue (un peu) de ne pas avoir eu un mot gentil concernant sa grossesse, donc j’ai fait mine d’y porter un petit intérêt en lui demandant comment ils allaient réorganiser l’appartement pour le bébé, puis quand elle m’a vantée la largesse de ses chambres et que pour elle c’était pas un enjeu/problème, j’ai laissé tomber.

Bref. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de la BS Koala…