Publié dans Maman d'un Plumeau, TDAH tu l'aimes ou tu le quittes

diagnostic TDAH : et après, on fait quoi ?

Avoir un diagnostic c’est bien, nous en conviendrons.
Savoir quoi faire (dans quelle étagère) c’est mieux !

Ce billet est donc destiné aux parents qui viennent d’apprendre que leur enfant est atteint de ces troubles, et je vais donc faire le partage d’informations malgré ma très limitée expérience vu que nous venons également de prendre connaissance du diagnostic.

La neuropsychologue qui nous a établi le diagnostic, nous a également conseillé plusieurs choses :

  • prévenir l’enseignant et EXPLIQUER (là, il va falloir faire preuve de beaucoup de patience et de pédagogie pour un résultat, j’en ai peur vu le maître du Plumeau, enfin, je vais m’y plier). Je vais faire beaucoup de yoga pour me détendre cette année, hein !
  • consulter un spécialiste (j’attends qu’elle me donne une liste de spécialistes dans la région), en attendant, j’ai déjà rdv avec une psychologue qui ne doit pas être ignare de l’existence de ces troubles.
  • un livre : Troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) de Anne Gramond et Laura Nannini. J’ai découvert plusieurs versions, j’ai choisi celle avec le « concrètement, que faire ? ». Livre destiné aux parents et au corps enseignant. Je vous encourage à cliquer sur le lien Amazon ci-dessous. J’ai commencé la lecture, et que dire, que j’y retrouve mon Plumeau à 100% et qu’il m’a aidée déjà à déculpabiliser, et ça, c’est déjà énorme.
  • un jeu pour apprendre à l’enfant à contrôler son impulsivité (l’impulsivité, le 3ème pillier du TDAH) : Bazar Bizarre de Gigamic. Il existe un version 2.0 du jeu, mais on verra plus tard. Le môme adore. Il perd (forcément), mais ne s’en tire pas si mal, car mine de rien, même pour les non-TDAH, faut réfléchir avant d’agir… Ne serait-ce que pour les bonnes parties de rigolade en famille, je vous le conseille fortement.

Par ailleurs, j’ai forcément pas mal cherché sur Google, je suis tombée sur plusieurs blogs et sites, et j’en suis un sur Instagram, mais, je vous en ferai part plus tard.

Une amie m’a également conseillée la formation en ligne et gratuite suivante : Le point sur le TDAH : comprendre, soutenir et accompagner les jeunes – parcours dédié aux parents – Hiver 2020.

Elle commence le 24/02 et finit le 20/04. Il y a la version destinée aux parents, et la version destinée aux enseignants (devrait être obligatoire à la formation des enseignants, moi je dis).

Je m’y suis inscrite et forcément j’en attends beaucoup.

That’s all folks !

Publié dans TDAH tu l'aimes ou tu le quittes

4 lettres sur des maux : TDAH pour Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité

Il en avait tous les symptômes et ce d’autant plus qu’en étant un garçon c’est beaucoup plus lisible que chez une fille atteinte de ce syndrome (les filles arrivent toujours mieux à se coller au moule sociétal et à passer inaperçu malgré leurs troubles), il est passé entre les mains de plusieurs spécialistes du cerveau, et finalement, c’est par le bouche à oreille, et l’aide d’une maman que j’ai obtenu les coordonnées d’une neuropsychologue pouvant faire passer des tests que nous avons pu identifier le fond du problème du Plumeau.

Troubles Déficitaires de l’Attention avec Hyperactivité. Il existe sans hyperactivité, mais nous on a eu droit à la combo gagnante…

On me disait toujours « ah mais c’est surement un surdoué ! Fais-lui sauter une classe s’il s’ennuie », ou alors « t’as pensé à lui faire un test de QI ? ».

Alors, oui, j’ai fini par y penser, il a passé un WISC et un autre test pour mesurer la concentration/attention.

Verdict n°1 : ce n’est pas surdoué. Il est dans la moyenne haute. La neuropsy nous a quand même dit que cela serait utile de refaire le tests d’ici 3 ou 4 ans quand ses troubles d’inattention et d’hyperactivité seront atténués. En gros, les résultats sont faussés quelque peu. Nous retiendrons le « votre enfant a un QI hétérogène : fort dans des domaines, faibles dans d’autres à cause de son manque d’attention justement ».

Verdict n°2 : Troubles de l’attention.

Verdict n°3 : Hyperactivité.

Conclusion : une prise en charge avec un pédopsy ou psychologue spécialiste de ces troubles est plus que recommandée.

La pédospy nous a évoqué plusieurs possibilités thérapeutiques. Hors de question pour le moment de le faire par le moyen médicamenteux (ritaline). On va opter pour la remédiation cognitive. Nous devons voir une psychologue de qui on m’a vantée les mérites. A voir si cette dernière est spécialiste de ces troubles, sinon, et bien, on changera !

Alors comme le Plumeau devra gérer cela toute sa vie, et bien, cela nous fera un paquet de billets à venir !

Je vois venir d’ici les commentaires critiques. Le TDAH ce n’est pas une mode, comme celle de l’hyper-précocité d’ailleurs, ou encore celle de l’endométriose. C’est juste de mieux en mieux identifiée et diagnostiqué. Pas assez vite à mon goût, mais ça c’est encore une autre histoire.

Le TDAH, ce n’est pas à cause des écrans, bien sûr ça n’arrange rien, et il faut être d’autant plus vigilants sur les écrans avec des enfants TDA/H, c’est génétique !

Le diagnostic TDA/H, ce n’est pas le nouveau super moyen pour excuser son enfant jugé insupportable en milieu scolaire et extrascolaire, ou encore l’excuse des parents jugés trop souples en matière d’éducation (oui, bien sûr que l’on m’a jugée en tant que mère, soyez-en certaines !)…

C’est juste enfin une définition du cerveau atypique de son enfant avec enfin des moyens pour le gérer à la maison comme à l’école. Dans le cas du Plumeau surtout à l’école d’ailleurs, car à la maison, j’avais déjà, par tâtonnements, procédé à divers ajustements payants bien qu’encore perfectibles, ça va s’en dire.

TDAH. 4 lettres posées sur des maux.

Alors, si j’ai un conseil à donner aux mères (c’est toujours les mères, hein, désolée, Messieurs), c’est de continuer à chercher, de ne pas s’arrêter au 1er spécialiste venu, de tenir bon face aux critiques sur votre façon de l’élever, de soutenir les regards désapprobateurs, de faire fi des enseignants peignant un portrait au vitriol sur votre enfant et qui auraient dû pourtant être les premiers à vous aiguiller puisqu’ils sont professionnels de l’enfance justement (mais ils ne seront pas les seuls à faillir), à vous faire confiance en tant que parent et mère surtout.

Publié dans Des choses et d'autres

2010-2019 : Une décennie s’achève

Et quelle décennie ! Sans conteste, celle qui aura vu le plus de bouleversements…

En 2010, j’étais déjà en Région Parisienne, mais nous allions commencer le dur de la PMA après un an d’essais et un an d’errance médicale suivie de multiples examens de mon côté qui révélèrent que tout allait bien de mon côté et un seul examen côté Monsieur qui posera le diagnostic d’OATS sévère (OligoAsthénoTeratoSpermie).

Le côté hyper cool de l’infertilité masculine c’est que le départ du parcours PMA c’est Madame qui se coltine les multiples examens invasifs (et douloureux pour certains) pour des prunes…

Enfin ce n’est jamais pour des prunes puisqu’on écarte définitivement des problèmes quand tout va bien, mais quand même, ça fait mal au derche de se dire qu’on s’est tapé une hystérosalpingo douloureuse pour ne rien trouver d’anormal.

En 2011, une grossesse spontanée de connasse miraculée qui se terminera en FC de la loose, et voilà comment on perd bêtement un an en PMA avec des « et si on était de nouveau chanceux ? » (spoil : non), puis rebelote pour des examens et un déménagement de centre PMA nous emmenant pour une FIV 2 début 2012…

En 2012, l’année de la loose. C’était la blague à l’époque en début d’année dans la blogosphère PMA. Pour nous, cela s’est amplement vérifié. Ce fut l’année des tentatives et des échecs : FIV2 sans transfert, FIV 3 négative, FIV 4 sans transfert, 3 IAC négatives… La loose je vous dis.

Vous allez me dire que je n’évoque que la PMA, mais comment faire autrement puisque nous mangions, dormions, vivions PMA. Impossible de se projeter sur du moyen terme ou long terme. Mon boulot je le détestais, mais impossible d’en changer car j’avais mes habitudes, je savais comment gérer avec la PMA. Les voyages ? Impossible d’acheter des billets des mois à l’avance pour des voyages lointains. A nous les petits voyages en Europe avec les billets de dernière minute…

2013, c’est l’année où enfin nous allions tenir le Plumeau dans nos bras, mais à la veille de cette année, après des mois et des mois de combat, j’étais mentalement fatiguée, et je n’en espérais rien ce 31 décembre 2012 ni même au petit matin du 1er janvier 2013. J’ai souhaité bonne année à mon chéri, j’ai envoyé des textos de bonne année à ceux qui m’avait envoyé leur vœux et peut-être même à d’autres, mais le cœur n’y était pas. Quoiqu’il en soit, je savais que cette année serait un tournant côté PMA. Celle de la dernière FIV. Elle fut gagnante, mais ça aurait pu ne pas… J’étais préparée à ça.

2014 : une année de transition puisque de 2 nous passons à 3. Nous prenons nos marques à 3. La reprise du travail en mars après un congé maternité et la certitude de vouloir changer de boulot plus forte que jamais. La mort de ma chatte d’amour qui m’aura mis le cœur en miettes. Un bébé qui saura marquer dès le début une forte personnalité et me fera vaciller plusieurs fois.

2015 : une année plus apaisée et un projet immobilier. De quoi (un peu) assurer notre retraite puisque les choses vont se compliquer… De jolies vacances, et une recherche active pour changer de poste qui ne donne rien, mais on ne lâche rien !

2016 : De belles vacances au soleil même si c’est toujours pas les States qu’on voulait faire pour notre lune de miel avant que le hasard et la PMA ne s’en mêle. Une recherche toujours active pour changer de boulot. J’essuie les échecs mais je ne me démotive pas. Avec la PMA, j’ai appris à encaisser. Le Plumeau rentre en petite section de maternelle. Quoi déjà ?

2017 : une autre année de transition. Mes efforts ont porté leurs fruits. Je quitte mon poste et vais dans une autre direction. De nouvelles responsabilités, du stress, mais je m’épanouis. Le George aussi voit enfin ses efforts récompensés puisqu’il réussit son concours.

2018 : je déménage, ou plutôt mon boulot déménage dès janvier 2018. Je prend de plus en plus mes marques côté boulot. Nous perdons la maman du George, emportée par un AVC foudroyant. Je sens que quelque chose cloche avec le Plumeau. Nous sommes régulièrement convoqués, mais à part nous faire des reproches, et malgré des séances chez la psychologue de la maison parent-enfant qui nous dira juste que notre enfant est très vif et a besoin de s’affirmer, nous resterons, ou plutôt, je resterai sans réponses. Nous concrétisons aussi un autre projet : nous allons déménager pour plus grand et plus loin de Paris.

2019 : Toujours du boulot, même trop jusqu’à friser le burn-out. Toujours des problèmes à l’école. La maison qui se construit puis le déménagement pour le 91. En septembre, c’est l’entrée en CP. Déjà ? Et aussi, les problèmes qui se confirment. Là aussi, j’ai erré médicalement parlant. Et donc juste avant Noël, nous avons eu la réponse : Plumeau souffre de trouble de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Après les 3 lettres de la PMA, ceux sont désormais ces 4 lettres qui vont rythmer notre vie. Je ne suis pas catastrophée. J’ai enfin des mots sur les maux. Je sais enfin qu’on n’agira plus avec des coups d’épée dans l’eau. En vain. Mais j’évoquerai plus longuement le sujet ultérieurement ici.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2020, et une belle décennie à venir. Des bébés pour les PMEttes qui me lisent (peut-être encore). Des projets qui se réalisent. De l’apaisement et de la sérénité. De la Joie. Du recul face aux problèmes que la vie sait si bien semer dans nos chemins. Des rires. La santé.

Publié dans Des choses et d'autres

le DA Klaus sur Netflix avec un drame lié à l’infertilité dedans

L’autre jour, avec le Plumeau, on a regardé Klaus sur Netflix.
Le dessin animé est génial et je recommande.

Cherry on the cake : l’infertilité y est évoquée.
Il y a ce grand panneau de bois censé être la représentation d’une famille mais avec des petites cavités désespéramment vides 😦
L’occasion pour moi de reparler au Plumeau de comment il était venu au monde grâce à l’hôpital car papa et maman étaient comme les personnages à attendre en vain qu’un enfant arrive.
Alors, il m’a dit « et oui, et comme à l’époque, y avait pas d’hôpital, ben, il n’y a jamais eu d’enfant ».

Donc si vous êtes une ex-PMEtte et que vous cherchez l’occasion de parler PMA à votre bout de choux, allez regarder Klaus.

Un dessin animé touchant et drôle.

Publié dans A propos de Positive Attitude, Maman d'un Plumeau

[CHUT ! Les enfants lisent !] Le robot (1ères lectures 100% syllabiques – Larousse)

Avec le démarrage de la lecture, je trouvais que c’était une bonne idée de prouver au Plumeau qu’il pouvait commencer à lire tout seul, mais la plupart des livres pour CP ou lecteurs débutants demandaient déjà un certain niveau comme connaître la plupart des phonèmes complexes tels que « ON », « OI », « OU »,  « IN » etc.

Et c’est fou comme la langue française en est truffée même avec des histoires ultra simples et trois petites phrases par page dans la plupart des livres soit disant pour lecteurs débutants !

Et puis, je suis tombée sur cette collection de petits livres à l’attention des CP avec 4 niveaux en fonction de la progression de la lecture…

Cette collection a été conçue par  deux enseignantes de CP  spécialisées dans l’apprentissage de la lecture.

Plumeau a donc pu lire tout seul son premier livre intitulé le robot. C’est du niveau 1 donc aucun phonème complexe, des mots outils déjà vus en classe et rappelés avant l’histoire, des lettres muettes en gris alors que le reste est en noir. C’est écrit en minuscule mais les lettres sont assez grosses pour le confort des petites lecteurs en herbe (et des mamans avec une belle presbytie !). Il y a aussi les liaisons entre les déterminants et les mots qui sont marqués par un petit arc.

Bref. Je recommande.

Nous venons juste d’attaquer le niveau 2, alors oui, certains phonèmes comme OI n’avaient pas encore été vus (mais c’était une question de jours avant que celui-là ne soit appris en classe). A ce niveau, on passe à plus de lignes par page, et l’histoire est un peu plus longue. C’est vraiment très progressif.

Notre rituel du coucher : un livre de cette collection lu par le Plumeau puis un livre lu par maman.

Si ça vous intéresse, jetez un œil par là : Le robot (premières lectures 100% syllabiques de Larousse)

Publié dans Des choses et d'autres

La fin du Père Noël

Voilà, c’est fait, le môme n’y croit plus et c’est arrivé plus vite que je ne l’aurais cru.

A peine les 6 ans de fêté et déjà l’enfant perd la dernière parcelle d’innocence.

C’est arrivé un soir vers 21h30, l’heure à laquelle le Plumeau excelle à me sortir des phrases ou des questions existentielles (pour échapper au lit dans la chambre éteinte).

« Maman, s’il te plaît, dis moi la vérité sur le Père Noël… Non parce que là je commence à vraiment beaucoup douter ! »

Après plusieurs longues secondes d’hésitation, j’ai fini par primer son besoin de vérité plutôt que la préservation de sa part d’innocence et de merveilleux.

Il y a eu la petite larme, il y a eu le « Mais je voulais tellement y croire au Père Noël ! »…

Voilà le Père Noël c’est fini, maintenant, il sait que ceux sont les parents qui achètent et déposent au pied du sapin.

Publié dans Des choses et d'autres

Un sapin et un WISC…

La RATP, la SNCF, les enseignants et j’en passe font grève, mais pas nous !
Ni d’ailleurs le maître du Plumeau ce qui a bien contrit le fiston…

Les évènements se sont accélérées pour nous la semaine dernière et continueront dans cette lancée pour les deux prochaines semaines.

Le Plumeau a et va avoir pas moins de 4 rendez-vous pour essayer de régler les problèmes.

(Parce que je rappelle, il est toujours collé au tableau en classe, la cible de son maître et de ses camarades à l’exception de ses rares copains, et donc, là, il pratique la politique de « l’élève éteint » en classe ou encore pourrait-on préciser « l’élève mort » histoire de se faire moins remarquer et ça semble fonctionner, même s’il est toujours collé au tableau…)

Hier, donc, il a eu son1er rdv : une neuropsychologue est passée à notre domicile pour lui faire passer un bilan WISC. Je vous laisserai cliquer sur le lien pour saisir la teneur de l’acronyme, mais en gros, elle a mesuré pendant 2h les capacités cognitives du Plumeau et ses capacités de concentration. Nous aurons une restitution avec un bilan le 18/12. Elle m’a déjà évoquée un problème d’attention, et m’a encouragée à poursuivre le développement des fonctions exécutives 😉

Donc, je suis sur la bonne voie.

Reste les 3 autres rdv dont une psychologue ce samedi de qui on m’a vantée les mérites et qui pourra bénéficier de la lumière apportée par la neuropsychologue une fois que nous aurons le bilan.

Pour les 2 autres rdv impliquant le Plumeau, je vous en parlerai plus tard, mais ils pourraient changer radicalement la donne.

Voilà.

Venons-en aux choses plus sympas : le sapin de Noël !

J’ai rêvé depuis longtemps au vrai grand sapin de Noël odorant, mais j’ai dû me contenter d’un mini-sapin aux épines en papier pendant des années.

Depuis hier soir, un sapin de 2 mètres trône dans son séjour. Juste après les tests WISC qui ont demandé un gros effort du Plumeau, la récompense ce fut de le décorer et de placer l’étoile tout en haut !

Cherry in the cake, le copain-voisin du Plumeau nous a prêté main forte ! 😀